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Turquie
Un sentiment très étrange vous envahit en contemplant les eaux du Bosphore, chenal entre deux mers qui traverse Istanbul du nord au sud, de la mer Noire à la mer de Marmara. Ici finit l'Europe, ici commence l'Asie... À cheval sur deux continents, la ville se souvient parfois qu'elle fut la Byzance des Grecs, la Constantinople de l'Empire romain d'Orient et la capitale des sultans ottomans. Et, toujours, « la » ville par excellence : voilà plus de 1 000 ans, les Chinois l'appelaient déjà la « ville des villes ». Quant à nous, une expression ne nous est-elle pas restée pour désigner le faste et le luxe : « C'est Byzance ! » ? Cette cité, à l'abri derrière ses murailles, fut, pour des générations, le lieu même et le symbole de la civilisation. Fabuleuse concentration d'intelligence et de richesse, elle a ébloui l'humanité durant neuf siècles... et il n'est pas sûr que nous en soyons revenus. Istanbul est à la fois une Turquie en réduction et une exception culturelle. Ici, toutes les provinces et tous les métiers se fondent en un grouillement cosmopolite. Ici, pourtant, on rêve d'Europe ; l'archaïque côtoie le moderne. C'est l'Orient (tout) contre l'Occident : un combat de titans et des noces de feu. Les rives du Bosphore se regardent, parfois jalouses, toujours jumelles. Il suffit de passer le pont, comme toujours, pour que commence une nouvelle aventure.
Carte d'identité
- Population : 70 millions d'habitants. 25 % de la population a moins de 15 ans.
- Superficie : 780 576 km² (presque 1,5 fois la France).
- Capitale : Ankara.
- Langues : le turc (langue officielle), le kurde, ainsi que les langues des minorités comme l'arménien, le grec, l'arabe, le laz, le ladino, le bulgare.
- Monnaie : la nouvelle livre turque ( Yeni Turk Liras, YTL).
- Régime : république parlementaire.
- Chef de l'État : Abdullah Gul (issu de la mouvance islamiste, élu en 2007).
- Premier Ministre : Tayip Erdogan (depuis 2003).
- Économie : La Turquie est la 19e économie mondiale avec un produit intérieur brut de 363 milliards de dollars, bien que le revenu national par personne ne soit que de 4 710 dollars (86e rang mondial). L'agriculture occupe 29 % de la population active. L'industrie en emploie environ 23%. L'industrie du tourisme occupe directement ou indirectement 34 % de la population active. Une forte main-d'oeuvre est employée pour la construction des villages de vacances et des hôtels. Aujourd'hui, l'amélioration de la situation économique, au niveau de certains indicateurs, est spectaculaire en Turquie. L'inflation a été réduite à 7,7 % et la croissance économique a atteint 7,6 %. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, notamment en matière de réduction des déficits et de la dette publique. Quant au chômage, il reste un fléau. Il toucherait environ 12 % de la population active si l'on en croit les chiffres officiels. La solidarité de voisinage et familiale permet d'éviter aux plus pauvres de sombrer dans la détresse. Certaines statistiques estiment à 3 millions le nombre de Turcs travaillant à l'étranger.
Avant le départ
Adresses utiles
En France
- Office de tourisme : 102, Champs-Élysées, 75008 Paris. Tél. : 01-45-62-78-68 et 01-45-62-79-84. Fax : 01-45-63-81-05. M. : George-V. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18 h. Internet : www.infosturquie.com.
- Consulats de Turquie : 184, bd Malesherbes, 75017 Paris. Tél. : 01-56-33-33-33. Fax : 01-42-27-58-18. Serveur vocal 24 h/24 : Tél. : 0-892-680-522 (0,34 euros/mn). M. : Wagram. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 13 h. Adresses à Marseille, Lyon et Strasbourg. Internet : www.tcparbsk.com.
En Belgique
- Service tourisme auprès de l'ambassade de Turquie : contacter actuellement l' ambassade, rue Montoyer, 4B, Bruxelles 1000. Tél. : 02-513-82-30. Fax : 02-511-79-51. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 13 h et de 14 h 30 à 17 h. Internet : www.turizm.gov.tr.
- Consulat de Turquie : rue Montoyer, 4 A. Tél. : 02-548-93-40. Fax : 02-512-44-01. Internet : www.turkey.be. Ouvert du lundi au vendredi de 14 h 30 à 16 h 30.
En Suisse
- Office de tourisme : 55, Stockerstr., 8002 Zurich. Tél. : 044-221-08-10. Fax : 044-212-17-49. Internet : www.tuerkei-info.ch. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.
- Consulats de Turquie : 65, Weinbergstr., 8006 Zurich. Tél. : 044-368-29-00. Fax : 044-368-29-19. Autre consulat : 20, route de Pré-Bois, case postale 1901, 1215 Genève. Tél. : 022-710-93-60. Fax : 022-710-93-61. Internet : www.cenevrebaskonsoloslugu.com.
Au Canada
- Ambassade de Turquie : 197 Wurtemburg St, Ottawa, Ontario K1N 8L9. Tél. 789-40-44. Fax : 789-34-42. Internet : www.turkishembassy.com.
Formalité
- Carte d'identité nationale ou passeport en cours de validité pour les séjours n'excédant pas 3 mois. Si vous entrez avec une carte d'identité, la douane vous remet un justificatif que vous devez conserver avec vous en permanence pour le représenter à la sortie du pays.
- Pas de visa, pour les Français, les Suisses et les Luxembourgeois, pour les séjours inférieurs à 3 mois. Visa de tourisme obligatoire (plusieurs entrées) pour les Belges (10 euros) et Canadiens (environ 60 US$ ou 45 euros), délivré à la frontière ou à l'aéroport, valable 3 mois (attention : le visa est beaucoup plus cher si vous vous le procurez au consulat, avant le départ).
- Papiers de voiture : permis de conduire rose à trois volets ou permis international, carte verte d'assurance si la compagnie couvre la Turquie, sinon demander une extension. Assurance du type Europe-Assistance conseillée. Faites-vous préciser par votre compagnie les conditions de votre contrat. Passeport en cours de validité obligatoire pour le propriétaire
- Assurances : ne partez pas sans vous être assuré que vous l'êtes bien !
- Douane : 5 bouteilles de 100 cl 7 bouteilles de 70 cl et une cartouche de cigarettes. Matériel photo amateur accepté en quantité raisonnable.
- Animaux domestiques : un certificat de bonne santé et un certificat de vaccination contre la rage, délivrés par un vétérinaire dans les 15 jours avant la date de départ, vous seront demandés. Vous pourrez faire enregistrer sur votre passeport un chien, un chat, vos poissons rouges, etc.
Avoir un passeport européen, ça peut être utile !
L'union Européenne a organisé une assistance consulaire mutuelle pour les ressortissants de l'UE en cas de problème en voyage.
Vous pouvez y faire appel lorsque la France (c'est rare) ou la Belgique (c'est plus fréquent) ne disposent pas d'une représentation dans le pays où vous vous trouvez. Concrètement, elle vous permet de demander assistance à l'ambassade ou au consulat (pas à un consulat honoraire) de n'importe quel État membre de l'UE. Leurs services vous indiqueront s'ils peuvent directement vous aider ou vous préciseront ce qu'il faut faire.
Leur assistance est bien entendu limitée aux situations d'urgence : décès, accidents ayant entraîné des blessures ou des lésions, maladie grave, rapatriement pour raison médicale, arrestation ou détention. En cas de perte ou de vol de votre passeport, ils pourront également vous procurer un document provisoirede voyage.
Cette entraide consulaire entre les 27 états membres de l'UE ne peut, bien entendu, vous garantir un accueil dans votre langue. En général, une langue européenne courante sera pratiquée.
Carte internationale d'étudiant (ISIC)
Elle prouve le statut d'étudiant et permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spéciaux, assurances de voyage, cartes de téléphone internationales, locations de voiture, navettes d'aéroport…), l'hébergement, la culture, les loisirs ...
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.isic.fr.
Argent
Monnaie, banques, change
- La monnaie : en 2005, la Turquie a mis en place une nouvelle monnaie. La nouvelle livre turque (YTL) et l'ancienne (TL) ont cohabité jusqu'au 31 décembre 2005. Depuis le 1er janvier 2006, les anciens billets et pièces ne sont plus valables. Mais attention, la population continue de parler en millions …
Pour votre info, 1 000 000 TL (ancienne livre turque) = 1 YTL, et fin 2006, 1 euro valait environ 1,90 YTL. Les euros sont acceptés partout, y compris chez de nombreux commerçants et dans les agences de voyages. Inutile donc de les convertir en dollars avant votre départ. Il n'existe pas de limitation pour l'entrée en Turquie de devises étrangères. Le plus simple, ensuite, sera d'utiliser votre carte bancaire, dans l'un des innombrables guichets automatiques.
- Les banques sont ouvertes en général de 8 h 30 (ou 9 h) à 12 h et de 13 h 30 à 17 h du lundi au vendredi, mais elles ne pratiquent plus le change après 16 h 30. Les bureaux de poste effectuent le change à un taux parfois un peu plus avantageux que celui des banques.
- Change :dans les lieux touristiques, vous trouverez de nombreux bureaux de change (Doviz Burosu), généralement ouverts jusqu'à 19 h. Évitez de changer dans les hôtels, les taux pratiqués ne sont vraiment pas intéressants (en dépannage seulement la nuit ou le week-end). Même dans les banques, il y a pratiquement toujours une commission prélevée sur les chèques de voyage et les devises.
- Chèques de voyage : difficiles à changer et, en plus, il y a toujours une commission (qui peut être conséquente !). Demander si elle est calculée par chèque ou sur la somme totale. Bref, mieux vaut partir avec une carte de paiement, et retirer de l'argent selon ses besoins. Si toutefois vous décidez d'en emporter, allez dans les agences de la Turkiye is Bankasi, l'une des rares banques à les accepter, ou tentez votre chance dans les bureaux de change.
- Cartes de paiement :les principales, notamment les cartes Visa et Mastercard, sont généralement acceptées aussi bien pour vos retraits dans les guichets automatiques (avec parfois des instructions en français) que pour vos achats. Attention, chaque retrait ou achat implique des frais bancaires.
Bakchich
Aussi curieux que cela puisse paraître, le pourboire n'est pas réclamé ici comme dans bien d'autres pays, mais il est de coutume de laisser quelque chose au serveur de restaurant (pourboire non compris dans l'addition).
Budget
La vie en Turquie est beaucoup moins onéreuse qu'en France, même si elle affiche une forte tendance à l'augmentation ces derniers temps. Nous indiquons les prix en euros plutôt qu'en livres turques afin de vous donner une idée du budget nécessaire. En pratique, vous trouverez selon la région des prix affichés en euros, dollars, et plus rarement en livres turques.
Hébergement (pour une chambre à deux)
Bien se faire préciser le prix du moment, souvent inférieur au prix affiché près du comptoir, et demander si le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre. N'hésitez pas à négocier une réduction si vous restez plusieurs jours, ou même pour une seule nuit hors saison. Grosso modo, de novembre à mars (sauf pour la période de Noel et du Nouvel An), les hôtels pratiquent souvent des tarifs réduits.
- Bon marché : moins de 25 euros.
- Prix moyens : de 25 à 40 euros.
- Chic : de 40 à 60 euros.
- Très chic : au-delà de 60 euros.
En camping, compter en général 3 pour un emplacement de tente ; un petit supplément pour l'électricité peut être demandé. Attention, pour Istanbul, les fourchettes sont revues à la hausse :
- Très bon marché : moins de 25 euros.
- De bon marché à prix moyens : de 25 à 40 euros.
- De prix moyens à plus chic : de 40 à 60 euros.
- Chic : de 60 à 85 euros.
- Très chic : de 85 à 150 euros.
- Très, très chic : au-delà de 150 euros.
Restaurant (par personne, sans la boisson)
Les régions touristiques (l'ouest de la Turquie, l'Anatolie centrale et la côte de la mer Noire) sont plus chères que l'est du pays, soit deux fourchettes de prix proposées :
- Bon marché : moins de 7 euros (moins de 5 euros pour l'est du pays).
- Prix moyens : de 7 à 12 euros (de 5 à 10 euros pour l'est du pays).
- Chic : au-delà de 12 euros (au-delà de 10 euros pour l'est du pays).
Là encore, pour Istanbul, les fourchettes sont plus musclées :
- Bon marché : moins de 10 euros.
- Prix moyens : de 10 à 15 euros.
- Chic : de 15 à 25 euros.
- Très chic : plus de 25 euros.
Marchandage
Le marchandage ne se pratique pas partout. Il arrive que les prix soient fixes même au Grand Bazar et au bazar égyptien d'Istanbul. Tentez tout de même votre chance. Par définition, dans la plupart des boutiques pour touristes il faut marchander ferme.
Cuisine et boissons
Spécialités
Au fil des siècles, les femmes turques ont mis au point une cuisine inventive et riche. De plus les Turcs, étant à l'origine nomades, durent adapter leurs recettes aux circonstances et aux lieux. Leur cuisine s'est vue influencée, entre les XVe et XXe siècles, par celles des pays conquis par l'Empire ottoman. La cuisine turque est avant tout basée sur la fraîcheur des produits.
- En entrée, les soupes turques (çorba) réveilleraient un bataillon de janissaires. La soupe aux tripes, excellente, est servie dans des endroits spéciaux. C'est un remède très efficace contre la gueule de bois.
- Les hors-d'oeuvre sont groupés sous le nom de mezze.
- D'autres légumes sont marinés ou cuits à l'huile d'olive : très recommandés, sauf à ceux qui ont le sommeil léger.
- Le riz et le bulgur (blé concassé) sont souvent utilisés pour accompagner les plats de résistance. Le bulgur est l'aliment de base des Anatoliens.
- Plutôt qu'en ragoût, consommez la viande en kebap, servie avec du pain matelassé (pide) et du piment (biber).
- Le guve çest une sorte de ragoût avec des morceaux de mouton, de boeuf, de poulet ou de crevettes qui a mijoté dans un plat en terre cuite fermé hermétiquement.
- Dans les restos de poissons, vous hésiterez entre rouget (barbunya), mulet (kefal), turbot (kalkan), bar (levrek) ou une sorte de bar (lufer), thon (palamut), maquereau (istarvit), homard (istakoz), crevettes royales (karides), mérou ( tranç), espadon (kiliç) et daurade (çupra).
- Les pide sont des sortes de pizzas, garnies de viande, ou de fromage, avec des oignons. Très répandues et pas chères.
D'autres gourmandises vous attendent :
- Iahmacun, petite pizza ronde et épicée qu'on trouve un peu partot. Prix dérisoire.
- Gozleme, immenses galettes fourrées au fromage (peynir), aux épinards, aux pommes de terre ou à la viande hachée. Pas cher du tout.
- Simit, petite couronne de pain au sésame. Délicieux petit snack pour trois fois rien.
- Pogaça, chaussons fourrés au fromage, à la viande, aux épinards, aux pommes de terre ou nature.
- Manti, raviolis à la turque.
- Le pain turc est un véritable délice. Il est servi en épaisses tranches superposées.
- Le pays compte d'innombrables fromages, mais le plus populaire est le beyaz peynir, de la famille de la feta.
Les fruits sont bien meilleurs qu'en Europe du Nord. Ne vous en privez pas, ils sont délicieux.
Les pâtisseries se dégustent à toute heure, mais pas forcément après le repas. Vous trouverez des pâtisseries orientales et d'autres " alafranga".
Boissons
- Le café : ce sont les Ottomans qui ont donné à l'Europe le goût du café. Même si le café est toujours très apprécié en Turquie, il est beaucoup moins consommé que le thé. Quand l'Empire ottoman a perdu la province du Yémen, il a perdu du même coup le café. Produit d'importation, il devient inabordable pour les classes moyennes.
- Le thé : boisson nationale, le thé est une production locale de la région de Rize, au bord de la mer Noire. C'est le çay, le verre de l'amitié, souvent apporté, tout chaud, par les gamins d'une maison de thé voisine.
- Les jus de fruits : excellents, ils ont aussi l'avantage d'être variés : à la pêche, à l'orange, à la griotte, au raisin, à l'abricot.
- Boza : cette boisson d'un jaune pâle, et de consistance crémeuse, est fabriquée à base de millet légèrement fermenté. On en boit seulement en hiver.
- Salgam suyu : Spécialité de la région d'Adana, au sud. C'est en fait du jus de navet rouge, acide et très salé. C'est aussi surprenant que rafraîchissant. On en trouve désormais partout en Turquie.
- Sahlep : boisson blanchâtre préparée à base de racines d'orchidées, le salep ne se boit qu'en hiver. On peut aussi le trouver en paquet à préparer (facilement) soi-même. On peut le boire au lait (meilleur quand on n'a pas l'habitude) ou simplement à l'eau. Il se sert chaud, saupoudré de cannelle. Il remplace de loin le chocolat chaud des soirées d'hiver. Attention toutefois si vous l'achetez aux vendeurs ambulants, il est bouillant et vous risquez de vous brûler.
- Ayran : boisson très rafraîchissante à base de yaourt, d'eau et de sel. Il accompagne les viandes et les légumes à l'huile. On le vend dans la plupart des restaurants et dans les magasins, au détail ou conditionné
NE BUVEZ JAMAIS L'EAU DU ROBINET, même si l'on vous assure qu'elle est potable. Ne consommez que de l'eau en bouteille
- Le vin : une espèce de monopole tenu par Kavaklidere empêche de goûter aux meilleurs vins de Turquie, qui sont rares dans les restaurants. Les régions d'Izmir et de toute la côte égéenne produisent de bons vins.
- La bière : la bière turque est bonne et peu chère. Elle est servie à la pression ( fiçi bira), et souvent accompagnée d'amuse-gueule. On la trouve aussi en bouteilles, parfois consignées, ou en boîtes métalliques. La plus connue est l' Efes Pilsen.
- Le raki : autre boisson nationale après le thé, le raki est le cousin de l'ouzo grec. Il est anisé, fabriqué à base de raisins secs noirs (parfois de prunes) et affiche 45 ° C.
Culture
Danse et musique
La diversité raciale, l'isolement géographique des villages, les multiples influences ethniques et traditions culturelles ont engendré un folklore riche et varié
Les danses
- Les Anatoliens pratiquent des danses folkloriques à maintes occasions : naissance, circoncision, mariage... Lors des fêtes nationales, on peut souvent voir les écoliers danser. Des festivals sont organisés de plus en plus fréquemment.
- Autres danses, d'origine mystique : celles des derviches Bektasi et des derviches tourneurs.
La musique
Chez les Turcs, la musique fait partie intégrante de la vie. On en distingue deux principales : la musique populaire et la musique classique :
- Musique populaire : citons le saz, ce luth à long manche très apprécié et encore très répandu en Turquie. Il accompagne les asik (bardes), littéralement amoureux. De nos jours, vous entendrez souvent cet instrument, ou le zurna-davul (cousin de la bombarde accompagné d'un grand tambour à deux bâtons), à l'occasion des fêtes, mariages, etc.
- Musique classique : pour ne parler que d'un instrument, citons le ney (flûte en roseau) au timbre profond. Cette musique prend sa source dans la musique mystique comme celle des mevlevi (derviches tourneurs) que l'on peut entendre à Istanbul, le dimanche en saison et à Konya en décembre à l'occasion d'un festival.
- Ne négligeons pas non plus la musique gitane qui anime souvent les soirées du Cicek Pasaji (passage aux Fleurs) à Istanbul, la musique arabesk écoutée surtout dans les taxis et les autobus, née du métissage des musiques arabe et turque et qui est aujourd'hui prépondérante.
Médias
Journaux
On trouve les principales publications étrangères dans tous les quartiers touristiques. La presse française est assez bien distribuée, moins cependant que la presse allemande et anglophone. Le Turkish Daily News est un quotidien turc, assez répandu, qui donne, en anglais, des nouvelles du monde entier. Une bonne vingtaine de quotidiens, pour la plupart basés à Istanbul, se partagent le marché de la presse nationale, concentrée au sein de quelques puissants groupes de presse.
Télévision
Le paysage audiovisuel turc a connu un bouleversement dans les années 1990, avec une véritable explosion du nombre de chaînes. Alors que la première chaîne privée n'a commencé à émettre qu'en 1989, il existe aujourd'hui près de 300 chaînes dont 24 nationales, 16 régionales et 216 locales, pour la plupart privées, et 3 chaînes d'information continue, NTV, CNN Turk (une joint-venture avec la CNN américaine) et France 24.
Le marché turc de la télévision est aujourd'hui dominé par quelques grands groupes de médias qui possèdent les cinq principales chaînes nationales du pays ( ATV, Canal D, Interstar, Show TV et TGRT).
Radio
Plus de 1 000 radios émettent en Turquie, diffusant en majorité de la musique anglo-saxonne et même parfois... française.
Pour ce qui est de l'actualité, TRT-3 diffuse sur la bande FM des bulletins d'information en français, en anglais et en allemand.
Figures
- Mustafa Kemal, dit Ataturk (1881-1938) : de formation militaire, Atatürk entre dans le service actif en 1905. Ayant participé à tous les conflits qui ont secoué la fin de l'Empire ottoman, il prend la tête d'un mouvement qui proclame la République turque le 29 octobre 1923. Il en devient le premier président et impose à son pays des réformes sans précédent, qui propulsent la Turquie dans la liste des États modernes.
- Nazim Hikmet (1902-1963) : il est considéré comme l'un des plus grands poètes du XXe siècle. Hikmet rejoint la résistance turque lors de la guerre d'indépendance, après le démantèlement de l'Empire ottoman. Il part pour Moscou en 1921 pour des études universitaires où il est fortement influencé par le poète russe Maiakovski. À son retour en Turquie en 1928, il est condamné en raison de son appartenance au régime communiste. Régulièrement poursuivi, il s'exile en 1951. Il séjourne alors à Moscou, Cuba et Paris, où il rencontre ses amis Eluard et Aragon. Une grande partie de son oeuvre a été traduite en français, et même chantée par Yves Montand et Mouloudji, entre autres.
- Yasar Kemal (1922) : un des écrivains les plus connu de Turquie et sûrement le plus lu à l'étranger. Il publie en 1955 Mehmet le Faucon, qui devient un immense succès, rapidement traduit dans de nombreuses langues. L'essentiel de son œuvre se trouve en librairie en français, dont son dernier roman, Regarde donc l'Euphrate charrier le sang, paru en 2004. Il tire son inspiration des légendes populaires et des récits des milieux ruraux. Sa prose poétique et exaltée rappelle la tradition orale des conteurs et des musiciens ambulants.
- Abidine Dino (1913-1993) : grand intellectuel, écrivain et peintre, ambassadeur de la culture turque à Paris aux côtés de sa femme Guzine. Après avoir fréquenté l'atelier de Picasso et côtoyé les surréalistes français, il a peint des tableaux poignants, notamment Hiroshima et les Fleurs du sang. Abidine s'est éteint à Paris, où il a passé une grande partie de sa vie, en exil.
- Orhan Pamuk (1952) : écrivain contemporain turc mondialement reconnu. Très populaires dans son pays, ses livres - La Maison du silence (1988), Le Livre noir (1996), Le Château blanc (1999), La Vie nouvelle (2000) - ont été traduits dans une vingtaine de langues. La confrontation entre Occident et Orient est un thème récurrent de son oeuvre. Son dernier livre, Neige, a reçu le prix littéraire Médicis. Orhan Pamuk a reçu le prix Nobel de littérature en octobre 2006.
- Yilmaz Guney (1937-1984) : acteur et réalisateur populaire, le Robin des Bois turc, appelé aussi le « Roi Laid », prenait la défense des faibles au travers de ses films. Il a reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1982 pour son film Yol (La Permission) dont il avait écrit le scénario, réalisé par des amis metteurs en scène alors qu'il purgeait une peine de 18 ans en prison pour avoir tué un juge. Il s'évade en 1981 et se réfugie à Paris.
Géographie et climat
Climat
La Turquie, c'est l'Asie, donc il fait chaud en été. En revanche, le climat d'Istanbul, à la même latitude, n'a rien à voir avec celui de Naples. Istanbul connaît un été chaud et humide, quelque peu étouffant parfois.
Sur la mer Égée et la Méditerranée, même climat qu'en Grèce, voire plus chaud sur la côte sud, alors que la côte nord, vers les détroits, est bien plus arrosée (d'où les cultures).
Sur les plaines proches de la Syrie (Antakya, Gaziantep, Harran, Mardin...), c'est carrément la fournaise en été
L'Anatolie centrale a son propre climat, continental et semi-désertique, ce qui en fait une terre d'élevage extensif. À 900 m d'altitude, cet immense plateau bénéficie d'un été chaud mais sain, avec des nuits fraîches. À l'est, la steppe fait place à de hauts pâturages, entourés de montagnes. Autres havres de fraîcheur, les monts du Taurus au sud, les contreforts du Caucase et la chaîne pontique, au nord. Climat presque tropical et végétation luxuriante sur les rivages de la mer Noire.
L'hiver, le climat de la côte est doux et assez pluvieux. Istanbul offre à cette saison un petit crachin très rafraîchissant et quelques jours de neige. À l'intérieur, il fait froid. En Anatolie orientale, les hivers sont longs et rigoureux, les températures pouvant descendre jusqu'à - 30 ° C. La fine couche de neige qui couvre les régions désertiques rend le paysage merveilleux. Attention à ne pas être bloqué par les congères : jusqu'en mai et à partir d'octobre.
Quand y aller ?
Les mois de mai, juin, septembre et octobre sont incroyablement moins bondés que juillet et août. Les prix sont bien plus bas et les gens moins dépendants au tourisme.
Qu'emporter ?
Cela dépend, bien entendu, de la saison de votre voyage. Des vêtements de coton légers pour l'été sont indispensables, sans oublier cependant d'y adjoindre un bon pull-over. On trouve sur place des vêtements bon marché qui peuvent dépanner en cas de besoin. En revanche, il est indispensable de partir avec de bonnes chaussures de marche.
Géographie
À cheval sur deux continents
La Turquie est un des seuls pays au monde à cheval sur deux continents. La Thrace orientale ( Trakya) est la partie européenne de la Turquie et représente 3 % du territoire national. La Maritza ( Meriç) marque la frontière avec la Grèce et au nord, la Bulgarie. L'Asie Mineure ou Anatolie ( Anadolu) forme le reste du territoire turc qui s'étend sur 780 000 km2. L'Anatolie occidentale et centrale est formée de hauts plateaux d'une altitude moyenne de 1100 mètres. Elle est séparée de l'Anatolie orientale (Mésopotamie, Cilicie, Karamanie) par la chaîne du Taurus ( Toros Daglari) qui culmine à 4135 mètres. Au nord, la chaîne se dédouble pour former l'Anti-Taurus, dont l'Ararat biblique est le plus haut sommet de Turquie (5137 mètres). Cette chaîne marque aussi les frontières avec la Géorgie, l'Arménie et l'Iran. Les plaines de Mésopotamie aboutissent en Irak et en Syrie.
Quatre mers baignent la Turquie avec plus de 7000 kilomètres de côtes parfois très découpées :
- La mer Noire au nord ( Karadeniz) a un littoral peu découpé dominé par la chaîne pontique. Une découverte en mer en septembre 2000 de restes humains de plus de 9000 ans laisse à penser aux spécialistes que la mer Noire a pu être le site de l'épisode biblique du Déluge.
- La Méditerranée ( Akdeniz) dont la côte s'étend de l'ancienne Lycie au Hatay ou région d'Antioche, en passant par l'antique Pamphylie. C'est la fameuse côte "turquoise" dont les eaux sont d'une limpidité étonnante.
- La petite mer de Marmara avec ses détroits (Bosphore et Dardanelles), marque les limites géographiques de l'Europe et de l'Asie.
- La mer Égée ( Ege) a la côte la plus longue et la plus découpée (2800 km). Du collier d'îles qui s'égrène le long des côtes égéennes, seules Gokçeada (Imros ) et Bozcaada (Ténédos) appartiennent à la Turquie, toutes les autres ont été laissées à la Grèce lors du démantèlement de l'Empire. Ouvertes au tourisme depuis une douzaine d'années, ces îles sont un vrai petit coin de paradis.
Orient ? Occident ?
Un vieux dilemme. La géographie ne l'a pas tranché. Il y a donc peu de chances que vous y parveniez. La meilleure solution est de laisser tomber et de faire comme les Turcs : vivre à cheval sur les références. Ce n'est pas toujours reposant, du moins pour eux.
Les Turcs sont parfois blonds aux yeux bleus. Parfois, ils ont des yeux bridés de Mongols arrivant tout droit d'Oulan-Bator. Les femmes se promènent en minijupe ou enfouies dans des çarsaf (tchador) noirs. Dans les cafés, les narghilés côtoient les lecteurs DVD... Traditions et modernisme se mélangent, avec des tiraillements de tous côtés.
Entre deux continents, il n'est pas toujours besoin de choisir. La preuve, la Turquie est le seul pays musulman à faire partie de l'OTAN. Depuis décembre 1995, la Turquie fait partie de l'Union douanière européenne et le 3 octobre 2005, se sont ouvertes les négociations d'adhésion à l'Union Européenne.
Hébergement
Avec l'instabilité économique qui règne dans le pays, beaucoup d'établissements pratiquent des prix en euros ou en dollars, donc le tarif peut fluctuer en fonction du taux de change.
Petits hôtels et pansiyon
Ce sont les plus nombreux et souvent les seuls que vous trouverez. Le plus souvent, dans les pansiyon, la facture est établie en fonction du nombre de personnes et non d'après la taille de la chambre. Faites-vous préciser à l'avance les modalités. On peut y loger à partir de 12
Les pansiyons restent pour le routard le meilleur moyen de se loger. Dans de nombreuses adresses que nous indiquons, vous rencontrerez fatalement beaucoup de Français !
Dans ces petits hôtels, un certain nombre de faits sont parfois surprenants :
- La douche n'est souvent qu'un simple robinet muni d'un baquet.
- Le lit double est rare.
- Le commutateur électrique peut se trouver à l'extérieur de la chambre.
- Les portes sont parfois vitrées (dépolies) dans la partie supérieure (une serviette de toilette et quatre punaises sont utiles dans ce cas).
- Avant d'accepter une chambre d'hôtel, vérifiez la propreté des draps et la fermeté du matelas. L'hôtelier ne s'en offusquera guère.
- Si vous voyagez en couple fille-garçon, n'hésitez pas à dire que vous êtes mariés. Portez même un anneau façon alliance.
- Si vous n'aimez pas être réveillé le matin à 5 h par le muezzin, au cas où vous logez près d'une mosquée, pensez aux boules Quiès.
- Méfiez-vous des pansiyon qui affichent eau chaude en permanence. Cela n'est valable que s'il y a du soleil pour alimenter les panneaux solaires. Il est donc préférable de prendre sa douche à 17 h plutôt que le matin.
- Ne jamais laisser son passeport ou sa carte d'identité à la réception. Les montrer pour remplir sa fiche et les reprendre. Il existe un véritable trafic avec les pays de l'Est. Etre vigilant.
Hôtels de charme
Les hôtels de charme sont des hôtels aménagés dans de vieilles maisons restaurées où un effort a été fourni pour garder, grâce au décor, une ambiance traditionnelle, ottomane ou rétro, tout en intégrant un certain confort.
Hôtels classiques
Pour les plus fortunés, la structure hôtelière récente et moderne est très bien adaptée, principalement sur la côte égéenne, la côte méditerranéenne, en Cappadoce et à Istanbul.
Pour avoir à peu près l'équivalent du confort hôtelier français, vous supprimez une étoile pour la Turquie (bien que les hôtels récents soient conformes aux standards français).
Campings
Vu le prix pratiqué par la plupart des petites pensions, les campings n'offrent pas un grand intérêt, sauf pour ceux qui voyagent en camping-car.
Cependant, les municipalités de beaucoup de villes ont aménagé des terrains de camping (kamp en turc) à la sortie des agglomérations où pour un prix modique, vous y trouverez un certain nombre de facilités (toilettes, eau, douches, alimentation, etc.). Malheureusement, ces terrains sont rarement propres, souvent excentrés et peu ombragés .
Une solution de dernier recours consiste, dans les petits villages ou dans les bourgades, à camper dans le jardin de l'école, de la gendarmerie ou dans le jardin d'un particulier : l'autorisation est facilement accordée. Le camping sauvage est vivement déconseillé, surtout dans l'Est de la Turquie.
Il est difficile de se procurer des cartouches de gaz ( tupgaz). Si vous trouvez un magasin qui en vend, achetez-en deux tout de suite.
Logement chez l'habitant
Il est peu pratiqué mais du fait de la renommée du sens de l'hospitalité des Turcs, il vous arrivera peut-être d'être invité dans leurs propres foyers. Ne refusez pas, ils pourraient être vexés.
Santé et sécurité
Santé
Peu de risques sanitaires particuliers. Les hôpitaux publics manquent souvent de moyens mais on voit de plus en plus de cliniques privées très modernes, surtout dans les grandes villes et les villes touristiques.
Recommandations
Il existe en Turquie un risque relativement important d'hépatite A, d'amibes, de typhoide et autres maladies transmises par l'eau et l'alimentation. En conséquence, il est recommandé d'adopter les règles alimentaires universelles, même si l'on peut se permettre de les appliquer moins rigoureusement qu'en Afrique noire ou en Inde. Ne jamais boire l'eau du robinet, proscrire les glaçons, éviter les crudités et faire une chasse absolue à tout aliment qui aurait pu être congelé (pannes d'électricité fréquentes : congélation-recongélation). Pour le confort intestinal, évite, si l'on n'y est pas habitué, les plats trop riches en sauces lourdes et épicées. Éviter aussi les moules fourrées au riz vendues dans des stands en plein air, surtout à Istanbul ; elles sont lavées dans l'eau polluée du Bosphore.
Médicaments
On peut trouver à peu près tous les médicaments indispensables en Turquie, délivrés sans ordonnance : inutile de partir avec une pharmacie ambulante. Emporter une crème solaire d'indice élevé, surtout pendant l'été, car le soleil cogne très fort dans tout le pays ; se méfier tout particulièrement du soleil des plateaux.
À noter qu'il existe un peu de paludisme dans le sud-est de l'Anatolie ; mais on n'a jamais vu de voyageur l'attraper.
Les moustiques en Turquie ne sont guère plus virulents qu'en France, mais prévoyez tout de même un produit répulsif, et une crème en cas de piqûre, surtout si vous partez avec des enfants en bas âge. Soyez rassuré, si vous êtes piqué, vous n'aurez rien d'autre qu'un classique petit bouton !
Vaccinations
Aucune vaccination n'est administrativement exigée. Les vaccinations « universelles », recommandées en France, sont évidemment d'autant plus utiles en Turquie : diphtérie-tétanos-polio, hépatite B. Si vous avez entre 15 et 50 ans, si vous n'avez jamais fait de jaunisse dans l'enfance et que vous n'êtes pas un habitué des pays étrangers, la vaccination contre l'hépatite A est recommandée. Pour les séjours longs et ruraux, les vaccinations contre la fièvre typhoide et la rage sont conseillées.
Femmes et sexualité en Turquie
L'incompréhension caractérise trop souvent les relations entre les touristes occidentales et les hommes turcs. Les unes et les autres ont une approche stéréotypée, fondée en partie sur des mythes et des clichés, en partie sur la réalité. Celles-ci pensent que le Turc est prêt à bondir sur chaque représentante du sexe féminin pour peu que sa peau soit blanche et laiteuse. Ceux-là sont convaincus que la femme occidentale est une proie facile, experte en la matière et, qui plus est, de toute petite vertu... d'où bien des malentendus.
Et pourtant, s'il est vrai que les hommes turcs sont plutôt machos, il n'est pas si difficile de composer avec eux. Évitez de regarder dans les yeux le grand moustachu qui prend son café à la même terrasse que vous. Une alliance bien visible peut aussi décourager certains hommes entreprenants.
Attention aussi à l'hommage parfois pesant de certains hôteliers aux routardes seules. Évitez de sortir la nuit à Istanbul dans certains quartiers chauds. Les quartiers de Beyazit et Aksaray sont déconseillés la nuit à cause de la prostitution originaire de pays balkaniques. À ce phénomène, les Turcs ont donné le nom de « Natacha », probablement parce que c'est le prénom féminin le plus commun de ces régions ! À la piscine, aux bains de mer et dans la foule, sachez vous frayer un passage parmi les mains baladeuses : des vêtements amples et bien couvrants limitent les tentatives.
Dangers et enquiquinements
La Turquie est sûrement moins dangereuse que certains autres pays d'Europe. Les grandes villes turques ne connaissent pas l'insécurité de Rome, Paris ou Londres, même si, comme dans beaucoup d'endroits du monde, elles doivent faire face à une augmentation de la petite délinquance, surtout le vol à l'arraché
Auto-stop
Les routardes seules ou en groupe éviteront de faire du stop.
Payez au chauffeur le même montant que vous paieriez dans un dolmus (taxi collectif) , dans le cas où l'on vous réclamerait de l'argent.
Drogue
La culture de l'opium, destiné aux labos pharmaceutiques, est sous le contrôle de l'État. Attention, les dealers sont tous de mèche avec la police. Vous voilà prévenu. Méfiez-vous à Istanbul dans le quartier de Sultanahmet. Le risque est grand et les peines sont lourdes.
Marchands de sable
L'histoire est toujours racontée de la même manière par les victimes. Elles se font aborder par des francophones, souvent d'origine nord-africaine, et ils se retrouvent ensemble dans un café. Prétextant de faire goûter un truc de chez nous, ce nouvel ami saupoudre la boisson ou le baklava de Rohypnol, un hypnogène très puissant. Dans la demi-heure qui suit, les victimes tombent pratiquement dans le coma. Au réveil, on leur a tout pris : argent, papiers, bijoux...
Antiquité
Il est formellement interdit de sortir du territoire turc des objets de plus de 100 ans. Les autorités sont particulièrement vigilantes en ce qui concerne les objets archéologiques.
Contrefaçons
Au même titre que le Maroc, la Tunisie et plusieurs pays de l'Asie du Sud-est, la Turquie est l'un des premiers producteurs mondiaux d'articles contrefaits.
Le seul problème est que ces objets de luxe sont des imitations interdites en France et qui vous vaudront une amende sévère à la douane.
Sports et loisirs
Sport
Les Turcs sont fous du foot. Le soir, ils se défoulent à la lumière des réverbères sur des terrains miniatures au revêtement synthétique, avant d'aller siroter quelques verres de raki. Ce foot de rue se joue en plein air en équipes tronquées de 6 ou 7 joueurs.
Chaque grande victoire, nationale ou internationale, donne lieu à des explosions de joie générales. Les bateaux donnent de la sirène, les automobilistes klaxonnent à qui mieux mieux et tout le monde se retrouve dans la rue, fanion à la main. Ce fut le cas lors de la coupe du monde de 2002 avec la 3e place remportée par l'équipe turque qui fit la fierté de tout un peuple. Quatre équipe se disputent la palme au niveau national : Galatasaray (jaune et rouge), Fenerbahçe (bleu et jaune), Besiktas (noir et blanc) et la seule équipe non-stambouliote, Trabzonspor (bordeaux et bleu).
Musées, sites et monuments
Il est bon de se renseigner à l'avance (à l'hôtel ou à l'office du tourisme) sur les heures d'ouverture ou de fermeture des musées et des sites. Les horaires sont parfois assez fantaisistes et changeants suivant la saison. Les musées sont généralement fermés le lundi mais il y a des exceptions.
Navigation de plaisance
La côte turque est exceptionnelle pour la navigation de plaisance, surtout entre Kusadasi et Antalya. La plus classique des croisières est la Croisière Bleue (Mavi Yolculuk) le long de la côte égéenne ou méditerranéenne. Cette croisière peut s'effectuer en gulet (un caique en bois) ou en bateau à voile, en général au départ de Kusadasi, Bodrum, Marmaris ou Antalya. En gulet, vous serez accompagné par une équipe à bord ; en bateau à voile, vous pouvez louer avec ou sans équipage. De nombreuses agences proposent ces croisières.
La meilleure saison pour la navigation de plaisance en mer Egée comme en Méditerranée se situe de mai à octobre.
Nature et aventure
Depuis quelques années, le tourisme sportif se développe en Turquie.
Le trekking se pratique à travers tout le pays et surtout en Cappadoce, dans le Taurus et les monts du Kaçkar près de la frontière géorgienne.
Le kayak de mer se pratique autour de Kas et près de Marmaris dans la baie de Hisaronu, le rafting sur les rivières de Dalaman, Koprulu près de Manavgat, et Kizilirmak près d'Avanos, le canyoning à Saklikent près de Fethiye.
La Cappadoce se prête à merveille à la chevauchée et aux randonnées à VTT. Vous pouvez flotter en parapente au-dessus du lagon d'Oludeniz près de Fethiye, faire du ski alpin à Uludag près de Bursa ou à Kartalkaya entre Istanbul et Ankara, ou encore faire des randonnées en raquettes en Cappadoce.
Traditions
Artisanat
C'est LE pays du petit commerce : si vous demandez à un Turc son métier, il y a de grandes chances pour qu'il vous réponde : « commerçant »
- Les tapis : Il existe quatre différents types de tissage, tous faits à la main : le kilim, le cicim (djidjim), le sumak (soumak) et le hali (tapis au point noué).
- Le narghilé (nargile) : si vous voulez rapporter un narghilé pour décorer, prenez n'importe lequel. Si vous en voulez un pour fumer, refusez les tuyaux en plastique qui risquent de se percer et prenez-en un dont le vase d'eau est transparent : on voit mieux où se trouve la fumée et c'est plus facile au début.
- Les pipes en écume de mer : Comme son nom ne l'indique pas, cette écume de mer se trouve dans le sous-sol d'Asie Mineure. Les pipes sont faites à Eskisehir, à 240 km d'Ankara. On peut voir les artisans au travail en cherchant bien... mais la ville, en elle-même, n'est pas très intéressante.
- L'onyx : les vraies fabriques d'objets en onyx (qui, d'ailleurs, ne vendent pas au détail) sont à Ankara et à Kirsehir et Hacibektas en Cappadoce.
- Les épices : les acheter au Bazar Égyptien à Istanbul : Aci biber, piment rouge très fort, en poudre ; Tatli biber, piment rouge doux en poudre ; Yaprak biber, piment rouge concassé ; Sumak, épice violette en poudre plus ou moins fine, provenant d'une racine ; Kimyon : c'est le cumin bien connu. Le vrai safran est constitué par le seul stigmate prélevé sur la fleur d'une variété de crocus.
- Les cuivres : partout en Turquie, vous découvrirez de beaux objets en cuivre travaillés, comme autrefois à la main. Originaires de Malatya, dans l'est du pays, vous en verrez beaucoup aussi du côté d'Urfa, de Diyarbakir et de Gaziantep, ou bien les vieux quartiers de la haute ville d'Ankara, au-dessus du musée des Civilisations anatoliennes (Anadolu Medeniyetleri Müzesi).
- Les antiquités : leur commerce et leur exportation sont rigoureusement interdits en Turquie. Peine de prison pour l'acheteur, mais aussi pour le vendeur.
- Les poteries et les céramiques : il y a deux centres de poterie en Turquie, Avanos en Cappadoce et Kütahya près d'Istanbul, où les artisans produisent des céramiques intéressantes, utilisant des motifs anciens datant de l'époque ottomane. Les céramiques sont vendues dans toute la Turquie.
- Les instruments de musique : c'est surtout pour les instruments orientaux qu'on s'y intéressera. L' ud (luth oriental), le saz (luth long), le darbuka (tam-tam) et le ney (flûte oblique en roseau utilisée par les derviches). Les cymbales sont également faites à la main et trois marques sont connues mondialement : Istanbul, Bosphorus et Zildjian).
- Les bijoux : les deux principaux centres de fabrication sont Istanbul et la région de Mardin dans l'est du pays. Par tradition, ce sont les Assyriens, les Arméniens et les Juifs qui tiennent toute la chaîne (!), de la fabrication à la distribution.
L'or est de bonne qualité et souvent façonné à la main, ce qui n'existe quasiment plus dans le reste de l'Europe. Il est vendu au poids et tous les jours le cours est dans le journal. Les bijoux en argent ne sont pas aussi répandus.
- Les vêtements : choix considérable de vêtements de toutes sortes à des prix défiant toute concurrence ; principalement en ce qui concerne les vêtements d'été
Derviches tourneurs ( Mevlevi)
Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans. Leur nom a pour origine le mot persan darwich qui signifie pauvre. Fondé par le poète mystique Djaläl al-Dïn al-Rümï (surnommé Mevlana, notre maître) au XIIIe siècle, l'ordre soufi de Mevlevi, appelé communément derviches tourneurs, n'est présent aujourd'hui que dans deux villes : Konya et Istanbul.
Fêtes, jours fériés
Les fêtes les plus importantes sont celles du Sucre et du Mouton.
- Tous les ans, la fin du ramadan se fête dignement par une fête du Sucre qui dure 3 jours (Seker Bayrami. La coutume veut qu'on s'habille de neuf.
- 70 jours après a lieu la fête la plus importante pour les musulmans : la fête du Sacrifice (Kurban Bayrami) ou fête du Mouton. Elle commémore le sacrifice d'Abraham qui, s'apprêtant à offrir son fils à Dieu, vit s'approcher de lui à l'ultime minute un bélier “envoyé du ciel”, ce qui lui permit d'épargner son fils.
Très nombreuses sont aussi les fêtes traditionnelles ou laiques qui ponctuent la vie du pays et deviennent des jours fériés :
- 1er janvier: Ataturk ayant adopté le calendrier romain.
- 23 avril : fête de la Souveraineté nationale et des Enfants pour commémorer la constitution du gouvernement d'Ankara en 1920.
- 5 et 6 mai : naissance du Printemps . La plus importante des fêtes traditionnelles. Cet événement se déroule dans les campagnes. À cette occasion les femmes formulent des voeux, tressent des couronnes et préparent des offrandes.
- 19 mai : fête de la Jeunesse et du Sport , ainsi que commémoration de l'Appel à la défense de l'unité nationale, par Ataturk à Samsun, le 19 mai 1919. Nombreuses parades.
- 30 août : fête de la Victoire. Celle des Turcs sur les Grecs en 1922.
- 29 octobre : fête de la République proclamée en 1923.
Hammam
On l'appelait autrefois le bain turc. Pas étonnant donc qu'on en trouve dans presque toutes les villes de Turquie. Le hammam ( hamam en turc) est divisé en deux parties : l'une pour les femmes, l'autre pour les hommes ; sinon, des horaires différents sont pratiqués pour les femmes et les hommes dans le même hammam.
Harem
Une institution islamique et un fantasme occidental. Mais la réalité n'était pas toujours aussi fantastique qu'il y paraît. Une véritable discipline militaire régnait au harem d'Istanbul, sous la houlette de la reine-mère, la valide, et du chef des eunuques, l' agha. Même le sultan, ombre de Dieu sur la terre, ne faisait pas tout ce qu'il voulait en son harem.
En arabe, harem signifie interdit, réservé. Cette partie du palais était strictement interdite aux hommes, à l'exception du sultan. L'institution n'a pris fin qu'en 1909 quand le sultan Abdulhamit II a été déposé
Les religions
La Turquie moderne est beaucoup moins cosmopolite que l'Empire ottoman ne l'était. Elle est aussi beaucoup plus petite. Aujourd'hui, environ 90 % de la population est musulmane, avec 70% de sunnites. On estime à près de 20 % les alevi et autres branches hétérodoxes. Les chrétiens, les juifs et autres groupuscules représentent à peu près 10 %.
- L'islam : doctrine prêchée par Mahomet, l'islam c'est la résignation à la volonté de Dieu. Elle est consignée dans le Coran. Bien que très largement musulman, le pays reste avant tout un État laïc. Le vendredi n'est pas un jour férié, les restaurants sont ouverts pendant le Ramadan, le port du voile est interdit à l'école publique.
- Les Alevi : religion relativement secrète aujourd'hui, il est difficile d'évaluer le nombre des alevi. C'est en tous les cas une fraction considérable de la population turque, estimée à 15 millions de personnes. Cette minorité religieuse, considérée comme hérétique par la majorité orthodoxe (sunnite), a eu souvent à subir l'ostracisme des traditionalistes. Les alevi ne reconnaissent pas la succession de Mahomet et se rattachent à l'obédience du sixième imam, Cafar. Il n'y a pas de vérité révélée pour un alevi, le Coran est considéré comme parole d'homme (de Mahomet). Il peut donc s'interpréter. Autre particularité marquante : une trinité (Allah, Mahomet, Ali), en complète opposition au dogme sunnite. Les alevi ne se rendent pas à la mosquée, considèrent la femme égale de l'homme, peuvent boire de l'alcool. Ils sont souvent désignés comme "protestants de l'islam", mais en fait, ils constituent une communauté religieuse à part entière et non une branche de l'islam.
- Le soufisme : les confréries soufies furent interdites par Ataturk en 1925, mais depuis les années 1950, on assiste à une certaine tolérance. Les derviches tourneurs, les derviches hurleurs et les bektasi, sont les plus connus.
- Les chrétiens : il est très difficile de faire une estimation précise du nombre de chrétiens vivant en Turquie, d'autant plus qu'ils sont divisés en plusieurs dizaines de groupes, dont les rites, voire le dogme, sont fort différents.
- Les juifs : leur nombre est estimé à 35 000, dont la plupart vivent à Istanbul. Les séfarades chassés d'Espagne au XIVe siècle, parlent encore le ladino et forment les 90 % de la communauté. Le reste est divisé entre les ashkénazes, marranes et caraites.
Savoir-vivre et coutumes
- Bonnes manières ! : l'époque n'est plus aux courbettes obséquieuses des grands vizirs. L'étiquette fut immuable de 1300 à 1923... Mais les Turcs ont gardé un grand sens de la hiérarchie et du respect.
- Les porte-bonheur (nazar boncugu) : si vous avez l'intention d'adresser un compliment, n'oubliez pas de rajouter “ masallah ” (que Dieu protège) car les Turcs sont superstitieux et croient dur comme fer que vous allez attirer le “mauvais oeil”, même involontairement.
- Les toilettes “ à la turque ” : depuis la sédentarisation des Turcs, les toilettes se présentent sous la forme d'une simple dalle percée en son milieu. Application à la ville des toilettes de campagne. À la suite de l'influence occidentale au XIXème siècle et lors de l'adoption des toilettes à l'européenne, il a fallu les adapter aux coutumes locales, en y ajoutant un tuyau fermé par un robinet au niveau de la cuvette.
- Alaturka, Alafranga : Alaturka désigne le mode de vie traditionnel turc, Alafranga (= à la française), tout ce qui a été copié sur l'Europe depuis l'Empire ottoman.
Caravansérails
Jusqu'au VIIe siècle de notre ère, seule la Chine possédait le secret de la fabrication de la soie. L'importation vers l'Occident se fit donc par l'intermédiaire de ces fameuses routes de la soie traversant la Turquie, la Perse, l'Himalaya puis la Chine jusqu'à Xi'an. À Istanbul, il reste de nos jours 180 caravansérails, transformés pour la plupart en ateliers.
Gecekondu
La physionomie des villes turques se caractérise par un phénomène qui n'a cessé de prendre de l'ampleur au cours des 50 dernières années : les gecekondu. Ces maisons élevées à la va-vite et sans permis de construire - gecekondu signifie “construit en une nuit” - poussent comme des champignons sur les domaines publics en périphérie des métropoles.
Transports
Bus
Outre la voiture, le bus est le moyen de transport le plus utilisé en Turquie. Le service est assuré sur tout le territoire par des compagnies privées et s'avère relativement économique (compter environ 4,50 euros pour 100 km).
En revanche, pas de réductions pour les étudiants ni les seniors, sauf avec les compagnies Varan et Ulusoy (2 compagnies de luxe). Ces deux dernières proposent également la « royal class » pour certaines destinations (plus cher mais largement plus confortable).
Certains bus s'arrêtent quand on leur fait signe, s'il reste de la place.
À l'ouest de l'axe Ankara-Adana, la compagnie Varan (Internet : www.varan.com.tr) est très bien ; plus chère que les autres, mais c'est le grand luxe : barman, chocolat, eau et silence la nuit. Très sérieuse aussi et moins chère : la compagnie Kâmil Koç (Internet : www.kamilkoc.com.tr).
Attention aux rabatteurs qui vous promettent que telle ligne est directe alors qu'il faut changer. N'hésitez pas à employer des méthodes journalistiques : vérifiez l'information auprès de trois personnes différentes de la même compagnie. Il n'y a rien de plus fastidieux que les changements de bus au milieu de la nuit.
Train
Le train en Turquie est idéal pour les fauchés, les amateurs de vie pittoresque et les « pas pressés » car il est très lent : il faut compter parfois 8 h pour parcourir 200 km. La liaison la plus intéressante est celle qui relie Istanbul à Ankara.
Évitez les yolcu, plus que lents.
Au moment de l'achat du billet, cherchez le bilgisayar giseleri. En haute saison, mieux vaut réserver vos billets à l'avance.
Dolmus (prononcer « dolmouche »)
Les dolmus, minibus collectifs, desservent les villes intra-muros mais aussi leurs environs, et les relient même parfois entre elles comme de véritables bus. Ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins, d'où leur nom ( dolmus signifie « remplis »).
Le prix (en général affiché dans le véhicule à l'avant) et les itinéraires sont fixes, mais sur le parcours on vous arrête n'importe où, à la demande. Ce service s'arrête souvent vers 18 ou 19 h.
Taxi
Compter environ 0,80 /km sur les longues distances. En ville, prendre un taxi avec taximètre et dire au départ taksimetreniz en montrant le taximètre. Vérifier que le compteur soit bien mis... et qu'il tourne dans la bonne tranche tarifaire, à savoir : gunduz (jour) entre 6 h et minuit, et gece (nuit) entre minuit et 6 h. Il est de coutume d'arrondir la somme en laissant un petit pourboire.
Avion
Intéressant sur certaines lignes intérieures, si l'on prend en compte le temps mis par les bus pour effectuer la même distance. D'autant que, grâce à l'apparition de petites compagnies comme Onur Air, Atlas Jet, Sun Express ou Pegasus, les tarifs ont considérablement baissé depuis quelque temps. Le monopole de Turkish Airlines a du plomb dans l'aile !
Voiture
Location de voiture
C'est la meilleure solution pour visiter le pays, mais ce n'est pas la moins chère. De nombreux voyagistes français proposent des forfaits avion + voiture. En été, prévoir souvent 48 h d'attente pour la location de modèles économiques.
- Faire très attention aux contrats d'assurance. Ils couvrent en général la voiture mais rarement les conducteurs. Des assurances optionnelles sont souvent proposées en plus. Vérifier bien que vous n'êtes pas déjà couvert par ailleurs.
- Les prix de location de voitures varient entre 40 et 70 euros/j. pour une voiture moyenne.
- Chez les grandes compagnies, possibilité de rendre le véhicule dans une ville différente de celle où vous l'avez pris.
Routes
Contrairement à une idée reçue, le réseau est correct avec de plus en plus d'autoroutes (peu chères) et assez bien entretenu dans la majeure partie du pays. Ce qui ne veut pas dire que les routes soient sans danger, bien au contraire ! Il est conseillé de faire très attention, surtout la nuit. Faites attention également aux troupeaux.
Conduite
- Le code de la route est international et le port de la ceinture obligatoire (amende en cas d'infraction). L'une des grandes difficultés est l'entrée des grandes villes : les voies se multiplient, mais le marquage au sol est parfois inexistant. Là, c'est la pagaille, d'autant que les feux stop arrière peuvent ne pas fonctionner, qu'il est rare que l'on utilise le clignotant pour tourner, que les dépassements se font un peu n'importe où, etc.
- On déconseille aussi la route de nuit : les véhicules peu éclairés pullulent ou, pire, ne disposent pas toujours de feux de croisement. Sans parler des charrettes, troupeaux de moutons et tracteurs qui déboulent sans crier gare !
- En théorie, la priorité est comme chez nous, mais restez vigilant car on se la fait vite griller. Attention sur les ronds-points : on laisse la priorité à droite ! Ils sont même parfois équipés de plusieurs feux rouges... Enfin, sachez que la priorité est proportionnelle à la taille du véhicule : les bus sont rois.
- La vitesse est limitée à 50 km/h dans les agglomérations, à 90 km/h sur route et à 120 km/h sur autoroute. Si vous êtes en infraction, il est préférable de le reconnaître, avec le sourire. Généralement, on vous fera payer une amende et on vous remettra un reçu en souvenir.
Auto-stop
S'il doit être pratiqué avec prudence dans l'Est, c'est une pratique courante chez les Turcs eux-mêmes, en particulier entre les villes mal desservies par les dolmus. Recommandation de correction : pour un couple, il vaut mieux que le garçon soit devant. Afin d'éviter toute équivoque, si on vous le demande, dites que vous êtes mariés. Filles seules ou en groupe, s'abstenir impérativement.
Vie pratique
Courant électrique
Partout, il s'agit de 220 volts et de prises européennes. Dans les contrées reculées, les pannes étant fréquentes et les rues parfois mal éclairées, une lampe de poche s'avère souvent indispensable. Dans les villes, aucun problème.
Décalage horaire
La Turquie est en avance d'1 heure sur la France, hiver comme été. Quand il est 12 h en France, il est 13 h en Turquie. L'heure est la même sur tout le territoire turc.
Horaires
- En principe, les magasins sont ouverts de 9 h à 13 h et de 14 h à 19 h, mais en ce qui concerne les petits commerces, ces horaires sont extensibles. Dans les quartiers touristiques, il est de coutume de faire la journée continue et de ne fermer boutique qu'à la tombée de la nuit. Le dimanche est jour de fermeture, en théorie, mais dans la pratique pendant la saison, il n'y a pas de repos dominical.
- Les bureaux et administrations ouvrent généralement de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h, du lundi au vendredi.
- Les banques ouvrent de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h, du lundi au vendredi. Attention : après 16 h 30, la plupart des banques refusent de pratiquer le change. Pendant le week-end, tous les bureaux de change des sites touristiques sont ouverts.
- Les musées sont ouverts en principe tous les jours, sauf le lundi. Mais là encore, il se peut que des règlements locaux rendent ces informations caduques.
Langue
Kirghizes, Tatars, Azéris, Ouzbeks, Turkmènes, Ouigour, Xinchiang : de la Bulgarie à la Chine, le turc est parlé par une centaine de millions de personnes dans le monde. Ce serait la onzième langue du monde d'après l'Unesco.
Poste
Bureaux de poste
Les bureaux sont faciles à repérer : ils s'appellent PTT et sont signalés par de grands panneaux jaunes. Dans les villes importantes, les postes centrales sont ouvertes du lundi au samedi de 8 h à 23 h et le dimanche de 9 h à 19 h. Les petits bureaux de poste ont les mêmes horaires que les administrations. Le courrier marche d'une façon très irrégulière entre la France et la Turquie (5 à 15 jours pour une lettre par avion).
- Les timbres (pul) ne sont vendus que dans les bureaux de poste et les enveloppes (zarf) s'achètent dans les épiceries et les papeteries.
- Poste restante : pour retirer une lettre, vous devez fournir une pièce d'identité et payer une taxe. Demandez à vos correspondants de vous adresser le courrier à Post restant en ajoutant Merkez Postahanesi pour indiquer la poste centrale quand il y a plusieurs bureaux dans la ville.
- La plupart des postes ont un comptoir de change. Envoyer un mandat par la poste est parfois long et aléatoire. Les télégrammes peuvent être expédiés de tous les bureaux de poste.
Téléphone
Communications nationales
Les numéros de téléphone se décomposent de la manière suivante :
- le zéro ;
- l'indicatif de région qui comporte 3 chiffres ;
- l'indicatif de la ville (à 3 chiffres) ;
- le numéro du correspondant (généralement à 4 chiffres).
L'indicatif de la ville étant systématiquement utilisé, il figure au début de chaque numéro dont il est devenu partie intégrante.
Communications internationales
- De la Turquie vers la France : faire le 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).
- De la France vers la Turquie : composer le 00 + 90 + indicatif de la région suivi du numéro à 7 chiffres de votre correspondant.
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