
- Accueil >
- Voyazine >
- Guide voyages >
- Voyage Italie >
- Voyage Rome >
- Fiche destination
Rome
La visite culturelle par excellence ! Tous les chemins mènent à Rome, c'est bien connu. Inutile aussi de dire que Rome est l'une des grandes révélations d'un voyage en Italie. Et Rome ne s'est pas construite en un jour. Nulle part ailleurs vingt-huit siècles d'histoire ne sont aussi présents. Certains temples et amphithéâtres romains sont restés étonnamment intacts et font partie intégrante de l'urbanisme. Ces vestiges, les innombrables églises témoignant des premiers temps de la chrétienté ou affichant un baroque plus ou moins fastueux, les palais Renaissance, les fontaines et les places baroques et les ruelles au charme médiéval font de Rome une ville où tous les styles se côtoient. Rome est véritablement un musée à ciel ouvert, une ville qui a conservé une véritable homogénéité architecturale ; ici, pas de bouleversements dus à l'industrialisation et au modernisme, mais une ville qui a gardé tout son charme d'antan. Amateurs de belles pierres, pensez à agrémenter votre séjour par la découverte de la cuisine romaine et italienne. Oubliez votre guide préféré de temps en temps, et entrez là où bon vous semble : vous en ressortirez peut-être de fort bonne humeur, ou bien rassasié
Carte d'identité
Rome est la capitale de l'Italie, la capitale de la région du Latium, chef-lieu de la province de Rome. Elle est également la plus grande ville d'Italie par sa superficie et sa population.
- Superficie de la commune : 1 500 km ².
- Population : 2 667 000 hab.
- Densité : 1 778 habitants par km ².
- Nombre de visiteurs annuels : 12 millions.
- Taux de chômage : 12,5 %.
- Maire : Walter Veltroni (centre gauche) depuis 2001 (réelu en 2006).
- Nombre d'arrondissements : 19. L'État autonome du Vatican, siège du pape catholique, est enclavé dans la ville.
- Indicatif téléphonique depuis la France : 3006.
- Langue : italien.
- Fleuve : Tibre.
- Nombre de fontaines : près de 300.
- Nombre d'églises : environ 400.
- Les 7 collines : Capitole, Palatin, Aventin, Quirinal, Viminal, Esquilin, Caelius.
Infos pratiques
Renseignements touristiques
En France
- Office national italien du tourisme (ENIT) : 23, rue de la Paix, 75002 Paris. Tél. : 01-42-66-66-68 (ligne souvent saturée) ou 01-42-66-03-96 (standard). Fax : 01-47-42-19-74. Internet : www.enit-France.com (site très complet à consulter absolument avant de partir). M. : Opéra et RER A : Auber. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.
L'ENIT (Ente Nazionale Italiano per il Turismo) est l'organisme national chargé de la promotion touristique de l'Italie à l'étranger (France, Belgique, Suisse, Canada). L'ENIT est en relation constante avec les administrations touristiques des différentes régions et est susceptible de vous donner les meilleures informations « à chaud » (fêtes, festivals...).
- Ambassade d'Italie : 51, rue de Varenne, 75007 Paris. Tél. : 01-49-54-03-00. Internet : www.ambparigi.esteri.it. M. : Rue-du-Bac ou Varenne.
- Consulats d'Italie en France : 5, boulevard Émile-Augier, 75116 Paris. Tél. : 01-44-30-47-00. E-mail : segretaria.parigi@esteri.it. Internet : www.italconsulparigi.org. M. : La Muette. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h, le mercredi de 9 h à 12 h et de 14 h 30 à 16 h 30. Informations téléphoniques du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h 30 à 16 h 30. Aussi à Dijon : 64, rue Vannerie, 21000 Dijon. Tél. : 03-80-66-27-30. Fax : 03-80-66-00-07. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h 30 à 16 h 30.
- Institut italien : 50, rue de Varenne, 75007 Paris (hôtel de Gallifet). Tél. : 01-44-39-49-39. Internet : www.iicparigi.esteri.it. M. : Varenne, Rue-du-Bac ou Sèvres-Babylone. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 13 h et de 15 h à 18 h. Accès pour les manifestations du soir au 73, rue de Grenelle, 75007 Paris. Bibliothèque de consultation : 01-44-39-49-25. Mêmes horaires sauf le lundi matin
À Rome
- Office du tourisme : via Parigi, 5 (piazza della Repubblica), 00185 Roma. Tél. : 06-488-991. Fax : 06-481-93-16. E-mail : info@aptroma.com. Internet : www.romaturismo.it. Ouvert du lundi au samedi de 9 h à 19 h. Bon accueil et service compétent. Distribue divers catalogues et brochures (hôtels, musées...) ainsi que le calendrier des manifestations culturelles et un plan de la ville.
- Bus touristique : c'est le Trambus Open n° 110. Départ toutes les 15 mn de la piazza dei Cinquecento (devant Termini), de 9 h à 20 h 30. Bus à deux étages et à ciel ouvert qui permet de monter et descendre à sa guise. Les onze arrêts desservent les principaux sites touristiques du centre de Rome (compter 2 h pour le tour complet). Les billets sont en vente sur la piazza dei Cinquecento : 13 par personne (en espèces seulement), gratuit pour les moins de 6 ans. Renseignements et réservation au 06-46-95-22-52 (tous les jours de 9 h à 20 h). Internet : www.trambusopen.com.
- L'Archeobus : même concept, même lieu de départ et mêmes coordonnées que le Trambus. En revanche, on peut acheter, si on le désire les billets à bord. Compter 8 euros par personne. Circule de 9 h 45 à 16 h 45. Durée du tour : 1 h 45. Quinze arrêts qui permettent de se rendre sans encombre jusqu'aux catacombes et à la via Appia. Valable uniquement pour la journée ; on vous conseille de ne pas gaspiller votre billet dans le centre-ville. Internet : www.trambus.com.
- Enjoy Rome : via Marghera, 8a. Tél. : 06-445-18-43. Fax : 06-445-07-34. Internet : www.enjoyrome.com. Non loin de la gare. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h et le samedi de 8 h 30 à 14 h. Centre privé d'informations touristiques, réputé surtout pour les visites guidées à thème (à pied, à vélo - fourni - ou en bus touristique) qu'il propose uniquement en anglais (de 21 à 30 par personne). Donne aussi bien sûr des renseignements, et peut se charger de vous trouver une chambre d'hôtel ou même un appartement si vous êtes à Rome pour quelque temps.
- Un certain nombre de points d'informations touristiques dépendant de la ville sont abrités dans des kiosques verts. Ouverts tous les jours de 9 h à 18 h.
- Ambassade de France : palais Farnèse, piazza Farnese, 67. Tél. : 06-686-011. Internet : www.france-italia.it. Possibilité de visiter le palais.
- Consulat de France : via Giulia, 251. Tél. : 06-68-60-11. Fax : 06-68-60-12-60. E-mail : consulat-rome@france-italia.it. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 ; l'après-midi, sur rendez-vous uniquement de 14 h à 16 h. Pour les « urgences », permanence téléphonique assurée le week-end.
Formalité
Pas de contrôle aux frontières, puisque l'Italie fait partie de l'espace Schengen.
Munissez-vous quand même, pour un séjour de moins de trois mois, d'une carte d'identité en cours de validité ou d'un passeport. Si vous prenez une voiture, munissez-vous de votre permis de conduire à 3 volets, de votre carte grise et de votre carte verte d'assurance internationale, ainsi que d'une procuration si vous n'êtes pas propriétaire du véhicule.
Budget
Les tarifs sont généralement proches des prix pratiqués en France. Il n'empêche que l'hébergement risque de plomber votre budget.
- Avertissement : le paiement par carte est une solution idéale mais attention, en Italie, on compose rarement son code ; on signe seulement. Conclusion : une carte volée ou perdue peut coûter très cher.
Hébergement
En Italie, l'hébergement en hôtel est cher, et encore plus à Rome. Il est bon de savoir que dans les hôtels les prix ne sont pas affichés. Ils sont très fluctuants. Évidemment, en basse saison, les prix baissent, mais ils peuvent aussi diminuer en haute saison en fonction du remplissage de l'établissement et de la « qualité » du client.
Pour une chambre double en haute saison, il faut compter.
- Bon marché : moins de 70 euros
- Prix moyens : de 70 à 100 euros
- Chic : de 100 à 160 euros
- Très chic : des établissements exceptionnels et d'un prix très élevé - au-delà de 160 euros
Restaurants
Contrairement aux hôtels, les restaurants ont des cartes très complètes avec tous les prix indiqués. Faire cependant attention, d'une part aux antipasti au buffet, car ils ne sont pas à volonté, et d'autre part aux poissons, facturés la plupart du temps selon le poids.
Les prix relevés pour établir les fourchettes ci-dessous correspondent aux prix moyens affichés d'un antipasto ou d'un primo piatto suivi d'un secondo et d'un dolce. Il faudra penser à rajouter à l'addition le pane e coperto (de 1 à 2,50 en moyenne, mais cette pratique est de moins en moins appliquée à Rome) ainsi que la bouteille d'eau minérale (de 1 à 3 ) car il est quasiment impossible d'obtenir de l'eau du robinet. Il peut aussi arriver qu'on vous compte éventuellement le service.
- Bon marché : moins de 15 euros
- Prix moyens : de 15 à 28 euros
- Chic : au-delà de 28 euros
Visites des églises et musées
Dans le domaine culturel, la plupart des grands sites ou musées ont des tarifs comparables (autour de 8 ) ; les étudiants ressortissants de l'Union européenne ont souvent droit à une réduction de 50 %, quant aux personnes de moins de 18 ans et de plus de 65 ans, c'est souvent la gratuité qui leur est accordée.
Hébergement
Le camping
Il arrive souvent que l'on paye 25 à 30 pour deux avec une petite tente et une voiture en haute saison. Se faire préciser si la douche (chaud) est comprise dans le prix et à tout moment de la journée.
Tarif spécial enfant de moins de 12 ans.
Vous pouvez vous procurer la liste complète des terrains de camping dans des librairies de la péninsule ou, avant le départ auprès de :
- la Fédération française de camping et caravaning : 78, rue de Rivoli, 75004 Paris. Tél. : 01-42-72-84-08. Internet : www.ffcc.fr. M. : Hôtel-de-Ville. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30 (17 h le vendredi).
Les auberges de jeunesse
Il n'en existe qu'une à Rome (à 6 km de la gare Termini). Il faut venir avec sa carte des AJ.
- Associazione italiana degli alberghi per la gioventù : via Cavour, 44, 00184 Roma. Tél. : 06-487-11-55. Fax : 06-488-04-92. E-mail : info@ostellinonline.org. Internet : www.ostellionline.org.
Les Bed & Breakfast
Vous pouvez loger chez l'habitant en ville grâce à l'organisme Bed & Breakfast Italia qui propose 1 000 appartements ou maisons répartis dans toute l'Italie et permet d'obtenir une chambre simple à partir de 2 nuits aussi bien qu'un appartement pour 6 personnes pendant un mois.
- Central de réservation : palazzo Sforza Cesarini, corso Vittorio Emanuele II, 282, 00186 Rome. Tél. : 06-68-78-618. Fax : 06-68-78-619. Internet : www.bbitalia.it. Possibilité de réserver en ligne.
Les institutions religieuses
Il n'est pas nécessaire de jouer les bigots, l'essentiel étant de se montrer respectueux des règles. Certaines communautés n'acceptent que les filles. On est logé soit dans des dortoirs, soit dans des chambres individuelles ou doubles. Deux points forts : la tranquillité et la propreté. Il faut en revanche se lever tôt et se coucher tôt. Le rapport qualité-prix n'est plus aussi intéressant qu'auparavant.
- Centre pastoral d'accueil des pèlerins et touristes d'expression française Saint-Louis-des-Français : via Santa Giovanna d'Arco, 12.
Les pensions
Ces pensions, appelées pensioni ou locande, sont parfois plus abordables et plus familiales que les hôtels. On n'est pas obligé d'y prendre ses repas ni de rester un nombre minimum de nuits. Théoriquement, elles sont contrôlées par l'office de tourisme et donc correctes, mais en haute saison, il arrive que les habitants transforment leur maison en pension temporaire. Le prix dépend alors de la loi de l'offre et de la demande, et il n'y a aucun recours en cas de contestation.
Les hôtels
Ils sont classés en 6 catégories : L pour luxe et de 5 étoiles à 1 étoile pour les plus simples. Le confort et le service sont souvent discutables. Méfiez-vous comme de votre pire ennemi des édifices historiques transformés en hôtels. Bien souvent, sous prétexte d'avoir un passé à vendre, le confort du présent a été oublié.
Les prix sont toujours affichés dans les chambres. Les hôtels consentent des réductions importantes aux tours-opérateurs. Passez donc par une agence.
La location d'appartement
C'est devenu la solution idéale, beaucoup de particuliers ayant notamment profité des taux intéressants pour rénover leurs biens immobiliers et les louer. Solution très pratique et plutôt économique à condition de rester plusieurs jours. Votre budget nourriture s'en trouvera très allégé.
Musées, sites et monuments
Les horaires
La saison touristique s'étend surtout de fin juin à fin août. La Ville éternelle étant une étape incontournable du circuit européen classique, il faut s'attendre à cette période à des queues aux allures de manifestations devant les principaux monuments. Par conséquent, venir tôt (comme au Vatican), ou tard (comme au Forum), ou réserver à l'avance (comme à la villa Borghese).
Question horaires, on observera la plus grande prudence. Chiuso est un petit mot italien signifiant « fermé » qui décore parfois la porte d'un musée qui devrait être ouvert. Les raisons de la fermeture de certains musées sont parfois obscures : par exemple, fermé le dimanche 30 parce que le mardi 1er est une fête. En principe, la plupart des musées sont ouverts du mardi au samedi de 10 h à 14 h et de 15 h à 17 h, voire 19 h (mais certains ferment l'après-midi, tandis que d'autres restent ouverts à l'heure du déjeuner), et le dimanche de 9 h à 13 h. Ils sont fermés le lundi.
Depuis quelque temps, les horaires d'ouverture de certains grands musées italiens ont été étendus avec une fermeture à 22 h, même le dimanche.
D'autres ont vu leurs jours de fermeture considérablement réduits. De nombreux sites à ciel ouvert sont aussi accessibles de 9 h à l'heure précédant le coucher du soleil.
Et puis la mairie, ne voulant pas être en reste, a parfois pris la décision de rallonger les journées des établissements culturels pour une durée indéterminée. Mais qu'on se le dise, cette « révolution culturelle » ne concerne que quelques musées ainsi qu'un petit nombre de sites archéologiques, et ne devrait pas durer longtemps. Affaire à suivre…
Afin de vous organiser au mieux, on ne saurait trop vous conseiller de vous procurer au plus tôt la brochure officielle « Tresori di Roma », censée avoir des horaires à jour. Voire de vous rendre, avant votre départ sur www.romaturismo.it.
Les tarifs
La plupart des tarifs demeurent élevés. Cependant, des cartes combinées, d'une validité de 7 jours, offrent d'appréciables réductions.
- L'Archaeologia Card : pour 20 (22 en cas d'exposition temporaire), elle inclut l'entrée au palazzo Altemps, au palazzo Massimo, aux thermes de Dioclétien et à la crypte Balbi (c'est-à-dire pour l'ensemble de ce qu'il est convenu d'appeler le Musée National Romain et pour lequel il existe un billet unique à 7 , valable 3 jours), ainsi que le Colisée, le Palatin, les thermes de Caracalla, le tombeau de Caecilia Metalla et la villa dei Quintili. Carte également disponible dans les offices de tourisme.
- Le Roma Pass est une autre option très intéressante, puisqu'elle combine entrées gratuites et titre de transport. Pour 20 , cette carte valable 3 jours permet d'entrer gratuitement dans deux sites archéologiques au choix, offre des tarifs préférentiels pour tous les autres, et donne un accès illimité à tout le réseau de transport urbain (bus et métro).
- Les jeunes de moins de 18 ans ainsi que les adultes de plus de 65 ans ressortissants de l'Union européenne bénéficient de réduction ou de gratuité dans bon nombre de musées et sites nationaux. Munissez-vous donc de votre carte d'identité. Les réductions étudiantes sont peu fréquentes, mais le demi-tarif est souvent appliqué pour les 18-24 ans, ce qui permet aux étudiants de s'y retrouver. Rares explications en français. Dommage.
Jours férié
Certaines fêtes comme celle du 15 août peuvent durer plusieurs jours et paralyser une grande partie de la vie économique. Attention aux fermetures des banques, notamment.
Ne pas confondre giorno feriale (jour ouvrable) et giorno festivo (jour férié).
- Le 1er janvier : Capodanno.
- Le 6 janvier : Epifania. Mais pour tous les Italiens c'est le jour de la Befana, une gentille sorcière qui circule à califourchon sur son balai de paille. Elle va chez les enfants ; aux méchants, elle dépose du charbon dans leurs chaussettes pendues à la cheminée et aux gentils, de jolis cadeaux et de merveilleuses confiseries.
- Le lundi de Pâques : Pasquetta.
- Le 25 avril : Liberazione del 1945.
- Le 1er mai : festa del Lavoro.
- Le 2 juin : fête de la proclamation de la République.
- Le 29 juin : Saint-Pierre et Saint-Paul (les saints patrons de Rome).
- Le 15 août : festa dell'Assunta, Ferragosto.
- Le 1er novembre : Ognissanti.
- Les 25 et 26 décembre : Natale et San Stefano.
Sont aussi considérés comme des jours semi-fériés les 14 août, 24 et 31 décembre.
Sécurité
À Rome, faîtes particulièrement attention au vol à l'arraché. C'est fou ce que les scippatori (pickpocket) peuvent avoir comme imagination. Quelques conseils :
- Ne portez jamais de sac en bandoulière mais toujours en travers du torse, et maintenez-le fermement avec vos mains si vous empruntez un moyen de transport collectif. Les voleurs sont équipés de lames de rasoir et découpent les sangles pour s'emparer plus aisément de leur butin.
- Ne mettez rien en évidence et laissez le moins possible vos bagages dans le coffre de votre voiture. Méfiez-vous si l'on vous fait signe de vous arrêter sous un prétexte futile. Toujours avoir les vitres relevées. Inutile d'ajouter que les autoradios sont très convoités et que les trains de roues sont parfois démontés la nuit.
- En cas de perte ou de vol, faites établir un constat pour votre compagnie d'assurance en vous adressant au poste de carabinieri (de police) le plus proche. Pour le vol ou la perte de papier d'identité, adressez-vous à l'antenne du Consulat français.
Poste
La poste italienne a mis en circulation un timbre " Posta prioritaria ", obligatoire vers les pays européens (à 0,62 euros), qui permet d'envoyer une lettre en un temps record (1 journée pour l'Italie et 2 à 3 jours pour l'étranger) : un peu plus cher que le tarif normal, mais ça marche ! Vous pouvez également poster vos cartes au Vatican : les timbres sont beaux et le cachet de la cité papale impressionnera le destinataire. De plus, la poste vaticane fonctionne plutôt bien.
Vous pouvez achetez vos timbres (francobolli) à la poste centrale ou dans les bureaux de tabac signalés par un grand T blanc sur fond noir. Le libellé des adresses en Italie est du même type que le nôtre. Les boîtes aux lettres, de couleur rouge, sont disséminées un peu partout dans la ville.
Pour se faire adresser du courrier en poste restante, tenir compte des délais d'acheminement et demander à l'expéditeur de rédiger l'enveloppe avec la mention : « Fermo posta, posta centrale di Roma », précédée, si possible, du code postal, comme en France.
Pour tout autre renseignement, n'hésitez pas à appeler le call center au tél. : 803-160. Des opérateurs parlant aussi bien l'italien que l'anglais ou le français répondent à vos questions de 8 h à 20 h.
Pourboires
Rien ne vous oblige à laisser un pourboire (una mancia). Libre à vous d'en décider selon la qualité du service dont vous avez bénéficié. Dans les églises, les sacristains sont souvent remplacés par des tirelires électriques qui illuminent les chefs-d'oeuvre sans forcer la main.
Savoir-vivre
Une tenue correcte est à respecter pour pénétrer dans les églises, et tout particulièrement pour la basilique Saint-Pierre-de-Rome. Un gardien est là pour vous le rappeler, et il n'a aucune indulgence pour ce qui est considéré comme indécent, par exemple shorts pour les hommes ou robes découvrant les genoux pour les femmes.
Télécommunications
Téléphones portables
L'usage du portable à Rome est très répandu, mais son utilisation en est parfois excessive à tel point que des règlements en interdisent l'utilisation dans certains lieux publics. Conséquence de la folie des telefonini : les lignes sont complètement saturées.
Les cartes prépayées
Les cartes prépayées s'avèrent très utiles. Vous l'insérez dans votre portable et en 2 mn vous avez une ligne italienne. Le coût de la communication est bien moins élevé qu'avec son portable étranger.
Les cabines téléphoniques
Les cabines téléphoniques tendent à disparaître ; on en trouve encore dans le centre-ville. Elles fonctionnent avec des cartes magnétiques que l'on trouve dans les bureaux de poste, les tabacs et quelques bars-restaurants.
On peut aussi téléphoner dans les centres Telecom Italia, ou dans les postes centrales des grandes villes.
Appels internationaux
- Renseignements par téléphone : composer le 12 (gratuit) ou pour un appel en PCV, le 176 (24h/24) depuis un téléphone fixe.
N'appelez pas de votre hôtel ou d'un poste privé. On peut vous majorer de 70 % le prix de la communication, et ce en toute légalité car ils ont 45 % de TVA à payer sur le service.
Internet
Il a a des points d'accès partout. Généralement ouverts tous les jours, ils ferment leurs portes entre 21 h et minuit. Compter 2 à 3 euros pour 1 h de connexion. Un minimum de 15 mn de connexion est exigé
Activités
Fêtes et événements à ne pas rater à Rome
Si vous souhaitez connaître les événements organisés à Rome durant votre séjour, allez dans un kiosque vous procurer le Roma c'è, qui est un peu l'équivalent de L'Officiel des spectacles ou du Pariscope. Il sort tous les vendredis. Vous y trouverez toute l'actualité culturelle, mais également des critiques de restos, d'endroits où sortir, etc. (en italien). Le supplément de La Repubblica, Trova Roma (le jeudi), contient lui aussi toutes sortes de renseignements concernant les spectacles.
En hiver
- La fête de l'Immaculée Conception : le 8 décembre, piazza di Spagna.
- Les messes de minuit : le 24 décembre, dans la plupart des églises.
- Le Nouvel An : le 31 décembre, feux d'artifice.
- La fête de l'Épiphanie : début janvier, piazza Navona.
- Le carnaval : en février, défilés déguisés dans les rues de Rome. Bonne occasion de déguster beignets et fritures.
- La fête de la Saint-Joseph : le 19 mars, dans le quartier Trionfale situé au pied du Monte Mario, entre le Vatican et le Tibre. Fête du saint charpentier pendant toute la journée et une partie de la nuit... avec de pantagruéliques festins à base de beignets et de crêpes.
Au printemps
- L'exposition des Azalées : entre mars et mai, piazza di Spagna, connue aussi comme la Festa della Primavera.
- Le Chemin de Croix : le vendredi saint, à 21 h. Conduit par le pape, il débute au Vatican pour s'achever au Colisée.
- La Bénédiction du pape : le dimanche de Pâques, à 12 h.
- La naissance de Rome : le 21 avril, piazza del Campidoglio, feux d'artifice.
- Le concours hippique international : la dernière décade de mai, villa Borghese, au niveau de la piazza di Siena.
- Les internationaux de tennis : la dernière semaine de mai, foro Italico.
En été
- Les concerts et opéras en plein air : en juin, juillet et août.
- La fête de la Saint-Jean : le 24 juin, piazza di porta San-Giovanni. Une occasion de se remplir la panse avec de la porchetta, cochon de lait rôti, et des escargots, servis traditionnellement à l'occasion de cette fête qui n'a pas qu'un intérêt culinaire.
- Les fêtes des saints Pierre et Paul : les 28-29 juin, au Vatican.
- Le Roma Jazz Festival : en juin, foro Italico.
- Le festival Roma Europa : en juillet, villa Médicis. Concerts, danse et théâtre.
- Le show Alta Moda : en juillet, piazza di Spagna. Grand défilé de la haute couture italienne sur les escaliers de la Trinité-des-Monts.
- La fête de Noantri : du 15 juillet au 30 juillet, dans le Trastevere. Fête populaire où vous rencontrerez, un peu partout, l'indispensable porchetta et une quantité de manifestations. Elle commence par une procession. On transporte la Vierge de l'église de Sant'Agata et, après lui avoir fait faire le tour du quartier, on la dépose une semaine durant dans l'église de la piazza Sonnino. Les fidèles viennent y allumer un cierge. À la fin de la fête, on la ramène dans son église. Au moment du départ de la procession, plus loin vers la piazza Mastai, commence la contre-manifestation avec la bande des bersaglieri et leurs superbes chapeaux de plumes de faisans noirs, qui jouent les musiques garibaldiennes de la Libération. Un exemple de l'éternelle guéguerre entre les catholiques et les athées de Rome.
- La fête nationale française : le 14 juillet, palais Farnèse. Une opportunité quasiment unique d'y pénétrer était la traditionnelle garden-party ouverte à tous les titulaires d'une pièce d'identité française. Le dernier ambassadeur en poste en a décidé autrement. Il a fait savoir que le palais Farnèse sera dorénavant « réservé » aux seuls Français de Rome et de la circonscription consulaire. Les abords du Farnèse devraient, cependant, rester animés pour l'occasion, du fait du bal qu'y organise tous les ans l'Union des Français de Rome et du Latium.
- La fête de saint Laurent : le 10 août, quartier San Lorenzo.
En automne
- La sagra dell'Uva : début septembre, basilique de Maxence et Constantin.
- La Notte Bianca : mi-septembre, répliques romaines des Nuits Blanches nantaises et parisiennes. Les sites culturels restent ouverts toute la nuit.
- Les expositions d'antiquités : en octobre, le week-end, via dei Coronari.
- La fête du Vin nouveau : fin novembre, campo dei Fiori.
Musique
Le théâtre et l'opéra
les Romains amateurs de théâtre n'affectionnent guère les nouveautés, aussi ces dernières sont-elles rares. On retrouve surtout, à l'affiche, les productions classiques telles que les incontournables Pirandello et autre Goldoni. Les amateurs de théâtre désireux de voir autre chose que des classiques consulteront le programme du teatro Vittoria. Sachez aussi que de grands opéras populaires, joués dans la salle du teatro dell'Opera, attireront les amateurs d'art lyrique.
Les concerts de musique classique
La scène musicale romaine, contrairement à certaines idées reçues, n'est pas des plus brillantes. Les salles, peu nombreuses, ont une acoustique qui laisse souvent à désirer et les formations orchestrales n'arrivent pas à la cheville des grandes formations allemandes, notamment. L'orchestre de la RAI se produit régulièrement à l'auditorium del Foro Italico mais aussi au teatro Olimpico. Il en va de même pour l'Accademia filarmonica di Roma. L'orchestre de l'académie de Sainte-Cécile, se produisant tantôt dans son auditorium de la via della Conciliazone, tantôt dans la sala accademica di via dei Greci, propose le programme le plus riche, et ses concerts de qualité sont très courus.
L'été, des concerts sont donnés dans les cours des palais mais aussi dans les ruines antiques (basiliques de Maxence et Constantin, notamment).
On peut écouter de la musique sacrée, mais aussi profane, dans les églises, à commencer par les basiliques : le 5 décembre, à Saint-Pierre, l'orchestre de la RAI donne traditionnellement un concert en présence de Sa Sainteté
Les concerts de rock et de jazz
Les endroits ne manquent pas. Sachez qu'il vous faudra parfois acheter une carte de membre (tessera) avant de payer, éventuellement, un droit d'entrée supplémentaire (ne vous affolez pas cependant, ça reste beaucoup moins cher que l'opéra). Dans le quartier du Testaccio, une grande salle de concert aménagée sommairement dans un ancien abattoir - le Villagio Globale il Mattatoio - est très réputée. Sinon, il y a aussi le Forte Prenestino - une ancienne prison organisant maintenant des concerts rock - et Il Locale.
Les amateurs de jazz, en dehors de la période du Roma Jazz Festival (juin), iront au Palladium, à l'Alpheus ou bien encore à l'Alexander Platz.
Les musées
Les musées Capitolins
Les musées du Capitole sont installés dans deux palais se faisant face et reliés entre eux par une galerie souterraine. Les collections sont extrêmement riches. Internet : www.museicapitolini.org.
- Le musée du Palais des Conservateurs : ce palais qui abrite le plus vieux musée public du monde (1471) renferme une exceptionnelle collection de sculptures antiques ainsi qu'une riche pinacothèque. Dans la cour intérieure, on aperçoit les fragments d'une statue colossale de Constantin, dont la tête mesure 2,60 m et le pied 2 m. Les Salles des Conservateurs, qui correspondent aux appartements d'apparat de la municipalité romaine, abritent plusieurs statues du Bernin et de l'Algarde. On s'intéressera surtout aux peintures du XVIe siècle retraçant des épisodes légendaires de la Rome républicaine, à la Tête de bronze dite de Brutus, à la petite statue du Tireur d'épine et à la fameuse Louve du Capitole, un bronze étrusque du Ve siècle av. J.-C. auquel on a ajouté à la Renaissance les jumeaux Remus et Romulus.
Dans la pinacothèque, on trouve des œuvres majeures de la peinture européenne du XVe au XVIIIe siècle : la Sainte Famille de Dosso Dossi, le Baptême du Christ de Titien, le Saint Sébastien de Guido Reni, Les Funérailles de sainte Pétronille du Guerchin, Les Frères de Wael de Van Dyck, ainsi que La Diseuse de bonne aventure et un Saint Jean Baptiste surprenant du Caravage. On admirera également la grande toile de Rubens, Romulus et Remus allaités par la louve, et l'Enlèvement des Sabines de Pierre de Cortone.
- Le musée du Palais Neuf : il abrite surtout des sculptures datant de l'Antiquité, parmi lesquelles on appréciera notamment l'Amazone blessée, un Faune en marbre rouge, une Vénus dévêtue, deux centaures en marbre et plusieurs statues d'Hercule. Arrêtez-vous dans la salle des Philosophes où voisinent près de 80 bustes de philosophes et de poètes latins, ainsi que dans la salle des Empereurs et la salle du Gaulois.
La galerie Doria Pamphilj
La galerie est aménagée dans l'un des plus grands palais romains, construit au XVIe siècle. Le décor intérieur est sublime et rivalise avec Versailles. La famille Pamphilj y accumula plusieurs centaines d'œuvres d'art, formant l'une des plus belles collections privées de Rome. La salle B donne le ton et impressionne d'emblée le visiteur, avec des tableaux qui se touchent bord à bord. Parmi les peintres exposées, on retiendra entre autres Gaspar van Wittel, Carrache, Raphaël, Tintoret, Titien et Hans Memling. Internet : www.doriapamphilj.it.
Le palais Altemps
Ce musée extraordinaire a enfin réouvert après dix ans de restauration. Il abrite la collection Mattei de la villa Celimontana ainsi que la collection Boncompagni Ludovisi. Il expose des œuvres de la Rome antique et de la Renaissance : Dyonisos, un très beau Satyre en marbre bleuté, un très bel Hermès Loghios ainsi que l'étonnant Taureau Api.
La galerie nationale d'Art antique du Palais Barberini
Le palazzo Barberini, magnifique édifice baroque, fut construit par Maderno, le Bernin et Borromini. C'est l'un des très grands musées romains à ne pas manquer. Actuellement en travaux, une bonne partie du 1er étage est fermée pour un long moment. Les œuvres phares du musée ont toutefois été réunies dans l'aile gauche du musée.
Les collections qu'il abrite sont exceptionnelles, et il y a beaucoup moins de monde qu'au Vatican. Au niveau de la peinture médiévale, on retiendra quelques chef-d'œuvres : Vierge à l'Enfant de Filippo LippiNarcisse, Saint François et Judith et Holopherne du Caravage, sans oublier le Portrait de Béatrice Censi, par Guido Reni. Le deuxième étage, consacré à la Renaissance tardive et au baroque, se distingue par Érasme de Quentin Metsys et surtout par Henri VIII d'Hans Holbein. Ne pas manquer les appartements des 700, où l'on observe un condensé de l'art de vivre de l'aristocratie au XVIIIe siècle, mais aussi quelques Boucher, Fragonard, Canaletto, Tiepolo, exposés ici le temps des travaux. On visite successivement la salle à manger en trompe l'œil, une petite salle aux paysages maritimes, la petite galerie di Angolo de style rococo et le grand salon des Batailles avec, au plafond, les Quatre Continents.
Le palais Maxime
Ce très beau palais remarquablement restauré estune ancienne école jésuite de la fin du XIXe siècle. Le palais est aujourd'hui consacré au monde romain. Il abrite des trésors archéologiques inestimables, et certaines des plus belles fresques de l'Antiquité romaine (cette collection est en fait répartie dans les trois musées qui composent le Musée national romain : le palais Maxime, le palais Altemps et les thermes de Dioclétien). Muséographie particulièrement réussie. Le parcours, archéologique et chronologique, révèle toutes les splendeurs de l'art figuratif romain et donne une bonne idée de ce qu'était la vie quotidienne (avec notamment les coiffes des femmes). Vous verrez des momies et des sarcophages. Attention, le deuxième étage, celui des fresques, n'est pas accessible librement. Au sous-sol se trouve une expo sympa sur des petits objets d'art, des bijoux, des réticules en or, une verrerie, des petits bronze, etc.
Les musées de la villa Borghese
La villa Borgese est le plus grand parc public de Rome. On y trouve trois musées parmi les plus intéressants et les plus riches de la capitale italienne. Internet : www.galleriaborghese.it/borghese/it/default.htm.
- Le musée de la Villa Giulia : c'est l'un des plus beaux musées étrusques italiens. Ne pas rater les sculptures de Véiès, le sarcophage des Époux et le ciste Ficoroni, coffre de mariage en bronze décoré du IVe siècle av. J.-C. A voir aussi pour son intéressante reconstitution d'un temple étrusque et sa somptueuse collection de bijoux. Un musée exceptionnel, tant pour les œuvres qu'il abrite que pour leur présentation.
- La galerie nationale d'Art moderne et contemporain : on y trouve des œuvres du XIXe siècle à nos jours. Parmi les plus intéressantes, on retiendra : quelques Courbet, Degas, Monet, Cézanne, etc. L'Arlésienne, Madame Ginoux et Le Jardinier de Van Gogh. L'étage supérieur est consacré à l'art du XXe siècle : Les Trois Âges de Klimt, des œuvres de Giacomo Balla et de Boldini, une salle dédiée à l'avant-gardisme avec Modigliani, Van Dongen, Braque, Mondrian, ainsi qu'un espace dédié au dadaïsme. Suivent des toiles des frères De Chirico, l'Ospedale de Felipe Casorati, un espace dédié à l'art sous Mussolini puis au second futurisme. On retiendra enfin des œuvres de la donation Guttuso, Figure allongé d'Henry Moore, Femmes de Giacometti, un mobile de Calder, les bronzes dorés de Pomodoro et Douze Apôtres de Tano Festa.
- La galerie Borghese : c'est là que se trouvent les plus belles œuvres de la villa Borghese. Le cardinal Scipion Borghese consacra 25 ans de sa vie à constituer l'une des plus importantes collections d'œuvres d'art du monde. Prenant sous son aile le Bernin, le Caravage, Rubens, Guido Reni ou encore le Dominiquin, il leur ouvrit sa villa qui devint une véritable école du baroque romain. Devant l'énorme succès public et pour assurer une visite de qualité, le temps de balade est limité à 2 h (30 mn pour la pinacothèque). Les œuvres sont sublimes. Citons pour commencer celles de la pinacothèque, au premier étage : Vierge à l'Enfant du Pérugin, Madone à l'Enfant avec saint Jean et anges de Botticelli, Sainte Famille de Fra Bartolomeo, la superbe Danae du Corrège, Prophète et ange de Carrache, Sacra Familia de Domenico Puligo, Portrait de Mercurio Bua de Lorenzo Lotto. À voir également : Cène de Bassano, Tobie et l'Ange de Girolamo Salvodo, Chasse de Diane du Dominiquin, Énée fuyant Troie du Baroche, Jeune Maure au chien de Cordier, Vierge à l'Enfant de Giovanni Bellini, une autre de Lorenzo Lotto et la Prédication de saint Jean Baptiste de Véronèse. Les vrais chef-d'œuvres de la pinacothèque sont trois fantastiques tableaux de Raphaël : Portrait d'homme, la Femme à la Licorne et la fascinante Déposition. On y découvre aussi la Pietà de Rubens et enfin l'Amour sacré et l'Amour profane de Titien, l'une de ses œuvres les plus célèbres, et qui est aujourd'hui le symbole de la villa Borghese.
Au rez-de-chaussée, on notera pour commencer la célèbre Pauline Borghese de Canova, qui représente un sommet de la sculpture néo-classique, ainsi que le relief antique la Fureur d'Ajax. On insistera surtout sur des chef-d'œuvres extraordinaires du Bernin, parmi lesquels David, une superbe œuvre de jeunesse, ainsi que deux de ses plus célèbres sculptures, Apollon et Daphné et le Rapt de Proserpine. On verra aussi d'autres sculptures et mosaïques antiques, mais on s'attardera sur six toiles exceptionnelles du Caravage, dont la Madone des palefreniers ou au Serpent, un fabuleux Saint Jérôme, Jeune garçon portant une corbeille de fruit et David avec la tête de Goliath.
Les musées du Vatican
L'état pontifical, enchâssé à l'intérieur de Rome, possède une collection d'œuvres d'art parmi les plus belles et les plus célèbres du monde. Celles-ci sont réparties dans onze musées extrêmement riches. Inutile de dire qu'il y a un monde fou, et qu'il vaut mieux commencer à faire la queue au moins une heure avant l'ouverture. Pour éviter trop de foule, essayez de venir hors saison et tôt en semaine. Ensuite, il faut cibler et regrouper vos centres d'intérêt. Sachez que la visite des chambres de Raphaël aux heures de pointe est particulièrement pénible. Tentez donc de la combiner de bonne heure avec la chapelle Sixtine. Voici les cinq plus beaux musées du Vatican, avec les pièces majeures. Internet : mv.vatican.va.
- La chapelle Sixtine : la chapelle la plus célèbre du monde renferme des œuvres exceptionnelles. Le décor des murs latéraux représente des scènes de la vie de Moïse et du Christ, réalisé par une pléiade d'artistes célèbres, sous la direction du Pérugin. À partir du Jugement dernier, à gauche, on trouve le Voyage de Moïse vers l'Égypte du Pérugin et du Pinturicchio, la Jeunesse de Moïse par Botticelli, le Passage de la mer Rouge et la Remise des Tables de la Loi par Rosselli, la Punition des Rebelles par Botticelli, les Derniers Jours de Moïse de Signorelli. À droite, le Baptême du Christ du Pérugin et du Pinturicchio, la Vocation des apôtres Pierre et André de Ghirlandaio, le Sermon sur la Montagne par Piero de Cosimo, le Christ remettant les clés à saint Pierre du Pérugin et la Cène de Rosselli. La voûte, achevée en octobre 1512, a été peinte par Michel-Ange, qui travailla seul et secrètement du haut de ses 22 m d'échafaudage. Des millions de visiteurs se tordent aujourd'hui le cou pour contempler les admirables séquences que sont la Création du Soleil et de la Lune, la Création de l'Homme (l'une des images les plus universelles qui soient), le Péché originel ou encore le fantastique Déluge. En 1533, Michel-Ange s'attaqua également à la décoration du grand mur de l'autel. Selon la légende, il peignit les 200 m2 et les 391 personnages du Jugement dernier en un temps record de 450 jours. Ce chef-d'œuvre est salué depuis sa création pour son époustouflante richesse de détails et de scènes.
- Les chambres de Raphaël : les fresques furent réalisées de 1508 à 1524. À la mort de Raphaël, elles furent reprises par ses élèves. On retiendra surtout la visite de trois chambres dédiées au maître italien. Dans la chambre d'Héliodore, on contemplera l'admirable Libération de saint Pierre au-dessus de la fenêtre, avec deux extraordinaires fresques sur les côtés : Héliodore chassé du Temple et Léon le Grand à la rencontre d'Attila. La chambre de la Signaturea connu les débuts de Raphaël en 1508. Le chef-d'œuvre de cette pièce est l'École d'Athènes, où l'artiste a mis en scène tous les grands penseurs de l'histoire : Platon (avec la tête de Léonard de Vinci), Aristote, Socrate, Diogène, Bramante, Épicure, Pythagore, Averroès, Héraclite (avec le visage de Michel-Ange), Euclide et Raphaël lui-même. De l'autre côté s'étale la superbe fresque de la Dispute du Saint-Sacrement. On remarquera aussi le sublime Triomphe de la Poésie et la Paroi de la Justice. Dans la chambre de l'Incendie du Borgo, Raphaël n'assura pratiquement que les dessins. On notera quelques belles œuvres comme le Couronnement de Charlemagne, la Bataille d'Ostie, le Serment de Léon III et évidemment l'Incendie du Borgo, réalisée par Raphaël lui-même et qui donne son nom à la chambre. On observera au plafond une Trinité du Pérugin qu'on n'osa pas recouvrir.
- La pinacothèque : elle est incontestablement l'une des plus riches collections de peinture d'Italie, et il est impossible de tout décrire. Les œuvres d'époque Renaissance sont exposées par école dans l'ordre chronologique. En voici les points forts : le Triptyque de Giotto, la belle Vierge à la ceinture de B. Gozzoli, les sublimes Anges musiciens de Melozzo da Forli, la sombre Pietà de Lucas Cranach le Vieux, la Pietà et la Vierge à l'Enfant de Carlo Crivelli et la jolie Vierge et Quatre Saints du Pérugin. La salle 8 est un enchantement pour les Raphaélistes. Ils pourront admirer un triptyque, la Madone de Foligno, le Couronnement de la Vierge et l'ultime œuvre du maître : la Transfiguration. Suivent ensuite : le Saint Jérôme de Léonard de Vinci (retrouvé miraculeusement en deux morceaux au XIXe siècle), l'extraordinaire Pietà de Giovanni Bellini, la Vierge de San Niccolo dei Frari du Titien, Sainte Hélène de Véronèse et une magnifique Déposition de Croix du Caravage qui annonce le baroque.
- Le musée Pio Clementino : là encore, impossible de décrire toutes ses richesses. On retiendra surtout l'émerveillement que l'on ressent en arrivant dans la cour de l'Octogone, le cœur du musée. On y admire l'Apollon du Belvédère, un marbre romain de 130 apr. J.-C qui est l'un des plus fascinants exemples de l'art gréco-romain. On retient surtout son souffle en admirant, en face, l'éblouissant Groupe du Laocoon, sans doute l'une des œuvres qui vous laisseront la plus vive émotion à Rome. Sculptée par trois artistes rhodiens, elle était déjà célèbre au Ier siècle après J.-C., puisque Pline l'Ancien en parle dans ses livres comme de la plus belle sculpture du palais de l'empereur Titus. Plus loin, on s'arrêtera pour contempler le Torse du Belvédère, sculpté au Ier siècle av. J.-C. et qui suscitait l'admiration de Michel-Ange.
- La galerie des Cartes géographiques : difficile de résister aux attraits de cette galerie longue de 120 m. On y découvre 40 cartes topographiques peintes à fresques en 1580, à la demande du Pape Grégoire XIII. Ce sont des témoignages exceptionnels de la géographie et de la cartographie de l'époque. On y voit toutes les régions d'Italie et les possessions de l'Église de l'époque, avec la Corse, présentée curieusement à l'envers. On notera, sur la carte du Latium, l'intéressante représentation de Rome.
Gastronomie
Spécialités culinaires de Rome
La cuisine romaine est une cuisine simple, saine, nutritive et savoureuse. Elle est très variée : spécialités à base de pâtes, de viande (blanche seulement), d'abats, de poisson (malheureusement très cher à Rome) et quantité de recettes à base de légumes. Cependant, elle n'est généralement pas particulièrement raffinée. C'est encore une cuisine qui respecte les saisons, donc proche de la nature et du terroir. Les Romains respectent la tradition culinaire qui impose le jeudi les gnocchi, le vendredi la morue (baccalà et le samedi les tripes.
Ingrédients essentiels : les plantes aromatiques, l'ail et l'oignon, mais aussi la sauge, le persil, le romarin, la menthe romaine, le poivron.
Les hors-d'œuvre (antipasti)
- Bruschetta : pain grillé frotté à l'ail, garni de dés de tomate, assaisonné de gros sel et arrosé d'huile d'olive.
- Crostini : tartines croustillantes garnies souvent d'une crème de foie de volaille.
- Supplì di riso : boulettes de riz frites avec à l'intérieur de la provatura - variante de la mozzarella.
Les premiers plats (primi piatti)
Vous aurez le choix entre la pasta et les soupes ou bouillons (minestre).
- Bucatini all'amatriciana : spaghettis géants avec un petit trou, poitrine fumée et sauce tomate avec un peu de piment, le tout saupoudré de pecorino romano râpé
- Fettuccine alla romana : pâtes en lanières qui sont une spécialité romaine, appelées ailleurs tagliatelle.
- Spaghetti (ou bucatini) alla carbonara : œufs battus avec de la poitrine fumée, de l'ail et du pecorino râpé - la version italienne de l'eggs and bacon.
- Spaghetti aglio, olio e peperoncino : façon typiquement romaine, de loin la plus simple. Agrémentée de piments (peperoncino) ou non, elle est parfois dénommée la pasta dei cornuti (cocus), car c'est la seule que la maîtresse de maison, revenant de chez son amant, a le temps de préparer pour son mari.
- Penne all' arrabbiata : à la sauce tomate pimentée.
- Gnocchi alla romana : le jeudi seulement, pour respecter la tradition. À base de semoule, saupoudrée de pecorino, parmigiano ou grana râpés.
- Gnocchi di patati : à base de pomme de terre.
- Rigatoni con la pagliata : pâtes courtes en forme de polochons de taille semblable aux boyaux d'agneau de lait.
- Ravioli con ricotta romana : farcies de ricotta.
- Minestra di fave (fèves), minestra di farro, minestra di pasta e lenticchie, stracciatella (bouillon de viande auquel est ajoutée une préparation à base d'œufs, de parmesan et de semoule, ainsi qu'une pointe de noix de muscade)... Ou bien encore les pâtes et brocolis au bouillon d'arzilla (petit poisson à frire).
Les seconds plats (secondi piatti)
- S'il est un plat qui caractérise la cuisine du Latium, c'est bien l' agneau . L'abbacchio al forno (jeune agneau de lait rôti au four) ou l'abbacchio alla cacciatora (en cocotte), ou bien encore à la poêle. À l'inverse, les côtelettes (scottadito di abbacchio) se cuisinent frites, panées ou encore grillées.
- Autre spécialité, la saltimbocca alla romana , qui est une escalope de veau farcie au jambon et à la sauge, le tout arrosé d'un peu de vin blanc.
- On ne peut, enfin, faire l'impasse sur la porchetta (cochon de lait rôti au feu de bois et parfumé d'herbes aromatiques) que vous trouverez non pas dans les restos, mais vendue comme des sandwichs dans les Castelli Romani.
- On trouve à Rome (en particulier dans le quartier du Testaccio) et dans sa région quantité de préparations à base d' abats .
- Pour sortir de l'ordinaire, jetez-vous sur les testine d'agnello al forno (têtes d'agneau au four), les intestins des jeunes veaux (la pagliata, souvent servie avec des rigatoni).
- Des poissons pêchés sur le littoral du Latium n'arrivent que des petits poissons à frire comme le palombo et l'arzilla.
- Du côté du Tibre, les ciriole (petites anguilles qu'on trouvait également dans les marais) ont quasiment disparu. On les préparait souvent avec des petits pois.
- En revanche, la morue est toujours omniprésente à Rome... le vendredi.
Les garnitures et légumes (contorni e verdure)
- Parmi les légumes, les artichauts sont un produit typique du Latium, proposés avant tout « à la juive » : carciofi alla giuda (une fois ôtées les feuilles externes, les plus dures, les artichauts cuisent la tête en bas dans une poêle d'huile bouillante). En dehors de cette préparation d'origine hébraïque que l'on trouve dans les restos du ghetto, les artichauts sont aussi proposés alla romana (farcis avec une préparation de menthe, d'ail).
- Autres légumes très prisés : les petits pois (piselli : carciofi coi piselli), les épinards (spinacci), les courgettes (zucchine), les aubergines (melanzane).
- Enfin, les fèves (fave), qu'on apprécie ici plus qu'ailleurs en Italie. C'est le plat typique du lundi de Pâques (Pasquetta).
Les desserts (dolci)
Les Italiens ne mangent pas beaucoup de sucreries en fin de repas, mais les préfèrent faites maison, ou alors ils les mangent l'après-midi.
- Bigne di San Giuseppe : beignets de saint Joseph - choux à la crème anglaise saupoudrés de sucre glace.
- Budino di ricotta : flan en forme de couronne à base de ricotta.
- Frappè : gâteau frit assez lourd que l'on mange en période de carnaval et en particulier le Jeudi gras.
- Tiramisù : gâteau à base de mascarporne (crème épaisse) et de biscuits imbibés de café, le tout saupoudré de cacao. On en donnait aux femmes de Trévise qui venaient d'accoucher pour les remettre sur pied.
Les fromages du Latium (i formaggi laziali)
- Le pecorino romano : le pecorino est un fromage de brebis qui se décline de différentes façons selon sa provenance. Pecorino toscano, pecorino sardo, pecorino siciliano... et pecorino romano. S'il est produit aujourd'hui principalement en Sardaigne, son origine vient de l'Agro Romano (la campagne romaine). Sa croûte est de couleur paille ou brune plus ou moins fraîche. Sa pâte est parsemée de trous, de couleur blanche ou jaune pâle. Affiné, son parfum et son goû seront prononcés... Autre précision : la marque d'origine est reconnaissable à une tête de brebis stylisée et à la mention « Pecorino romano »
- La ricotta : fromage frais d'une blancheur immaculée, elle est indispensable pour la préparation de nombreux plats romains (maccheroni con la ricotta, ravioli con ricotta romana...) et desserts. On la retrouve aussi comme fromage de table...
- La caciotta : la plus connue est celle d'Urbino, dans les Marches. C'est un fromage de brebis (3/4) et de vache (1/4). Ailleurs, c'est le nom qu'adopte toute l'Italie centrale (dont le Latium) pour désigner les fromages que font les bergers à partir de lait de vache et de brebis (ou de chèvre) ou d'un mélange de laits. La caciotta du Latium (caciotta dei colli laziali, caciotta di leonessa...) est produite dans l'Agro Romano de juin à novembre, ainsi que dans les Castelli Romani et l'Agro Pontina (régions de Pomezia, d'Aprilia et de Latina).
Les pâtes (pasta)
Premiers producteurs de pâtes sèches, les Italiens sont aussi les premiers consommateurs avec pas moins de 28 kg par personne et par an. Il faut savoir que les grandes recettes à base de spaghetti sont originaires du sud de l'Italie et de la région de Rome. On trouve toute sorte de formes, mais sachez que chaque région a ses propres pâtes. A Rome, les bucatini sont les plus populaires. Ce sont des pâtes bâtardes appartenant à la famille des maccheroni et qui se déclinent selon leur taille.
Boissons
Les vins du Latium (I vini laziali)
Les produits locaux s'apprécient toujours. Alors, amateur de vin ou non, partez à la découverte des vins du Latium (5,5 % de la production nationale). 15 % de la production du Latium ont droit à l'AOC locale (DOC). Ces dernières sont au nombre de 20 mais se divisent en trois fois plus de sottodenominazioni.
- Les routards se souviendront sans doute du blanc des Castelli Romani , région des châteaux romains au sud de Rome. Appellation générique qui regroupe plusieurs DOC dont le fameux frascati, mais encore le colli albani, le colli lanuvini, le marino et le montecompatri colonna. Les deux tiers de la production totale de DOC du Latium sont produits ici.
- En dehors des blancs fruités des Castelli Romani, qui se boivent comme du petit lait (vins de 10,5o à 11,5o seulement), le Latium produit dans la région de Viterbe un blanc fort réputé de Montefascione. Pour clore le chapitre sur le blanc, on oublie parfois de mentionner l'orvieto (classico ou non), que l'on retrouve dans la province de Viterbe, mais aussi et surtout dans les parages d'Orvieto (Ombrie).
- Les rouges abondaient naguère dans la région des Castelli Romani, avant la crise de phylloxéra qui détruisit les vignes pendant la dernière guerre. Aujourd'hui, les rouges font figure d'exception. Ils proviennent pour la plupart du sud de Rome (Châteaux romains, Frosinone) : velletri, cesanese del piglio... ou de cerveteri (au nord de Rome).
- Les vins de table (vini da tavola). Il y a de très bons rouges, à commencer par le torre ercolana (un des meilleurs rouges d'Italie ; région d'Anagni), le colle picchioni et le vigna del vassalo, provenant tous deux du même producteur (dans les Castelli Romani).
La sambuca
C'est le digestif traditionnel des Romains, auquel une marque est naturellement associée : Molinari, nom de la fabrique familiale fondée à Civitavecchia qui produit cet alcool à base d'anis. Il se boit frais et à toute heure. Sur la côte Adriatique, on met un peu de sambuca pour corriger son café(caffè corretto). À Rome, on le corrige non pas avec de la sambuca, mais avec de la grappa.
Café
Rares sont ceux qui, au bar, demandent un simple espresso : certains le souhaitent ristretto (serré), lungo (allongé) ou encore macchiato (« taché » d'une goutte de lait).
Ne pas confondre le café au lait (caffè con latte) avec le fameux cappuccino, espresso coiffé d'une mousse de lait et éventuellement saupoudré d'un peu de cacao.
Citons aussi le caffè corretto, « corrigé » d'une petite liqueur.
Transports
Transports en commun
Procurez-vous les fascicules comme le Roma Città : Bus-Tram-Metro avec un plan très précis des transports en commun de Rome. Vous le trouverez, sauf rupture de stock, à l'office de tourisme et dans toutes les stations de métro.
Billets
Il existe des abonnements annuels ou mensuels (abbonamento annuale o mensile), valables pour le métro, le bus, ainsi que le train si vous ne sortez pas de la commune de Rome. Le billet hebdomadaire (carta settimanale ou CIS), qui permet d'utiliser tous les transports en commun dans Rome, sera indispensable à ceux qui restent au moins quatre jours et qui se déplacent un minimum. Pour moins de quatre jours, on songera plutôt à ces billets valables autant de fois qu'on le veut mais pour une journée seulement (biglietto giornaliero ou BIG).
Dernière possibilité (peut-être la plus utilisée finalement), le billet normal (biglietto a tempo ou BIT), valable 75 mn pour le bus, mais limité à un seul trajet pour le métro et le train urbain. Compter environ 1 pour un BIT, 4 pour un BIG et 16 pour une CIS.
Le bus
Attention : contrairement à ce qui se fait avec le système français, il est impossible d'acheter des titres de transport à l'intérieur des bus. Les tickets de bus des réseaux urbains sont en vente dans les kiosques à journaux, les bureaux de tabac, certains distributeurs automatiques (que l'on vous déconseille d'utiliser tellement elles sont étranges), ainsi que dans quelques magasins autorisés (signalés par un autocollant).
Cependant, les minibus électriques du centre historique et les tramwaysdes lignes les plus récentes sont équipés de distributeurs de tickets.
Le métro
Il fonctionne tous les jours de 5 h 30 à 23 h 30 (0 h 30 le samedi) avec une moyenne d'un train toutes les 7 à 10 mn. Très pratique mais malheureusement limité à deux lignes (A et B).
Seul point de jonction : Termini. La future ligne C du métro qui reliera la villa Borghese à la vigna Clara (nord de Rome) en passant par le centre historique n'est pas prête de voir le jour en raison des difficultés archéologiques invoquées par le Ministère des Biens culturels.
Le scooter
Parcourir Rome en scooter est sans doute très pratique, mais si vous n'en avez encore jamais fait, ce n'est vraiment pas le moment de commencer. La circulation est plus que chaotique, et vous serez sans doute impressionné par la marée de scooters qui s'arrêtent en première ligne, devant les voitures, à chaque feu rouge. Depuis peu, le port du casque est obligatoire car le nombre d'accidents en Italie dépassait tout entendement. Une dernière recommandation : vérifiez que vous êtes bien assuré car un accident est vite arrivé
La bicyclette
On trouve quelques loueurs de vélos. Un seul problème, ça monte ! De plus, il faut savoir slalomer entre les voitures et ça, franchement, ce n'est pas gagné. Mêmes recommandations que pour le scooter. On vous aura prévenu !
Le taxi
Il a mauvaise réputation et ce n'est pas totalement injustifié. Ne prendre que des taxis officiels, généralement de couleur blanche ou jaune. Des suppléments peuvent être exigés pour des bagages, des services de nuit ou les jours de fête. En cas d'absence de compteur, n'oubliez pas de bien fixer le prix de la course avant de partir, sinon, changez de taxi. Si vous avez peur d'être roulé comme un bleu, ce qui heureusement n'arrive quand même pas trop souvent, il y a dans chaque taxi une fiche bien lisible (portant le numéro de taxi) dressant la liste (un peu longue comme toujours !) des différents suppléments à ajouter au prix indiqué par le compteur. En gros, compter 6 à 15 pour une course dans le centre-ville, et de 40 à 50 pour l'aéroport de Fiumicino.
Il n'est pas toujours facile de trouver un taxi à Rome en dehors de certaines heures. La nuit, par exemple, sachez que vous avez quelques chances d'en trouver un piazza dei Cinquecento (devant la gare Termini), piazza Venezia, largo Torre Argentina, corso Rinascimento ou piazza di Tor Sanguina (à côté de la piazza Navona), piazza del Popolo, piazza Risorgimento (Parati)... mais aucun place Saint-Pierre, alors qu'en pleine journée les voitures jaunes ou blanches y grouillent.
La voiture
Pas franchement conseillée pour visiter Rome, mais fantastique pour visiter les environs ! Les stations-service sont fréquentes sur les autoroutes où elles ne ferment pratiquement jamais. Modernité oblige, elles acceptent quasiment toutes les cartes de paiement, Visa, MasterCard. Mais comme on n'a toujours pas mis les autoroutes au cœur des villes, on trouve d'autres stations-service dans la città. En général, celles-ci sont fermées entre 12 h 30 et 15 h 30 (la sacro-sainte sieste), mais cela dépend du temps, de l'endroit et…de l'âge du capitaine. Dans ce créneau horaire et le dimanche, il y a souvent un distributeur automatique qui ne délivre jamais de tickets. Pour les irréductibles de la voiture , quelques principes s'imposent.
Quelques principes de conduite à la romaine
Pour conduire sereinement en Italie, il est indispensable de coller le plus près possible au code de la route local. Il semble ainsi que le panneau « STOP » ne soit pas autre chose qu'un élément de mobilier urbain purement décoratif. Veillez à le respecter très modérément, de façon à ne pas briser le rythme de la circulation. Ensuite, sachez que la priorité n'existe pas. Tout n'est qu'une question de rapport de forces et de bon sens. Chacun sait quand il peut s'imposer et quelle limite ne pas dépasser. Ce qui compte, c'est l'esprit de décision, ce qui n'exclut jamais la prudence. Au feu orange, passez au lieu de freiner, tout en gardant un œil sur le croisement. Le rétroviseur est un accessoire quasiment inutile. L'essentiel, c'est de surveiller ce qui est devant soi en partant du principe que chacun se méfie de celui qui est devant lui. Le klaxon est très souvent utilisé pour beaucoup de raisons, et la plupart du temps sans raison aucune. C'est un rite, jamais un signe d'énervement.
Sécurité
Vous serez étonné du faible nombre d'accidents ou d'accrochages en ville. Le manque d'agressivité dans les rapports entre automobilistes, l'esprit de décision, la reconnaissance des rapports de forces calculés, le respect d'un certain consensus à défaut de code sont à l'origine de cette situation « idyllique ». Finalement, vous apprécierez cette forme de liberté, cette « anarchie » raisonnable, ce refus de contraintes (pas de casque, pas de ceinture de sécurité), ce pied de nez gentillet à l'autorité policière, qui d'ailleurs n'intervient que pour des choses graves.
Stationnement
Vous constaterez que le plus difficile en voiture, c'est de pouvoir s'arrêter. Chaque lieu touristique ou administration possède son parking plus ou moins officiel. N'hésitez pas à les utiliser et ne vous sentez pas agressé (ou ne tentez pas de vous esquiver) si le gardien vient vers vous : votre voiture sera réellement en sécurité, ne mégotez pas pour quelques euros. Donnez-les-lui d'ailleurs directement, d'un geste sûr, il verra que vous êtes « du coin ». Le paiement peut vous être demandé à l'arrivée ou au départ.
Vous remarquerez également que l'on se gare n'importe comment. Renoncez à votre créneau savant, à 15 cm du trottoir. Vous risquez de prendre du temps, de bloquer la circulation, d'occuper de la place surtout ! Ayez du sens civique. Quand vous voyez que la plupart des gens se garent en épi en grimpant sur le trottoir, faites de même.
Le problème du stationnement en ville sera l'un de vos cauchemars si vous conservez une attitude trop disciplinée. Attention malgré tout à la sévérité de la police si vous vous garez dans une zone d'enlèvement (zona rimozione). Votre véhicule finira à la fourrière avec une note salée.
Un peu d'histoire
La fondation
Selon la légende, Rome fut fondée en 753 avant J.-C par Romulus. Lui et Remus étaient deux frères descendants des Troyens, abandonnés et élevés par une louve. Romulus aurait fondé Rome en traçant les limites de la ville avec une charrue. Son frère Remus s'étant moqué de lui en sautant par-dessus le fossé, Romulus l'aurait tué en prononçant ces mots : « Ainsi périsse quiconque, à l'avenir, franchira ces murailles ». En réalité, ce sont les Etrusques, un peuple encore méconnu, qui ont unifié les indigènes du Latium et érigé le premier mur d'enceinte vers le VIIIe siècle av. J.-C. Ils ont ensuite réparti les habitants en quatre quartiers, organisé l'armée et construit les premiers grands monuments comme le temple de Jupiter capitolin, le temple de Vesta sur le forum et le Grand Cirque. Rome est déjà la plus puissante cité du Latium quand la monarchie étrusque est renversée par l'aristocratie romaine en 509 av. J.-C., mettant en place un système républicain.
La République romaine
Premiers aspects
Le gouvernement républicain reposait sur l'équilibre des pouvoirs, obtenu par le contrôle mutuel des différentes classes politiques : sénateurs, magistrats et peuple. La République romaine étendit petit à petit son pouvoir à l'Italie centrale puis entama la conquête du Bassin méditerranéen. En moins de 40 ans, Rome acquit la Sicile, la Macédoine, l'Asie Mineure, l'Afrique du Nord et l'Espagne. Pour contrer cette expansion, la puissante cité de Carthage (non loin de l'actuelle Tunis) déclencha la seconde guerre punique. Hannibal, un général carthaginois reconnu comme un des plus grands chefs de guerre de l'Antiquité, traversa l'Espagne, les Pyrénées, le sud de la Gaule, et franchit les Alpes à la tête d'une armée formidable avec des éléphants en guise de cavalerie. Il accumula une impressionnante sériAe de victoires contre les Romains, mais au lieu de pénétrer facilement dans Rome, il commit l'erreur de s'attarder à Capoue, entre Rome et Naples, et dont les « délices » s'avérèrent fatales à l'ardeur martiale de ses soldats. Rome réorganisa ses défenses, dépêcha son armée en Afrique avec Scipion l'Africain à sa tête, et Hannibal fut battu à Zama en 202 av. J.-C. Rome était désormais maître de tout le Bassin méditerranéen. Sous l'impulsion du sénateur Caton, Carthage, jugée trop dangereuse, fut même rasée en 146 avant J.-C.
Un colosse aux pieds d'argile
Dès le IIe siècle av. J.-C., la nouvelle dimension de la République romaine changea la société. Le divorce fut autorisé, la femme disposa de ses biens, la famille perdit de son autorité. L'aristocratie limita même les naissances. On vit alors apparaître un Romain plus fin, cultivé et intéressé à la vie publique. Mais une grave crise sociale causa la chute de la République. La classe rurale s'étant énormément appauvrie, de graves révoltes éclatèrent. Spartacus fut ainsi à la tête de la plus importante révolte d'esclaves, laquelle finit en un bain de sang en 71 avant J.-C. Pour reconsolider la République, trois consuls, Crassus, Pompée et César, formèrent le premier triumvirat.
Les derniers soubresauts de la République
César soumit la Gaule, la Bretagne et les Germains, écrasant le chef gaulois Vercingétorix à Alésia. Pendant ce temps, l'anarchie menaçait Rome. Le triumvirat fut dissous après la nouvelle de la mort de Crassus, et Pompée se fit nommer Premier consul extraordinaire, avec les pleins pouvoirs. Il exigea le rappel de César et le licenciement de ses troupes. Furieux, celui-ci marcha sur Rome avec ses légions, se rendit rapidement maître de tout le pays, et fut nommé dictateur en 49 avant J.-C. Vaincu, Pompée s'enfuit en Grèce, et César l'écrasa à Pharsale. Il se réfugia alors en Égypte Aoù il fut assassiné par le roi Ptolémée XIII qui crut ainsi s'attirer les faveurs de Rome. César s'intéressa alors d'un peu plus près à ce pays et fit remplacer Ptolémée par sa sœur Cléopâtre. De retour à Rome, il entreprit une série de réformes tendant à rétablir un peu d'ordre et de justice en faveur du petit peuple et des paysans. Nommé dictateur à vie en 44 avant J.-C., il est assassiné la même année par une conjuration dont faisait partie son propre fils adoptif, Brutus.
L'Empire romain
Règlements de comptes
Après la mort de César, c'est son neveu Octave qui parvint à s'imposer. Avec Marc Antoine, l'ancien lieutenant de César, et Lépide, l'ancien maître de cavalerie, ils formèrent le deuxième triumvirat en 43 avant J.-C. Ils éliminèrent le parti républicain en faisant assassiner Cicéron, écrasèrent les conjurés Brutus et Cassius, puis se partagèrent le monde romain : Octave prit l'Occident, Lépide l'Afrique et Marc Antoine l'Orient. Mais ce dernier tomba éperdument amoureux de Cléopâtre, livra à l'Égypte toutes ses possessions, et nourrit l'ambition de créer un nouvel empire cosmopolite, à la fois hellénique et oriental. L'Occident romain, si fier de ses valeurs, vit alors en lui un traître à abattre. Vaincu en mer à Actium en 31 avant J.-C. par Octave, Marc Antoine se donna la mort sur une fausse annonce du suicide de Cléopâtre. Lépide ayant été déposé en 36, Octave régna désormais seul.
Le premier Empire
Pour la première fois, toutes les terres bordant la Méditerranée appartinrent à un même ensemble politique. Octave, à qui le Sénat décerna le titre d'Augustus en 27 avant J.-C. tenta d'en faire un État unifié et d'y instaurer un ordre nouveau. Il commença par garantir les frontières et réorganiser l'administration des provinces. Pendant ses 47 ans de règne, il édifia une civilisation impériale conciliant la satisfacAtion des besoins nouveaux et le respect de l'ancien patrimoine culturel romain. Le « siècle d'Auguste » vit ainsi le triomphe de la littérature latine classique : Virgile, Tibulle, Properce, Ovide et Tite-Live. C'est aussi à cette époque que se définit l'art romain. La concentration urbaine entraîna la construction d'édifices gigantesques (amphithéâtres, thermes, aqueducs...) et les jardins, les fontaines et les villas « de plaisance » se multiplièrent.
L'ère chrétienne et Néron
Les premiers pas de la chrétienté sont extrêmement flous historiquement et ne reposent que sur les dogmes de l'Église catholique. Selon la tradition, Saint Pierre arriva à Rome après maintes tribulations et en devint le premier évêque, avant d'être martyrisé sous Néron en l'an 64. Il serait enseveli sur le mont Vatican, au lieu même où s'élève la basilique qui porte son nom. Néron, un arrière-petit-fils d'Auguste ayant eu pour précepteur le philosophe Sénèque, se révéla être un despote sanguinaire, extravagant et déséquilibré. Doté à la fois d'une étrange sensibilité et d'une peur constante, il fit tour à tour exécuter toutes les personnes qu'il avait aimées dans son entourage, à commencer par sa propre mère. Accusé d'être à l'origine du grand incendie de Rome en 64, il en détourna habilement la responsabilité sur les chrétiens qu'il fit alors persécuter. Petit à petit, le mécontentement grandit jusqu'à devenir une opposition ouverte. Galba fut proclamé empereur et Néron, déclaré ennemi public, fut chassé de Rome puis littéralement poussé au suicide.
L'âge d'or de l'Empire romain
L'apogée de l'Empire romain se situe autour du règne des empereurs Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin et Marc Aurèle, période allant de l'an 96 à l'an 192. Ce deuxième siècle vit s'installer des régimes stables, modérés, à un moment où le monde romain atteignait sa plus grande extension et consolidait ses nouAvelles frontières. La civilisation urbaine est à son apogée, la vie intellectuelle est brillante, d'autant plus qu'elle se trouve enrichie par le brassage des cultures entre l'Italie et les provinces. C'est d'ailleurs pendant cette période que Rome est la plus cosmopolite et la plus polyglotte, à l'image du Sénat dans lequel siégent à égalité des élus venus de tous les coins de l'Empire.
L'Empire est débordé
À partir du règne de Marc Aurèle, les Barbares commencent à s'agiter aux limites de l'Empire (Orient et Germanie). Septime Sévère, un Africain, fut porté au pouvoir par ses soldats et sortit vainqueur d'une sanglante guerre civile. La dynastie des Sévères changea la nature du régime : l'armée fut favorisée et intervint désormais dans la vie politique, la bureaucratie fut renforcée et le poids de l'État s'accrut. En l'an 212, Caracalla donna à tous les hommes libres de l'Empire romain la citoyenneté romaine : l'unité romaine devint une réalité. À partir des années 230, l'Empire subit un assaut généralisé de la part des barbares. À plusieurs reprises, Alamans, Francs, Goths et Perses ravagèrent les provinces. Parallèlement, l'empire s'affaiblit à cause de problèmes de succession, de troubles sociaux, de révoltes paysannes et de problèmes économiques et religieux, la persécution des chrétiens devenant pour la première fois systématique et universelle.
L'essor du christianisme
En 306, Constantin Ier fut proclamé premier empereur chrétien par ses légions de Germanie. Au même moment à Rome, Maxence, porté par sa garde prétorienne, devenait lui aussi empereur. Le choc final se produisit en 312, à la bataille du Pont-Milvius. Le vainqueur, Constantin, favorisa ouvertement la religion chrétienne par l'édit de Milan en 313. Peu de temps après avoir été baptisé, Constantin mourut et sa dépouille fut ensevelie dans l'église des Saints-Apôtres de CoAnstantinople. À sa mort, Rome, qui n'était plus résidence impériale depuis 285, vit s'élever les premières basiliques chrétiennes grâce aux donations de l'empereur. Elles s'installèrent à la périphérie de la ville, sur les emplacements des cimetières chrétiens devenus lieux de pèlerinage. La toute première fut établie sur une propriété impériale à côté du palais Latran, lequel sera la résidence des papes et le siège des services pontificaux de 313 à 1304, date à laquelle le pape Nicolas V les transférera au Vatican. Nicolas V fit aussi démolir la première basilique Saint-Pierre (élevée, selon la tradition, sur la tombe même de ce dernier par Constantin) pour en reconstruire une plus proche des goûts architecturaux de l'époque.
L'Église au pouvoir
Débuts et expansion de l'Église romaine
De Jérusalem, le christianisme se répandit dans la diaspora juive et le monde gréco-romain Dès le IIe siècle, l'évêque de Rome possédait une certaine prééminence, le « primat de Pierre » étant un fondement de l'autorité pontificale. Quand l'Église se développa dans le cadre de l'Empire romain grâce à Constantin Ier, elle reçut une position officielle qui marqua une étape fondamentale dans son histoire. Théodose le Grand (379-395) fut le dernier empereur à régner sur l'ensemble du territoire de l'Empire. Il le partagea entre ses deux fils : Honorius pour l'Occident et Arcadius pour l'Orient. C'est sous son règne que le christianisme devint religion d'État. Ainsi, pour la première fois, Rome se soumit à la puissance de l'Église.
Rome perd sa toute-puissance
Sous le règne d'Honorius, en 410, les Wisigoths du roi Alaric pénétrèrent dans Rome. Depuis Ravenne, Honorius refusa d'accorder à Alaric l'or et les dignités qu'il convoitait, et, en représailles, les Wisigoths pillèrent Rome. La chute de la ville, inviolée depuis plus de huit siAècles, provoqua un énorme retentissement. Par la suite, les Vandales pillèrent Rome en 455, sans toutefois massacrer la population ni incendier la ville selon un accord passé avec le pape Léon Ier. Vinrent ensuite les Ostrogoths du puissant roi Théodoric qui, eux, occupèrent toute l'Italie, la France méridionale jusqu'à Arles, et la Yougoslavie actuelle. Théodoric maintint une séparation très stricte entre les Romains et les Goths. La carrière militaire était réservée aux Goths et la carrière des fonctions civiles aux Romains. Quand il se rendit à Rome en l'an 500, il fut accueilli comme un empereur romain par le Sénat, le peuple et le 51e pape, Symmaque.
L'Église : un État dans l'État
Le 14 avril 754, à Quierzy, au nord-ouest de Paris, le pape Étienne II rencontra Pépin le Bref, roi des Francs, pour signer un traité qui donna à l'Église un État placé sous la souveraineté des papes. En échange, le pape reconnut la légitimité royale de la dynastie des Carolingiens. Cette alliance permit à l'Église de se dégager de la tutelle politique de Byzance et de renforcer les liens entre le royaume franc et la papauté. L'Europe chrétienne à travers Rome ne suivit pas la voie tracée par les savants de l'Antiquité (Aristote, Ératosthène, Ptolémée...). Ce sont des siècles d'obscurantisme, et les géographes chrétiens durent consacrer toute leur énergie à donner du monde une vision théologiquement conforme aux dogmes de l'Église. Après de nombreuses péripéties politiques qui menèrent le siège de l'église catholique jusqu'en Avignon, Urbain VI fut le premier pape élu de nouveau à Rome en 1378. En 1427, Rome redevint le centre de la chrétienté après le Grand Schisme. Mais parallèlement à cet apaisement des tensions religieuses, Rome allait vivre un mouvement de contestation qui trouva son mode d'expression dans l'art.
La Renaissance
La religion perd son pouvoir sur l'art
Le terme de « renaissance » fut utilisé pour la première fois par le peintre Giorgio Vasari. Il désigne le vaste mouvement littéraire et artistique qui se développa en Italie - puis de là dans toute l'Europe - aux XVe et XVIe siècles. Bien sûr, la rupture avec le Moyen Âge ne fut pas totale, tout comme l'humanisme de la Renaissance ne se limita pas à redécouvrir les connaissances de l'Antiquité. Et si les valeurs religieuses n'occupèrent plus la première place qui leur permettait d'exercer le contrôle absolu sur toutes les autres disciplines, elles conservèrent malgré tout leurs droits et leur poids, comme le prouvent les exactions de l'Inquisition. L'élection en 1447 du pape Thomas de Sarzana, un humaniste respecté, marqua une période harmonieuse et épanouie dans l'histoire de l'Église, qui allait aboutir à la reconnaissance de la souveraineté des papes à Rome. Ayant pris le nom de Nicolas V, « le » pape de la Renaissance travailla de son côté à rebâtir et à fortifier Rome, et à lui rendre sa splendeur de l'époque antique. La ville devint une véritable capitale artistique et de nombreux monuments et palais fleurirent.
L'Italie déchiré
Si la Renaissance marque une période prospère à Rome pour l'art et les lettres, il en va tout autrement du point de vue économique et politique. Charles VIII, roi de France, envahit l'Italie, exposant ainsi au grand jour la faiblesse militaire et la désunion politique de la péninsule. Français, Espagnols et Autrichiens profitèrent de la faiblesse de Rome et de son manque de réactivité vis-à-vis des autres villes pour perpétrer plusieurs occupations.
Rome rêve de liberté
Les années Bonaparte
La tranquillité des Romains est bouleversée par la Révolution française. Rome se retrouve occupée, un régime républicain installé et Pie VI emAmené en captivité en France. L'émotion est vive partout dans le pays, et l'action de Napoléon, avec sa campagne d'Italie en 1796, va définitivement créer un sentiment nationaliste à Rome et dans toute la péninsule. Sous l'Empire napoléonien, l'autorité millénaire des papes est bafouée, la ville est pillée, occupée, annexée puis déclarée deuxième ville de l'Empire. Désormais, les Italiens se révolteront à l'unisson, et le destin de Rome sera indissociable du reste de l'Italie.
Vers l'unité de la péninsule
Le traité de Paris, en 1814, donna l'Italie aux Autrichiens. Mais le mouvement nationaliste devint de plus en plus actif, et des insurrections éclatèrent dans le pays pour réclamer une république. En 1848, toutes les villes italiennes connurent une certaine agitation et le roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert Ier, déclara la guerre à l'Autriche. La cause italienne fut néanmoins rapidement écrasée. Cavour, ministre auprès du roi Charles-Albert et de son successeur Victor-Emmanuel II, devint le véritable maître de la politique piémontaise. Avec Garibaldi, il fut le maître d'œuvre de l'unité italienne. Le 14 janvier 1858, Orsini tente d'assassiner Napoléon III. Avant d'être exécuté, Orsini écrivit à Napoléon III pour le supplier d'intervenir en faveur de l'unité italienne. Impressionné par la teneur de la lettre, l'empereur conclut un accord avec Cavour : la France fournirait 200 000 hommes pour aider à la libération, mais en échange le Piémont céderait la Savoie et le comté de Nice. Un peu réticent au début, Cavour réalisa plus tard la nécessité de ce sacrifice. En 1859, Garibaldi leva une armée de 5 000 chasseurs et vainquit les Autrichiens à Varese et à Brescia. L'année suivante, il s'empara de la Sicile et de Naples.
Rome italienne
Victor-Emmanuel II fut proclamé roi d'Italie en mars 1861. Son royaume comprenait le Piémont, la Lombardie, la Romagne, Parme, Modène, la Toscane, le royaume des Deux-Siciles, les Marches et l'Ombrie. Après le rattachement de Venise, il ne restait plus que le problème de Rome, que ni les Français ni le pape n'avaient l'intention d'abandonner. Le 18 juillet 1870, le XXIe concile œcuménique proclama l'infaillibilité du pape. Bien que les forces armées françaises se fussent retirées du territoire dès le mois de décembre 1861, les forces pontificales se composaient largement de Français. Le 4 septembre 1870, la nouvelle de la chute de l'Empire français parvint en Italie. Les troupes pontificales baissèrent immédiatement les armes devant les Italiens et Rome rejoignit la jeune nation.
Le vingtième siècle
Le Vatican
Quand Rome devint capitale de la nouvelle Italie, le pape se considéra comme prisonnier, tout comme ses successeurs. Le problème ne fut résolu qu'en 1929, sous l'impulsion de Benito Mussolini, lors des accords du Latran. Le gouvernement italien proposa un acte connu sous le nom de Loi des Garanties Papales, où l'Italie reconnaissait l'idée d'une Église libre dans un État libre, la personne du pape étant considérée comme sacrée. Il lui fut accordé annuellement une somme de 3 225 000 lires, les propriétés du Vatican à l'intérieur même de Rome et du palais du Latran, ainsi que la villa de Castel Gandolfo. Il put aussi entretenir une petite force pontificale : les fameux gardes suisses.
Le fascisme
Rome, tout comme le reste de l'Italie, connut de grosses difficultés à la fois économiques et politiques. Mussolini et ses Chemises noires donnèrent un temps l'illusion d'une prospérité qui profita surtout à la petite bourgeoisie. Rejeté par les démocraties occidentales, Mussolini trouva en Hitler une âme sœur. Littéralement occupée par les Allemands, l'Italie fut la première des forces de l'Axe à subir l'assaut des Anglais et desA Américains. Rome en fut durement touchée.
L'après-guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, l'Italie était dans une situation dramatique. Devenue république par référendum en juin 1946, l'Italie a connu une vie politique particulièrement agitée. La mainmise de la mafia sur l'économie n'y est pas étrangère, d'autant que ses réseaux ont même infiltrés les couloirs des chambres parlementaires. Entre 1947 et 2001, 58 gouvernements différents se sont succédés. Tout a semblé prendre une nouvelle tournure dans les années 1990, avec des signes forts de l'État et une opération « mains propres » conduisant à un grand nettoyage de la vie politique (1 500 personnes mises en examen dont 251 parlementaires).
Mais si l'on donne un grand coup de pied dans la fourmilière, ce qui permet à l'Italie de se débarrasser de politiciens corrompus (comme Bettino Craxi ou encore Giulio Andreotti), de nouveaux visages voient le jour. C'est ainsi qu'Umberto Bossi apparaît, et cherche peu à peu à fanatiser les Italiens du Nord pour leur vendre son concept de Padanie, « pays » aux frontières incertaines. De nouvelles têtes donc…mais l'expérience ne dure pas et la gauche revient au pouvoir en 1996. L'Italie semble alors reprendre sa route vers l'Europe dans une relative sérénité, le gouvernement essayant de travailler dans la durée. Mais « l'Olivier » (nom de la coalition de gauche) est miné par les divisions internes, affaibli par le long exercice du pouvoir ainsi que l'accomplissement de la marche forcée vers l'Europe.
L'Italie de Berlusconi
Silvio Berlusconi, 23e fortune planétaire, n'a pas fait ses premières armes en politiques. Ancien chanteur sur des bateaux de croisières, il commence dans les années 1970 une carrière dans l'immobilier, qui se poursuit avec la construction de l'empire médiatique qu'on lui connaît. Il se dirige vers la politique en 1993, en créant son parti « Forza Italia ». Aidé en grande partie par ses chaînes de télévision, il gagne les élections présidentielles et crée son premier gouvernement qui ne tiendra que 8 mois. Passé dans l'opposition, Berlusconi resserre petit à petit le contrôle des médias, écrase le débat politique qu'il remplace par des reality-show. Face à l'émiettement des forces politiques (174 partis et mouvements enregistrés en 2001 !), les Italiens sont tentés par la solution de l'homme providentiel. On apprécie la success story de cet homme, parti de rien et aujourd'hui à la tête d'un empire financier, la Fininvest – qui a la mainmise à la fois dans le secteur de l'immobilier, mais aussi dans celui de l'édition, du cinéma, de la télévision, d'Internet et du sport (avec le Milan AC).
C'est ainsi qu'en 2001, il devient président du Conseil. Au programme : une politique ultra-libérale (notamment dans le domaine de la fiscalité), des privatisations et des grands travaux. En fait, il excelle essentiellement dans l'art d'élaborer des lois qui l'avantagent lui et ses proches. Malgré l'échec de sa politique (économie de crise, discrédit sur le plan international, société fragmentée), les nombreuses controverses et dérapages verbaux, il reste à la tête du Conseil des ministres jusqu'aux élections législatives d'avril 2006, qui mettent fin à 5 années de pouvoir.
Changement de cap
Après un coude à coude difficile à démêler, c'est finalement Romano Prodi, le leader de l'Unione (coalition de gauche) qui est sorti vainqueur des dernières élections. Victoire amère pour la gauche, car même si Berlusconi n'a pas été réélu, les Italiens sont loin de l'avoir rejeté. Malgré sa défaite, au demeurant très courte, son parti est toujours le premier parti politique du pays par son poids électoral. De quoi peser sur la majorité – plutôt précaire- de Prodi, à qui il ne reste qu'une marge de manœuvre étroite. D'autant plus que cette coalition hétéroclite, qui place des catholiques progressistes au côté de l'extrême gauche, doit désormais trouver une ligne d'action commune, vu que leur objectif premier, qui était de chasser Berlusconi, a été atteint. Affaire à suivre…
Nos meilleures offres
110€*
Hôtel Rome
Rodrigo de Vivar
Loisirs RomeProfitez d'offres exclusives internet !
194€* Vol Rome
Recevez nos bons plans avant tout le monde
publicité


