Voyazine, le magazine de voyages-sncf.com
Côte d'Azur

Côte d'Azur

Drapeau France





Qu'on l'adule ou qu'on l'exècre, la Côte d'Azur, terre bénie des dieux, s'apparente à la caverne d'Ali Baba. On y trouve tout et son contraire, sous le soleil exactement. Mieux vaut parfois quitter le littoral surpeuplé sans tarder, visiter Saint-Tropez au petit matin, et vagabonder dans l'arrière-pays. Car la « Côte » ne se limite plus à la côte. Certes, les corniches entre Nice et Menton sont sublimes. Le rouge de l'Estérel plongeant dans le bleu méditerranéen inoubliable. Ici, les Alpes s'échouent dans la mer. Il existe encore des coins qui n'appartiennent qu'aux curieux, à ceux qui savent sortir de ces sentiers battus, mais charmeurs, que sont la Croisette ou la Promenade des Anglais. Forêts inconnues aux riches senteurs aromatiques et pittoresques villages hauts perchés vous attendent. La luminosité et le bleu du ciel vous feront oublier les limousines tapageuses, les bourgeoises trop maquillées et les rouleurs de mécaniques. Ce n'est pas un hasard si Renoir, Van Gogh, Bonnard, Cézanne y ont puisé la poésie de ses charmes : la Côte d'Azur brille toujours !

Carte d'identité

Région PACA

- Superficie : 31 400km².
- Préfecture régionale : Marseille.
- Préfectures : Digne, Gap, Nice, Toulon, Avignon.
- Population : 4 534 000 habitants.
- Population active : 1 892 000 habitants.
- Densité : 145 hab./ km².
- Taux de chômage : 11,7 %.
- PIB régional : 95,67 millions d'euros (3e rang national).
- Spécialités industrielles : chimie, construction navale, armement.
- Agriculture : vins, fruits, légumes, fleurs et plantes.
- Économie : Comme dans de nombreuses régions, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué ces vingt dernières années. Les Alpes-Maritimes et le Var sont les premiers producteurs français de fleurs coupées. À l'intérieur des terres, l'élevage est prédominant en haute et moyenne montagne ; les autres ressources sont les céréales et la vigne. Le Var est aussi le 2e département forestier de France et le 1er producteur français de miel et de rosé
Le Var est le premier département touristique français (pour le nombre annuel de nuitées). La population fait plus que doubler l'été. Parallèlement, le tourisme d'affaires se développe.
Les entreprises de haute-technologie ont diversifié l'économie du département et ont relancé son développement. Le parc scientifique de Sophia-Antipolis constitue la 1e technopole d'Europe.

Le Var

- Superficie : 5 973km².
- Population : 946 300 habitants.
- Densité : 158 hab./ km².
- Préfecture : Toulon.
- Sous-préfectures : Brignoles, Draguignan.

Les Alpes-Maritimes

- Superficie : 4 299km².
- Population : 1 046 000 d'habitants.
- Préfecture : Nice.
- Sous-préfecture : Grasse.
- Particularité : l'agglomération niçoise représente plus de la moitié de la population totale du pays.

Infos pratiques

Renseignements touristiques

- Comité régional du tourisme Provence-Alpes-Côte d'Azur : Les Docks Atrium 10.5, 10, place de la Joliette, BP 46214, 13567 Marseille Cedex 02. Tél. : 04-91-56-47-00. Internet : www.decouverte-paca.fr.
- Comité régional du tourisme Riviera-Côte d'Azur : 400, promenade des Anglais, BP 3126, 06011 Nice Cedex 03. Tél. : 04-93-37-78-78. Internet : www.guideriviera.com. Envoi de documentation sur demande. Très efficace.
- Comité départemental du tourisme du Var : 1, bd Foch, BP 99, 83003 Draguignan Cedex. Tél. : 04-94-50-55-50. Fax : 04-94-50-55-51.
- Maison du tourisme Golfe de Saint-Tropez - Pays des Maures : carrefour de la Foux, 83580 Gassin. Tel : 04-94-55-22-00. Internet : www.tourismevar.com ou www. vardestination.com.

Hébergement

Gîtes de France

Pour commander des brochures, s'adresser au 59, rue Saint-Lazare, 75009 Paris. Tél. : 01-49-70-75-75. Internet: www.gites-de-france.fr.
Les réservations sont à faire auprès des relais départementaux des Gîtes de France :
- Alpes-Maritimes : 57, promenade des Anglais, BP 21614, 06011 Nice Cedex 01. Tél. : 04-92-15-21-30. Internet : www.gites-de-France-alpes-maritimes.com.
- Var : rond-point du 4-Décembre-1974, BP 215, 83006 Draguignan Cedex. Tel : 04-94-50-93-93. Internet : www.gites-de-France-var.fr.

Carte internationale d'étudiant

Elle permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des réductions (transports, musées, logements...).
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.isic.fr.

Carte (FUAJ) internationale des auberges de jeunesse

Cette carte, valable dans 62 pays, permet de bénéficier des 4 000 auberges de jeunesse du réseau Hostelling International réparties dans le monde entier. Les périodes d'ouverture varient selon les pays et les AJ. À noter, la carte AJ est surtout intéressante en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, au Moyen-Orient et en Extrême-Orient (au Japon notamment).
Pour connaître toutes les destinations ainsi que les tarifs et les modalités d'utilisation : www.fuaj.org ou dans tous les points d'information et de réservation FUAJ.

Activités

Plongée sous-marine

Les centres de plongée

En France, certaines écoles sont affiliées à la Fédération française d'études et de sports sous-marins ( FFESSM). Les autres sont rattachées à l' Association nationale des moniteurs de plongé ( ANMP) ou encore au Syndicat national des moniteurs de plongé ( SNMP). L'encadrement est assuré par des moniteurs qui maîtrisent le cadre des plongées et connaissent tous leurs spots « sur le bout des palmes ». Aussi, les routards(es) s'adresseront à eux en priorité

Un bon centre de plongée est un centre qui respecte toutes les règles de sécurité, sans négliger le plaisir. Méfiez-vous d'un club qui vous embarque sans aucune question préalable sur votre niveau ; il n'est pas « sympa », il est dangereux. Regardez si le centre est bien entretenu (rouille, propreté ...), si le matériel de sécurité - obligatoire - (oxygène, trousse de secours, radio ...) est à bord.
Les diplômes des moniteurs doivent être affichés. N'hésitez pas à vous renseigner car vous payez pour plonger. En échange, vous devez obtenir les meilleures prestations. Après, à vous de voir si vos préférez un club genre « usine bien huilée » ou une petite structure souple.
Prix de la plongée : entre 32 et 35 euros.

Formations et niveaux

Les clubs délivrent des formations graduées par niveaux. Avec le Niveau I, vous descendez à 200 m accompagné d'un moniteur. Avec le Niveau II, vous êtes autonome dans la zone des 20 m, mais encadré jusqu'à la profondeur maxi de 40 m. Avec le Niveau III, vous serez totalement autonome, dans la limite des tables de plongée (65 m). Le Niveau IV prépare les futurs moniteurs à l'encadrement.
Le passage de ces brevets doit être étalé dans le temps, afin de pouvoir acquérir l'expérience indispensable. Demandez conseil à votre moniteur. Toutes les écoles délivrent un « carnet de plongée », indiquant l'expérience du plongeur, ainsi qu'un « passeport » mentionnant ses brevets.

La plongée sur la Côte d'Azur

Bercée par son climat velouté, la Méditerranée représente une véritable « mer de prédilection » pour la plongée. Ce n'est donc pas un hasard si ses eaux chaudes et limpides furent « l'atelier-laboratoire » privilégié des grands pionniers de l'aventure sous-marine ... Mais aujourd'hui, cette mer fermée - à l'équilibre si fragile - est continuellement blessée par des activités humaines intenses et souvent irréfléchies ...

Infos pratiques

- La météo : le beau temps s'impose pour plonger. Période idéale : entre juin et septembre, avec des températures très confortables de 18 à 25°C, en surface. Attention, les rafales cinglantes de mistral ou de vent d'est peuvent remettre en question la plongée.
- Répondeur Météo France : 0892-68-08 suivi du numéro du département.
- La profondeur : un handicap, car très rapidement importante. L'exploration des épaves (entre 40 et 60 m de profondeur) est exclusivement réservée aux plongeurs aguerris aux conditions de la plongée profonde.
- La visibilité : excellente, 20 m en moyenne !
- Les courants : ils sont bien localisés, mais peuvent être violents et conduire à l'annulation de la plongée.
- La vie sous-marine : concentrée à certains endroits où elle est très riche. Les espèces plus courantes sont : posidonies, gorgones, anémones, éponges, girelles, congres, murènes, sars, castagnoles, saupes, loups, rascasses ... Actuellement, le mérou, poisson débonnaire et curieux, revient en force sur tous les spots de Méditerranée.
- Règles d'or : respectez cet environnement fragile. Ne nourrissez pas les poissons. Outre les raisons écologiques évidentes, certains « bestiaux », trop habitués, risqueraient de se retourner contre vous. Enfin, ne prélevez rien, et attention où vous mettez vos palmes !
- Derniers conseils : en plongée, restez absolument en contact visuel avec vos équipiers. Attention aux filets abandonnés sur les roches ou les épaves.

Randonnées

La Côte d'Azur, avec ses plaines littorales, ses plateaux et ses massifs montagneux, se prête bien aux randonnées, que ce soit sur la côte ou en altitude.

Mais pas si vite : la marche est aussi une activité sportive. N'oubliez pas les quelques recommandations suivantes.
- Il faut être en bonne condition physique et adapter son rythme de marche au terrain.
- Penser à s'équiper de bonnes chaussures de marche et de chaussettes. L'été, le couvre-chef reste indispensable, ainsi que des vêtements légers en coton clair et une petite laine (pas superflue en montagne). De novembre à mars, prévoir un gros pull et un vêtement imperméable.
- Il est préférable que la marche débute après la digestion d'un repas équilibré ou 1 h après une collation.
- La météo est à prendre en compte. Répondeur météo départemental : 0836-68-02-06.
- Pour marcher malin, il est possible de se procurer les cartes au 1/25 000e de l'Institut géographique national pour obtenir plein de tuyaux sur le coin.

Té, tu tires ou tu pointes ?

La pétanque est le jeu le plus populaire du Midi. Elle se joue par équipes de deux (doublette) ou de trois (triplette). On utilise des boules métalliques mesurant de 7,5 à 8 cm de diamètre et pesant entre 0,620 et 0,800 kg.
Le jeu consiste à « pointer », c'est-à-dire à expédier sa boule le plus près possible d'une grosse bille en bois appelée « cochonnet ». En principe, on joue les pieds immobiles sur une distance d'environ 10 m. Si l'on a trop bien « pointé », l'adversaire doit alors « tirer », c'est-à-dire chasser, en la frappant, la boule trop bien placée. Parfois, les grands tireurs réussissent même à enlever la boule adverse et à prendre sa place. On appelle ça « faire un carreau ».

Culture et traditions

Petit vocabulaire franco-provençal

- Peuchère ! : le pôvre !
- Un pitchoun, un miston : un enfant.
- Le cagnard : le soleil.
- Boudiou ! : exclamation exprimant la surprise.
- Une coucourde : une courge. Par extension, quelqu'un de bête.
- Degun : personne. « Je crains degun », « Y'a degun ce soir » …
- Etre ensuqué : être un peu fatigué, avoir la gueule de bois.
- La castagne : la bagarre.
- Lou capeou : le chapeau.
- S'escagasser : s'écraser au sol. Par extension, faire quelque chose avec difficulté.
- Fada : fou, idiot.
- Un cacou : un play-boy du sud.
- Une cagole : une « pouf ».

Les villages perchés

On en rencontre beaucoup (et des plus jolis) dans l'arrière-pays varois, mais ils sont les stars du pays niçois, là où les montagnes dégringolent dans la mer. Quelques tournants plus haut, ces vaisseaux de pierre, juchés sur des crêtes improbables, forment une flottille qui fait partout lever la tête : Eze - village, La Colle-sur-Loup, L'Escarène, Peille et Peillon ... Le plus beau et le moins connu joue les funambules dans la vallée de la Roya : Saorge s'incruste dans la falaise, jetant par-dessus l'abîme ses ruelles pavées de galets qui, faute d'espace, traversent parfois les cours des maisons.

Figures célèbres

- Paul de Barras (1755-1829) : on a oublié le prénom de ce natif de Fox-Amphoux, mais pas son rôle pendant la Révolution : jacobin, il dirigera la répression de Toulon en 1793 et fut membre du Directoire.
- Gilbert Bécaud (1927-2001) : il a chanté le marché provençal de Toulon, sa ville natale, et visité Moscou avec Natacha (il avait un joli nom, son guide).
- Gaspard de Besse : le Robin-des-Bois de l'arrière-pays varois. Bandit de grand chemin à la fin du XVIIe siècle, réputé pour ne s'attaquer qu'aux riches. Capturé, il fut roué à Aix à l'âge de 24 ans et pleuré par les femmes. Gaspard-de-Besse a inspiré le roman éponyme à l'écrivain Jean Aicard.
- Georges Clémenceau (1841-1929) : vendéen d'origine, le Tigre a vécu avec le Var une histoire d'amour politique mouvementée : élu député après avoir aidé la ville de Toulon à sortir d'une épidémie de choléra en 1884, puis battu, il retrouva, quelques années plus tard, un fauteuil de sénateur. La commune de Cotignac répudia publiquement le Clémenceau président du Conseil pour ses prises de position anti-travailleurs.
- Mireille Darc (née en 1938) : née à Toulon, celle qui fut longtemps « Madame Delon » a traversé le cinéma français des années 1970 de son inimitable sourire, à la fois malicieux et nostalgique.
- Daniel Herrero (né en 1948) : ancien entraîneur du club de rugby de Toulon. Avec son bandana vissé pour l'éternité autour de sa crinière blanche, il est de ces humanistes qu'on invite volontiers sur les plateaux télé pour qu'il y fasse parler son coeur et ses tripes.
- Joseph-Louis Lambot (1814-1887) : toutes les inventions ont un inventeur. Le sieur Lambot, né en 1814 à Montfort-sur-Argens, a inventé lui, par hasard, le béton armé (à l'origine, pour fabriquer des bateaux). Quand on voit ce que certains en ont fait sur la côte, faut-il lui dire merci ?
- Henri Matisse (1869-1954) : il s'installe à Nice en 1917, et alterne les séjours entre Nice et Vence. Il rencontre périodiquement Picasso qui admirait le maître du fauvisme. Le musée Matisse a su lui dédié sa place à Nice.
- Félix Mayol (1872-1941) : quelques générations ont fredonné les refrains des chansonnettes ( Viens Poupoule, la Cabane Bambou …) de ce dandy toulonnais (toujours un petit brin de muguet glissé dans la boutonnière).
- Hippolyte Mège-Mouriès (1817-1880) : ce pharmacien de Draguignan qui avait déjà proposé - sans succès - une baguette sans farine invente en 1869 la margarine (connue à l'époque sous le nom de copahine). Il n'aura pas l'argent du beurre : ayant abandonné à d'autres la commercialisation de son produit, le génial Hippolyte est mort dans la misère …
- Michel Petrucianni (1962-1999) : incroyable pianiste de jazz, né à Toulon. Le drôle de petit bonhomme aux doigts magiques doit faire un sacré boeuf, là haut, avec Miles, Monk ou Coltrane …
- Picasso (1881-1973) : né à Malaga, il découvre la Côte en 1919 à Saint-Raphael et séjournera dans diverses résidences, à Vallauris, Cannes, Antibes et Mougins où il s'éteindra. Le musée Picasso d'Antibes abrite quelques-unes de ses oeuvres les plus importantes.
- Lily Pons (1898-1976) : star du music-hall et d'Hollywood dans les années 1930, Mademoiselle Lily (alias « la Française à la bouche d'or ») était née à Draguignan (et non à Cannes comme elle le prétendit toute sa vie, par coquetterie).
- Raimu (1883-1946) : né à Toulon. Monstre-sacré du cinéma français immortalisé par la trilogie Marius, Fanny et César de Pagnol. Il fut jugé « meilleur acteur du monde » par Orson Welles, autre monstre sacré.
- Django Reinhardt (1910-1953) : le mythique guitariste manouche a vécu avec sa famille dans le quartier toulonnais des Ferrailleurs, aujourd'hui disparu.
- Antoine de Saint - Exupéry (1900-1944) : la vie de l'écrivain-aviateur est liée à cette côte. Enfant, il passait ses vacances au château de la Mole dans le massif des Maures (il l'évoque dans Le Petit Prince). Adulte, il séjournera souvent au château d'Agay où il épousera Consuelo Suncin. Il s'installera quelque temps à Cabris et disparaîtra en vol au large de Marseille.
- Emmanuel Joseph Sieyès (1748-1836) : né à Fréjus. Un des pivots de la Révolution française. Auteur de Qu'est-ce que le Tiers-État ?, rédacteur du serment du Jeu de Paume.
- Et les autres … : ils sont tellement a avoir apprécié la Côte d'Azur qu'on ne peut les citer tous, de Cocteau à Fernand Léger en passant par Signac, Bonnard ou Coluche.

Le carnaval de Nice

- Renseignements et réservations : 5, promenade des Anglais. Tél. : 04-92-14-48-00. Internet : www.nicecarnaval.com.

Gastronomie

Les spécialités

Une cuisine riche et délicieuse à base d'huile d'olive, d'herbes odorantes, d'ail et de divers aromates. À signaler : à part ceux de la bouillabaisse et quelques variétés locales, les poissons que vous mangerez ne proviennent pas de la Méditerranée (ce qui ne les empêche pas d'être fort bien accommodés).

Voici les spécialités les plus savoureuses dont les effluves viendront sans cesse titiller vos narines :

- L'ail rouge : un miracle d'arôme que ce petit ail du Pays niçois, qui relève la purée d'anchois et la pissaladière.
- L'aioli : plat complet à base de poisson, de pommes de terre et de légumes, accompagnés de mayonnaise à l'ail (et sans moutarde), plutôt épaisse et parfumée. Se fait exclusivement à l'huile d'olive, mais était-il besoin de le préciser ? On est en Provence.
- L'anchoiade : purée d'anchois, mélangée à de l'huile d'olive et à des câpres, très onctueuse au goût.
- Les barbajouans : beignets délicieusement fourrés, selon les recettes, d'une farce de blettes, de riz, de fromage, de courge, d'ail et d'oignons.
- Le boeuf en daube : morceaux de boeuf cuits à l'huile d'olive avec du lard et des oignons, de l'ail et des aromates, servis avec une sauce au vin rouge.
- La brousse de la Vésuvie : fromage de brebis, compact et crémeux, qui ne se mange que très frais (ou conservé dans l'huile d'olive).
- Les courgettes niçoises : petites courgettes que l'on fait cuire dans un coulis de tomates, relevé d'une pointe de basilic.
- L'estocaficada : du poisson (de la morue ou de l'aiglefin) séché au soleil puis trempé 5 à 6 jours dans de l'eau. On le cuit ensuite en ragoût avec quelques pommes de terre, tomates, poivrons, oignons, olives ...
- Les farcis niçois : aubergines, poivrons, tomates, tout y passe ! Mais les meilleurs sont sans doute les fleurs de courgette ...
- La fougasse : galette parfumée, à l'origine, à la fleur d'oranger.
- Les ganses : minces beignets sucrés qu'on ne mange qu'à l'occasion du Carnaval.
- Les gnocchi : ces délicieux chaussons de pommes de terre avec de la béchamel, couverts de fromage râpé et gratinés au four, sont d'origine niçoise, via l'Italie.
- Le loup au fenouil : un des rois de la table provençale. Appelé « bar » dans d'autres régions. Se prépare principalement grillé avec du fenouil ou farci.
- Le mesclun : mélange de salades, à base de jeunes pousses de laitue, de roquette, de pissenlits auquel on ajoute un peu de cerfeuil.
- Les olives et l'huile : Nice est la patrie de la cailletier, une délicieuse olive noire qui donne tout son parfum aux recettes du pays. Quant à l'huile locale, elle est réputée dans tout le Sud pour sa finesse, son arôme et sa suavité
- Le pan-bagnat : typiquement niçois. Gros sandwich bourré d'anchois, de tomates et de câpres. Le tout arrosé d'huile d'olive.
- La panisse : galette à base de farine de pois chiches, qui se découpe en tranches et se fait frire.
- La pissaladière : spécialité niçoise, genre de tarte couverte d'un mélange d'oignons et de pissalat (purée de petits anchois au sel), garnie également d'anchois et d'olives.
- La porchetta : cochon de lait farci avec plein de bonnes choses (ail, oignons, herbes).
- Le poulet à la niçoise : poulet cuit avec de l'ail, des tomates et des olives noires, au vin blanc ou au bouillon.
- La poutina (ou poutine) : alevins que l'on mange en omelette (spécialité niçoise), et uniquement au printemps, car la pêche est réglementée.
- La ratatouille niçoise : un plat sain, léger, parfumé et économique. Courgettes, aubergines, tomates, parfois poivrons et ail ou oignons, herbes de Provence, le tout cuit à l'eau et revenu à l'huile ... d'olive évidemment. Les légumes doivent avoir cuit séparément
- Les raviolis : on les croit italiens, ils sont niçois aussi. Genre de gros carrés de pâte farcis à la viande ou aux légumes et qu'on fait cuire à l'eau. Encore meilleurs fabriqués maison et vendus frais dans certaines boutiques spécialisées.
- La salade niçoise : à savourer quand il fait trop chaud et qu'on veut manger bon et léger. Salade de poivrons verts effilés, quartiers de tomates, filets d'anchois, radis, oeufs, feuilles de salade, etc. Le tout est arrosé d'huile d'olive et d'un trait de citron.
- Les sardines : à Nice, on les mange farcies, grillées, sautées, frites ou en tian avec des blettes ou des épinards.
- La socca : galette à base de farine de pois chiches, d'eau et d'huile d'olive, cuite au charbon de bois.
- La soupe au pistou : un des temps forts de la cuisine provençale. Soupe aux légumes parfumée avec une pâte composée de basilic et d'ail pilés dans de l'huile d'olive.
- La soupe au pistou : typique de l'arrière-pays niçois. Soupe de légumes parfumée avec une sauce épaisse composée de basilic et d'ail, pilés dans de l'huile d'olive, de la sauce tomate et du parmesan râpé
- La tapenade : purée d'olives noires, d'anchois et de câpres mélangée à l'huile d'olive. Délicieuse sur des tartines grillées.
- La tourte de blettes : grosse tourte garnie de feuilles de blettes hachées puis mélangées avec des oeufs battus, des raisins secs, des pignons de pins et parfois des quartiers de pommes. Dessert typiquement niçois.
- Les tripes à la niçoise : tripes et gras-doubles cuits avec de l'huile d'olive, de l'ail, de l'oignon et des tomates, plus une rasade de vin blanc.

Le pastis

Invité privilégié des tables de la Méditerranée, le « pastaga » fait toujours son effet. Synonyme de convivialité, le « petit jaune » flirte avec le soleil et n'en reste pas moins délicieusement rafraîchissant.
Invité privilégié des tables du Midi, le « petit jaune » flirte avec le soleil et n'en reste pas moins délicieusement rafraîchissant. Goûtez à certains mélanges harmonieux : avec du sirop de menthe (un « perroquet»), avec de la grenadine (une « tomate ») et avec du sirop d'orgeat (une « mauresque »).
Le pastis est obtenu par triple distillation d'alcool pur et neutre, mélange de sucre et de divers arômes naturels provenant de la macération de plantes comme la réglisse. Son parfum anisé est dû à l'éthanol, substance extraite de l'anis vert, de la badiane ou du fenouil.
S'il est largement consommé sur la Côte d'Azur, fidèle allié d'une partie de pétanque, d'un apéro à l'ombre d'un olivier, la recette magique reste enfouie dans les antres de Marseille, sa patrie.

Un peu d'histoire

Quelques dates importantes

- 594 av. J.-C. : les Phocéens établissent un comptoir à Massalia (Marseille).
- 154 et 121 av. J.-C. : les Romains interviennent pour défendre les Phocéens menacés d'invasion.
- Ier siècle av. J.-C. : les Romains deviennent maîtres des lieux.
- IIIe siècle apr. J.-C. : arrivée des premiers chrétiens.
- 883 : les Sarrasins envahissent le golfe de Saint-Tropez.
- 975 : Guillaume, comte de Provence, chasse les Sarrasins.
- 1245 : Charles d'Anjou devient comte de Provence en épousant sa belle-soeur Béatrix.
- 1382-1480 : règne de la deuxième maison d'Anjou.
- 1482 : rattachement du comté de Provence au royaume de France.
- 1524 : invasion de la Provence par les troupes impériales.
- 1536 : les troupes de Charles Quint envahissent à nouveau la région.
- 1580-82 : épidémie de peste.
- XVIIe siècle : Richelieu puis Louis XIV renforcent le pouvoir royal.
- 1720 : terrible peste qui décime la population. Marseille perd la moitié de ses habitants.
- 1789 : nombreuses émeutes ; les émigrés s'exilent dans le comté de Nice.
- 1815 : Napoléon débarque à Golfe-Juan et emprunte, par Grasse, Digne et Gap, la route dite « Napoléon »
- 1848-1851 : de nombreuses villes provençales manifestent de profonds sentiments républicains, à l'occasion de la révolution de 1848 d'abord, puis lors du coup d'État de Napoléon III.
- 1860 : le comté de Nice et la Savoie sont en partie rattachés à la France, en échange de l'intervention de Napoléon III en faveur de l'unité italienne contre les Autrichiens.
- 1855-1880 : création de nombreuses stations balnéaires.
- 1936 : les lois sociales orientent la Côte d'Azur vers un tourisme de masse.
- 1942 : la flotte française se saborde à Toulon ; la zone libre du sud de la France est occupée par les troupes allemandes.
- 1944 : débarquement des troupes alliées sur les côtes varoises.
- 1946 : lancement du festival de Cannes.
- 1950-1970 : développement du tourisme et création de nouvelles stations.
- 1964 : création de la région PACA ; développement du complexe technologique de Sophia-Antipolis.
- 1989 : les incendies ravagent environ 17 000 ha de forêts dans le massif des Maures (Var) et 2 000 ha dans les Alpes-Maritimes.
- 2005 : mort du prince Rainier III de Monaco ; son fils Albert accède au trône.

Les Anglais et la Riviera

Quand Tobias Smollett traversa la rivière du Var à « dos d'homme » en 1763, le Niçois qui le portait ne se doutait sûrement pas que son « cavalier » allait être à l'origine du tourisme sur la Côte d'Azur ! Smollett, un écrivain anglais qui publiait des récits de voyage, fut séduit par Nice, et toute l'Angleterre fut émerveillée d'apprendre que les amandiers y étaient en fleurs au mois de janvier.
Et bien que ces hordes de Birtanniques aient, durant deux siècles, quasiment annexé la Côte d'Azur, ils furent plutôt bien accueillis par la population locale car ils apportaient à la région richesse et renommée.
Dès 1820, la ville de Nice comptait plus de 100 familles britanniques, et même une église anglicane. La reine Victoria tomba elle aussi sous le charme de la Côte d'Azur et y passa les sept hivers précédant sa mort. Elle résidait sur la colline de Cimiez et se promenait beaucoup, entourée de ses serviteurs hindous et de sa garde écossaise, ce qui laissait les Niçois perplexes quant aux coutumes vestimentaires britanniques... Alexandre Dumas déclarait en 1851 que Nice était une ville anglaise où l'on pouvait même rencontrer des Niçois !
Loin de prendre ombrage de cette véritable colonisation, ces derniers - outre la fameuse « promenade des Anglais » - baptisèrent beaucoup de rues en hommage à leurs étranges « invités », comme la rue Smollett...
Menton était si célèbre pour son climat que les médecins anglais y prescrivaient des séjours à la moindre petite toux !
La rive française du Var fut délaissée par les Anglais jusqu'en 1834, date à laquelle lord Henry Brougham - un homme politique à l'origine de l'abolition de l'esclavage - découvrit Cannes et s'y fit construire une villa. Sous son impulsion, beaucoup d'autres Anglais y firent construire des palais baroques et obtinrent du roi des Français Louis-Philippe l'aménagement d'un port dont l'unique raison d'être consistait en l'importation de... gazon.
Une fois son accès facilité par le chemin de fer, la Côte d'Azur attira une clientèle nettement moins sportive et plus fêtarde. Avec l'avènement des congés payés et les années 1950 qui sonnèrent la glas des rentes coloniales, la colonie anglaise finit par se dissoudre, noyée dans la foule des nouveaux arrivants. En 1975, le consulat britannique de Nice fermait ses portes, mettant un point final à cette page d'histoire anglo-provençale où la définition du bonheur terrestre pouvait se résumer ainsi : naître à Cannes, vivre à Monte-Carlo et mourir à Menton ...

La terre et les hommes

Les incendies

Chaque été dans les Alpes-Maritimes, le Var et les départements voisins, plusieurs milliers d'hectares, parfois même plusieurs dizaines de milliers, partent en fumée. Si les pyromanes défraient souvent la chronique, ils ne sont pourtant responsables que de 10 à 20 % des feux. La grande majorité des incendies est provoqué par des imprudences. Alors attention : ne faites ni feu ni barbecue, n'utilisez pas de camping-gaz, ne jetez pas de mégots de cigarettes. Des conseils élémentaires, mais toujours utiles !

Attention : sachez que dans le Var, par temps de fort Mistral, les massifs forestiers et les sentiers des îles d'Or sont déconseillées ou interdits à la promenade ou aux véhicules.
Bulletin diffusé quotidiennement sur répondeur automatique de la préfecture du Var. Tél. : 04-98-10-55-41. On peut aussi contacter les offices de tourisme.

Le mistral

C'est le vent du nord, froid et sec. Engendré par les hautes pressions situées sur le Massif central ou l'est de la France, il suit le couloir rhodanien pour aller combler les dépressions en Méditerranée. Rafraîchissant l'été, il donne l'impression de pénétrer partout en hiver. Il souffle couramment à 80-100 km/h.

Ajouter à mes favorisajouter à mes favoris

  • Aucun favori

Nos meilleures offres

Loisirs Côte d'AzurProfitez d'offres exclusives internet !

Train Côte d'AzurProfitez d'offres exclusives internet !

101€* Vol Marseille

* Prix trouvé par un internaute le 01/07/2009 à 13h11

Dernière mise à jour : le 02/07/2009 à 13h11

publicité