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Mon itinéraire
Lisbonne connut son âge d’or au XVème et XVIème siècle. Un tremblement de terre d’une ampleur extrême a dévasté une bonne partie de la ville en 1755. Mais le quartier de Belém, à l’ouest de la ville, nous permet d’imaginer Lisbonne à cette période...
Petit-déjeuner typique
Votre périple ne peut débuter sans un petit-déjeuner à Casa dos Pastéis de Belém, Rua Belém 84/8, où l’on déguste les pastéis de nata, ces petits flans tièdes lovés dans une pâte feuilletée croquante et saupoudrés de cannelle ou de sucre glace.
Cette pâtisserie est incontournable à Lisbonne. Confectionnées depuis 1837, ces douceurs sont les plus célèbres du pays et la recette fut, dit-on, jalousement gardée depuis lors. Mieux vaut y aller de bon matin, pour ne pas faire la queue et pour y croiser des habitués.
Visite du Monastère des Jéronimos
A deux pas de là, vous ne pourrez pas manquer le Monastère des Jerónimos (Mosteiro dos Jerónimos), le saint patron des marins. Joyau de style manuélin (XVIème siècle), du nom du Roi Manuel Ier, commanditaire de l’édifice, il a été mis en chantier après le retour de Vasco De Gama des Indes.
Finesse des ornements, dentelle de pierre aux motifs maritimes et influences mauresques : ce monument soit classé au patrimoine mondial de l’humanité. Dans l’église, les cénotaphes de Luis Camões et de Vasco De Gama. Ne ratez surtout pas le flamboyant cloître (où les dépouilles de Fernando Pessoa ont été transférées à la fin des années 1980).
Le Centre Culturel de Belém
Traversez la rue et vous êtes au Centre Culturel de Belém, construit par les architectes Vittorio Gregotti et Manuel Salgado pour doter Lisbonne d’infrastructures lors de la présidence européenne du Portugal en 1992. Jetez un coup d’œil à la programmation !
Ce complexe accueille depuis juin 2007 le Musée Collection Berardo (Museu Colecção Berardo), musée d’art moderne et contemporain qui possède une collection remarquable (Picasso, Magritte, Warhol…).
L’occasion également de découvrir les artistes contemporains portugais (Lourdes Castro, Helena Almeida, Cabrita Reis, Jorge Molder…).
Dans les parages immédiats, la Tour de Belém (Torre de Belém), un des monuments les plus emblématiques et symboliques du pays, classé également au patrimoine mondial de l’humanité.
Cette majestueuse citadelle édifiée à l’embouchure du Tage en 1515, a miraculeusement été épargnée par le tremblement de terre de 1755. Ce poste d’observation, à l’origine sur une île, était situé sur un emplacement idéal pour guetter les navires ennemis et le retour des caravelles chargées de marchandises précieuses.
Devant le Monument des Découvertes
Postez-vous devant l’imposant Monument des Découvertes, (Padrão dos Descobrimentos), achevé en 1960, et ayez à l’esprit les grands navigateurs portugais, auxquels ce monument rend hommage.
Il symbolise une caravelle prête à prendre le large avec Henri le Navigateur à sa proue et, derrière lui, les figures historiques liées aux découvertes et à la navigation. Là encore, du haut des 52 mètres de ce bloc de pierre, vous pourrez embrasser l’embouchure du Tage d’un seul regard.
Au sol, sur l’esplanade à l’entrée du monument, figurent une gigantesque rose des vents et une carte du monde avec les différentes découvertes maritimes du Portugal. Saviez-vous que les Portugais ont délaissé les « Nouvelles Terres », territoire au large du Québec pour préférer l’Asie, le Brésil et l’Afrique ?
En bateau sur le Tage
Pour finir, une échappée en bateau sur le Tage, « la mer de paille », comme la nomment les Portugais. Toutes les heures environ, un petit ferry part de la gare fluviale de Belém pour rejoindre Cacilhas, sur l’autre rive du fleuve.
L’idéal est d’aller contempler le coucher du soleil à la terrasse d’une gargote postée à l’extrémité d’un quai. Un lieu improbable, isolé, dont le nom exprime à lui seul l’environnement : Point Final (Ponto final) . La vue sur Lisbonne est à couper le souffle !
Mes bonnes adresses
Découvrez ma sélection d'adresses dans la capitale portugaise. Secrets de Lisboète !
Où manger?
10h, petit-déjeuner à la terrasse du Museu de Artes Antigas, Rua Das Janelas Verdes, qui donne sur un petit jardin surplombant les docks d’Alcântara. Commandez uma torrada (épaisses tartines de pain de mie beurrées) et um galão (café au lait). Surtout, prenez le temps d'observer le triptyque de Bosch (La Tentation de Saint-Antoine).
Une tasca (entre le restaurant de quartier et la cantine) :
O Beco – Beco Espírito Santo, 9-11 1100-222 Lisboa
On ne peut pas trouver plus typique que ce restaurant niché au fin fond de l’Alfama. Une des spécialités : le Bacalhau à Brás, de la morue revenue avec des œufs et des oignons, le tout agrémenté d’olives noires.
Un restaurant pour se faire plaisir :
Tavares, Rua da Misericórdia, 37, métro Baixa-Chiado : une institution à Lisbonne. Il s’agirait d’un des plus anciens restaurants du monde, ouvert en 1784. Durant très longtemps, ce fut le lieu de rencontre de l’intelligentsia portugaise. Le jeune chef José Avillez renouvelle fréquemment la carte.
Le cadre est clinquant : dorures et miroirs d’envergures. Ce restaurant propose un menu dégustation en semaine à 37,50 euros pour le déjeuner uniquement.
Pause shopping
Passez à la très belle boutique A vida Portuguesa, Rua Anchieta, 11 : l’artisanat portugais remis au goût du jour dans une ancienne parfumerie-apothicaire. Rapporter une petite collection d’Andorinhas (de majestueuses hirondelles en céramique, réédition d’un symbole de la décoration portugaise du début du XXème siècle) et des jouets en bois très colorés qui proviennent de Barcelos, une ville au nord du Portugal.
Un coiffeur au Bairro Alto pour une coupe à la mode typiquement lisboète !
R. da Bica de Duarte Belo (trottoir de gauche quand vous descendez vers le Tage).
En allant au supermarché du coin, on peut s’approvisionner en victuailles typiques : des tremoços (lupins), du pão de milho (pain à la farine de maïs), de l’huile d’olive douce ou plus acidulée et pourquoi pas de la gelatina : de la gélatine de toutes les couleurs et tutti frutti, les enfants adorent.
Mes bons plans visites
Un organisme propose des visites à thèmes de la ville : www.lisbonwalker.com
A noter : tous les musées et certains sites sont gratuits tous les dimanches jusqu’à 14h.
Mon coup de cœur
Comme Rome, Lisbonne s’étend sur 5 collines. Montez à bord du Tramway 28 et arrêtez-vous de temps en temps depuis les nombreux points panoramiques qui égrènent la ville. O Eléctrico, comme on l’appelle, se faufile à travers d’anciens quartiers qui invitent à la flânerie...
Balade à Alfama
Attrapons le 28 à Alfama, un des plus anciens quartiers de Lisbonne, marqué architecturalement par la présence maure durant près de 400 ans.
Alfama est associé au fado, chansons populaires empruntes de nostalgie (saudade) qui racontent le village et les amours qu’on a dû quitter. Un fort sens communautaire caractérise ce quartier, ses habitants viennent souvent du nord du Portugal, parfois du même village.
Faites un détour au château São Jorge, pour la vue qu’offre le lieu. Aux alentours, de nombreux cafés avec terrasses, dont le mythique restaurant duChapitô, salle de concerts et de spectacles.
Visite du monastère de Saint-Vincent
Un peu plus à l’est du Château, direction le monastère de Saint-Vincent-hors-les-murs (Mosteiro de São Vicente de Fora). Deux cloîtres au charme délicat, une collection d’azulejos du XVIIIème siècle et une série consacrée aux fables de La Fontaine vous attendent religieusement.
Crapahutez jusqu’au sommet... encore une belle vue ! A deux pas de là se tient la Feira da Ladra (Foire de la voleuse) : le marché aux puces, tous les samedis et mardis matin.
Détour par le Panthéon national
Si vous avez le temps, je vous recommande vivement d’aller au Panthéon national, où repose la fadiste Amalia Rodrigues.
Sur les toits pentus, une esplanade domine tout le quartier, sans jamais perdre de vue le Tage. Des chaises sont à disposition, on peut y rester des heures à lire ou à rêvasser.
Le quartier de Baixa
Reprenez le 28 pour déboucher à Baixa, quartier entièrement reconstruit en damier par le Marquis de Pombal, après le séisme de 1755. La place du Comércio est actuellement en chantier, mais à elle seule, cette place est un théâtre à ciel ouvert avec comme ligne de fuite le Tage...
Prenons l’ascenseur en fer de Santa Justa, qui s’élève au-dessus de la ville et allons nous désaltérer à la terrasse du magasin Pollux. Au 9ème étage, vous dégusterez un des cafés les moins chers de Lisbonne, avec une vue superbe sur le quartier de Baixa.
Magasin Pollux - Rua dos Franqueiros, 276 – 00 351 21 881 12 00, ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h
Montée au Bairro Alto
On est reparti : le 28 reprend de l’élan pour gravir les pentes du Bairro Alto (littéralement le quartier haut), le coin des bars et des petits restaurants animés le soir.
Non loin de là : faites un détour par l'Esplanada do Adamastor à Santa Catarina, terrasse à l’ambiance décontractée. La jeunesse lisboète s’y retrouve pour jouer parfois de la musique.
En contrebas, le café le Noo Bai s’impose pour un apéritif. Attention, ouvert en semaine jusqu’à 20h et le vendredi et samedi jusqu’à minuit.
A moins que vous ne préféreriez une adresse un peu plus select : le café de l’hôtel du Bairro Alto, un hôtel haut de gamme où l’on peut juste aller prendre une caipirinha sur des banquettes au dernier étage. Là encore : quel panorama !!
A l’extrémité de la ligne du 28, la Basilica da Estrela et le jardin en face : deux havres de paix et de fraîcheur en été. Pour finir, le cimetière de Prazeres (des plaisirs) : comme au Père-Lachaise, on s’y promène.
Dernière recommandation aux chanceux explorateurs : lunettes de soleil et chaussures de marche à glisser dans son paquetage. Lisbonne est une ville éblouissante et escarpée.
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