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Egypte
Surgie du fond des âges de l'histoire de l'humanité, la civilisation égyptienne antique fascine tous ceux qui ont entrepris de remonter le cours lent et majestueux de son fleuve emblématique : le Nil. Sur ses rives, 5000 ans d'histoire vous contemplent, ainsi que d'illustres figures : Khéops et Ramsès II et les 250 autres pharaons, Moïse et Alexandre le Grand, Cléopâtre, Saladin, Méhemet Ali et les mamelouks, Champollion, Lesseps et Nasser. ... L'Égypte hante notre imaginaire. Mais au pied des pyramides, aux sources du Nil et de l'Antiquité s'agite un peuple qui vaut encore mieux que les pierres, un grouillement de vie propre aux souks, auquel il faudra se mêler pour le comprendre et l'apprécier. Il faudra se mêler au grouillement des souks, côtoyer les mosquées parmi les plus prestigieuses du monde arabe, prendre une felouque pour longer les champs éternels en bordure du fleuve. Vous tomberez inévitablement amoureux de ce pays envoûtant !
Carte d'identité
- Population : 73 millions d'habitants.
- Superficie : 1 001 449km² (1,8 fois la France).
- Densité : 74,20 hab./km².
- Capitale : Le Caire (plus de 18 millions d'habitants).
- Langue : arabe.
- Taux d'analphabétisme : 32,8 % pour les hommes et 56,4 % pour les femmes.
- Monnaie : livre égyptienne (LE).
- Régime : présidentiel.
- Chef de l'État : Hosni Moubarak, président de la République (depuis le 6 octobre 1981). Réélu en septembre 2005, lors des premières élections présidentielles pluralistes du pays, pour un nouveau mandat de 6 ans.
- Revenu mensuel moyen : autour de 300 LE (40 euros).
- Sites classés au Patrimoine de l'Unesco : Le Caire islamique, Memphis et la région des pyramides de Guizèh à Dahchour, la nécropole thébaine, les monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae, la zone de Sainte-Catherine.
Avant le départ
Adresses utiles
En France
À Paris
- Office de tourisme égyptien : 90, avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Tél. : 01-45-62-94-42 ou 43. E-mail : direction.fr@egypt.travel. Internet : www.egypt.travel. M. : George-V. Ouvert de 10 h à 16 h (17 h par téléphone).
- Consulat d'Égypte : 114, rue La Boétie, 75116 Paris. Tél. : 01-45-00-77-10 (très difficile à joindre). Fax : 01-45-00-35-28. M. : Franklin-D.-Roosevelt. Fermé les jours fériés français et égyptiens. Pendant le ramadan, horaires modifiés. Le reste de l'année, dépôt des passeports du lundi au vendredi de 9 h 30 à 11 h 30 ; retrait des passeports avec le visa le lendemain de 14 h à 15 h (pour les ressortissants de l'Union européenne). Règlement uniquement en espèces. Prévoir 25 pour un visa à entrée simple et 32 pour un visa à entrées multiples, ainsi qu'une photo d'identité
- Centre culturel d'Égypte : 111, boulevard Saint-Michel, 75005 Paris. Tél. : 01-46-33-75-67. E-mail : centre@culture-egypte.com. Internet : www.culture-egypte.com. RER B : Luxembourg. Ouvert du lundi au jeudi de 13 h à 19 h et le vendredi de 15 h à 19 h.
- Institut du Monde arabe : 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris. Tél. : 01-40-51-38-38. Renseignements (boîte vocale) au 01-40-51-38-11. Internet : www.imarabe.org. M. : Jussieu. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h (19 h pour la librairie et la médina, la grande boutique de l'autre côté du parvis). Très belle bibliothèque en accès libre (du mardi au samedi de 13 h à 20 h). Librairie très spécialisée. Nombreuses expositions et conférences.
À Marseille
- Consulat général d'Égypte : 166, avenue de Hambourg, 13008 Marseille. Tél. : 04-91-25-04-04. Fax : 04-91-73-79-31. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h. Traitement des demandes de visa sous 24 h pour les ressortissants français, en déposant son dossier sur place.
En Belgique
- Office du tourisme : avenue Louis, 179, Bruxelles 1050. Tél. : 02-647-38-58 ou 07. E-mail : info.be@egypt.travel. Internet : www.egypt.travel. Accueil du public du lundi au vendredi de 10 h à 12 h (de 9 h à 17 h par téléphone).
- Consulat d'Égypte : avenue de la Forêt, 101, Bruxelles 1050. Tél. : 02-663-58-21. Fax : 02-675-58-88. Ouvert du lundi au vendredi de 9h 30 à 11 h 30. Traitement des demandes de visa sous 24 h pour les ressortissants belges. Prévoir 25 pour un visa à entrée simple.
En Suisse
- Ambassade d'Égypte : 61, Elfenauweg, 3006 Berne. Tél. : (031) 352-80-55 (section consulaire). Fax : (031) 352-06-25. Ouvert de 10 h à 13 h 30 pour le dépôt et le retrait des passeports. Compter 2 ou 3 jours pour l'obtention d'un visa. Une entrée simple coûte 50 Fs.
- Consulat général d'Égypte : 47 ter , route de Florissant, 1206 Genève. Au 2e étage. Tél. : 022-347-63-79 ou 022-347-62-55. Fax : 022-346-05-71. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 15 h. Demandes de visa de 9 h à 12 h, retrait le jour même de 14 à 15 h.
Au Canada
- Office du tourisme : 980 Mc Gill College Avenue, suite 250, Montréal, H3B-2Y5. Tél. : (514) 861-44-20. Attention, déménagement prévu courant 2008 ; téléphoner avant de vous déplacer. E-mail : eta@biz.videotron.ca. Internet : www.egyptourguide.com. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 15 h 30.
- Consulat général d'Égypte : 1, place Ville-Marie, suite 2617, Montréal, H3B-4S3. Tél. : (514) 866-84-55. Attention, déménagement prévu courant 2008 ; téléphoner avant de vous déplacer. Internet : www.egyptianconsulatemontreal.org. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 13 h. Le visa à entrée simple coûte 26 $Ca. Il s'obtient en 2 à 3 jours ouvrables.
Formalité
- Passeport valide au moins 6 mois après le retour.
- Le visa est obligatoire et s'achète soit au consulat d'Égypte soit directement à l'aéroport en arrivant (pour les ressortissants de l'Union européenne). Prévoir 2 photos.
Sur place, le visa coûte 15 $ (12 euros) et est à entrée unique. Ça évite de perdre une journée mais vérifiez quand même auprès de l'office de tourisme avant de partir si cette démarche est toujours possible à la date de votre départ et auprès de votre compagnie d'aviation. Les visas sont délivrés pour trois mois, mais valables un mois seulement sur place. Si vous dépassez cette durée de moins de 10 jours, pas de problème. Mais si vous excédez cette durée sans faire prolonger votre visa, vous devrez vous acquitter d'une amende de 113 LE (15,10 euros) en quittant le pays.
- Pour prolonger votre visa, allez au Mogamma au Caire (place El-Tahrir, 1er étage) ou au passport office dans les autres villes. Vous pouvez le prolonger de la durée que vous souhaitez, à concurrence d'un an, mais avec interdiction de travailler durant cette période.
- Les voyageurs arrivant d'Israël ou de Jordanie ne peuvent pas acheter leur visa à la ville frontière de Taba ni au port de Nuweiba. Ils doivent impérativement effectuer cette démarche auprès du consulat égyptien (il y en a à Eilat et à Aqaba).
Carte internationale d'étudiant (ISIC)
Elle prouve le statut d'étudiant et permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spéciaux, assurances de voyage, cartes de téléphone internationales, locations de voiture, navettes d'aéroport…), l'hébergement, la culture, les loisirs...
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.isic.fr.
Argent
Monnaie, banques, change
La monnaie nationale
La monnaie nationale est la livre égyptienne (abrégée LE), qu'on appelle pound (en anglais) ou guineh (en arabe), divisée en 100 piastres ( piasters en anglais, 'irsh en arabe). Une livre égyptienne vaut environ 0,13 euros et 1 euro à peu près 7,50 LE. Son cours est actuellement flottant ; il peut varier de près de 10 %.
Attention : refusez les billets déchirés que vous auriez du mal à écouler ensuite.
Banques
On trouve des banques dans toutes les villes (mais peu dans les oasis). Vérifiez les bordereaux et recomptez toujours l'argent. Les taux de change sont presque identiques d'une banque à l'autre.
Les cartes de paiement
Quasiment tous les distributeurs acceptent les cartes Visa pour des retraits en livres égyptiennes. Il n'y a vraiment qu'un fond des oasis et dans les villages qu'on ne trouve pas de distributeurs. La plupart des distributeurs acceptent également la carte MasterCard.
Les chèques de voyage ( traveller's cheques)
Les chèques de voyage sont très pratiques, mais préférez les banques des hôtels pour les changer, car ce genre de transaction y est habituel. Vous risquez de devoir patienter un peu à la banque, le temps de trouver l'employé compétent.
Budget
Les routards seront heureux, la vie en Égypte n'est pas chère.
Important : les récentes dévaluations de la monnaie nationale engendrent une inflation constante, ne soyez donc pas étonnés si les prix des hôtels bon marché et des restos populaires que nous recommandons sont supérieurs à ceux que nous indiquons.
Hôtels
Les prix s'entendent pour une chambre double, petit déjeuner inclus.
- Très bon marché : moins de 40 LE (5,30 euros).
- Bon marché : de 40 à 100 LE (5,30 à 13,30 euros).
- Prix modérés : de 100 à 200 LE (13,30 à 26,70 euros).
- Prix moyens : de 200 à 350 LE (26,70 à 46,70 euros).
- Plus chic : de 47 à 120 US$ (36,20 à 92,30 euros).
- Vraiment plus chic : plus de 120 US$ (92,30 euros).
Restaurants
Base d'un repas : entrée + plat + boissons non alcoolisées, toutes taxes comprises.
- Bon marché : moins de 50 LE (6,70 euros) par personne.
- Prix moyens : de 50 à 120 LE (6,70 à 16 euros) par personne.
- Plus chic : plus de 120 LE (16 euros) par personne.
Pourboire
En principe, il doit être donné en retour d'un service. Hôteliers et restaurateurs comptent sur les pourboires pour compléter la rémunération de leurs employés. Munissez-vous de menue monnaie, et n'oubliez cependant pas que vous représentez l'étranger, avec ce que la richesse peut avoir de provocant. Les Arabes entre eux pratiquent également ce système du bakchich. Lorsque vous refusez, faites-le avec le sourire.
Le marchandage
Marchandez en partant du plus bas. Si tout le monde dit non, changez votre prix de départ. Au bazar, divisez par 2 ou par 3. Ailleurs, retirez au moins 20 %. De toute façon, commencez par de petits achats pour tâter le terrain. Le principe de base est de ne pas laisser trop rapidement percer votre intérêt pour l'objet que vous convoitez.
Un autre principe est de ne jamais dire son prix le premier.
Autre moyen : partez de la boutique, mais lentement. Il y a de grandes chances pour que le commerçant vous rappelle.
Essayez d'apprendre les chiffres en arabe. Le prix de vente des objets est souvent inscrit au dos.
Achats
Loin d'être un temple de la consommation, l'Égypte affiche sa richesse par un artisanat encore bien vivant. La qualité est parfois médiocre, les prix restent raisonnables. Les souks sont, bien sûr, des endroits privilégiés pour dénicher quelques merveilles. Le Khan el-Khalili du Caire a longtemps accueilli des marchands venus de tout le Moyen-Orient et, aujourd'hui encore, il garde des traces du corporatisme qui s'y était institué. Le souk de Louxor fait maintenant office d'attrape touristes. Quant à celui d'Assouan, il fait la liaison avec le Soudan, et les artisanats égyptiens et nubiens se mélangent aux influences africaines. Mais il faut bien le reconnaître, tous ces souks sont de plus en plus envahis par des milliers d'objets pharaoniques fabriqués en Chine ou à Taiwan ! On vous conseille de faire vos achats au rythme de vos coups de cœur, et non en fin de voyage.
Antiquités : il est formellement interdit de sortir tout objet de plus de cent ans du territoire égyptien, ce serait s'exposer à de graves condamnations.
Bijoux : l'or et l'argent sont très avantageux. C'est généralement du 18 carats, mais certains bijoux titrent 21 carats. Le gramme d'or se négocie autour de 130 LE (soit 17,30 euros). Les bijoux en argent (environ 4 à 6 LE le gramme soit 0,6 à 0,80 euros) sont très souvent massifs et d'inspiration bédouine. Certaines pierres semi-précieuses viennent d'Égypte comme la turquoise, le corail blanc, l'alexandrite et le lapis-lazuli.
Objets en cuivre ou en laiton : les souks regorgent de ces cache-pots, miroirs, théières, lampes, lustres, cendriers, petites pyramides, etc.
Coton : la meilleure partie de la production est directement exportée vers les États-Unis. On trouve tout de même du beau linge de maison.
Épices : cumin, coriandre, poivre, curry, cardamome, safran (le plus souvent faux), anis, clous de girofle, gingembre... mais aussi karkadé (pour les délicieuses décoctions rouge foncé) ou henné…
Musique : à tous les coins de rues, de petits kiosques regorgent de cassettes. Une cassette vaut environ 12 LE (1,60 euros). Les CD de musique arabe sont moitié moins chers que les autres. Les musiciens seront sûrement plus intéressés par les instruments orientaux : l' aoud, une sorte de luth, le ri, un tambourin, ou le nay, une flûte, sans oublier la darbouka en peau de poisson.
Papyrus : ceux que l'on vous vend dans la rue sont généralement fabriqués à base de feuilles de maïs ou de bananiers.
Tapis : les kilims les plus amusants sont des représentations naïves des scènes de la vie quotidienne ou des paysages. Les Bédouins tissent de jolis kilims avec des motifs géométriques. Jadis, ils teignaient leur laine avec des pigments naturels. Plus précieux : les petits tapis de prière en soie.
Broderies : les plus courantes sont les broderies bédouines du Sinaï. Un travail raffiné au point de croix produit le plus bel effet. Au Caire, les galeries Nomad et Egypt Craft Centre, (à Zamalek), vendent de très belles pièces. Ces fresques aux couleurs vives empreintes de naïveté sont de précieux témoignages et finissent généralement tendues en tableaux.
Vannerie : corbeilles, de toutes formes et tailles. Dans toutes les oasis, on trouve des paniers aux formes variées.
Verre soufflé : à partir de verres cassés, de bouteilles en tous genres, les souffleurs de verre, selon une méthode ancestrale, donnent forme à des verres, carafes, vases, coupes, etc. Leurs couleurs, bleu, vert, blanc, turquoise…, illuminent certaines boutiques des souks. Attention, c'est fragile dans les bagages.
Quelques idées supplémentaires : les chicha (narghilés) et leurs tabacs délicieusement parfumés, les petites casseroles à café turc (kanaka), les encensoirs étoilés, les gravures anciennes, les tarbouches, les poteries ajourées...
Cuisine et boissons
Cuisine
La cuisine égyptienne est avant tout un mélange de nombreuses spécialités méditerranéennes (turques, grecques et surtout syro-libanaises). Les Égyptiens affectionnent particulièrement le principe du mezze (prononcer « mèdzé), à la maison comme au resto : tous les plats sont mis sur la table et les convives piochent à volonté
À base de sésame, ces trois petits plats garnissent à peu près toutes les tables de restaurants : la tahina (crème à base de sésame), le hommos (purée de pois chiches au sésame) et le babaghanouj (purée d'aubergines au sésame).
On trouve aussi le foul (nourriture de base de la plus grande partie de la population) : grosses fèves brunes longuement mijotées en ragoût et relevées d'huile, de citron et de cumin ; le kochery, un mélange de riz, de lentilles brunes, de macaronis, de quelques bouts de spaghettis, d'oignons frits, le tout arrosé d'un peu de sauce tomate et relevé de quelques gouttes de sauce pimentée ou de sauce à l'ail.
La soupe la plus connue est la mouloukheyya, que chaque mère de famille agrémente à sa façon.
Les feuilles de vigne farcies (wara' einab) sont, comme dans toute la Méditerranée orientale, délicieuses. En Égypte, elles se mangent chaudes et sont fourrées d'un mélange de riz, d'herbes, d'épices et de viande.
Le chich kebab (brochette de mouton) est présent partout, mais aussi le kofta (longue brochette de viande de mouton haché), le shawerma (tranches de mouton empilées qui, une fois bien cuites, sont coupées verticalement et servies dans un petit pain rond et creux), le poulet grillé aux herbes et le pigeon que l'on déguste grillé, en sauce, ou, le grand luxe, farci au blé vert.
Le poisson (samak) frais, et les grosses crevettes (gambari) de la Méditerranée, sont rarement préparés en sauce, mais le plus souvent grillés.
Les desserts se déclinent en mehallabeyya (crème à base de farine de riz, parfumée à l'eau de rose, et surmAontée de pistaches), riz au lait, en om' Ali (de très fines feuilles de pâte cuites baignant dans un lait très sucré et mélangées à de la noix de coco et à des pistaches), et en bien d'autres plats…
Restaurants
Parmi les fast-food qui fleurissent aujourd'hui en Egypte, citons Hardee's, une chaîne américaine qui sert des hamburgers copieux largement au-dessus de la moyenne.
Mais notre préférence va plutôt vers les petits restos bien égyptiens. Les moins chers sont souvent les vendeurs de foul et de taameyya et ceux de kochery ; on peut se remplir le ventre pour 3 à 5 LE (0,40 à 0,70 euros). Pour les budgets un peu plus aisés, pas mal de bonnes adresses. N'oubliez pas que, dans la plupart des restaurants, on doit ajouter à tous les prix deux taxes : 12 % de service, 5 % de TVA. Certains vous font payer un droit de couvert (2 à 4 LE par personne, soit 0,30 à 0,50 euros), appelé cover charge, et parfois même le pain. Ces suppléments doivent être inscrits sur le menu. Si vous n'avez pas fini vos plats ou bouteilles, vous pouvez demander à les emporter ( take-away), c'est d'un usage très courant et ça ne choquera personne.
La plupart des restaurants n'ont pas de licence d'alcool.
La climatisation est souvent très forte, alors prenez toujours une veste.
Dans les hôtels, beaucoup de bars et terrasses appliquent le système du minimum charge si vous ne résidez pas à l'hôtel. C'est le prix minimum par personne (même si vous ne consommez presque rien, il vous sera réclamé). Dans la majorité des restos, vérifiez systématiquement votre addition, car les erreurs, pas forcément volontaires d'ailleurs, sont très courantes.
Boissons
L' eau ( maya), dans les grandes villes, au Caire et à Alexandrie, est officiellement potable. Mais ici comme ailleurs, il est préférable de se rabattre sur l'eau minérale. Pensez bien sûr à emporter de l'Hydroclonazone ou, mieux, du Micropur DCCNa, si vous êtes au fin fond de la campagne égyptienne.
La bière Stella, peu alcoolisée, la Sakkara, toutes deux de fabrication locale, sont les plus répandues.
Les vins se développent et leur qualité s'améliore d'année en année. On vous conseille le Château des Rêves, le Shéhérazade, le Grand Marquis, l' Obelisk, le Jardin du Nil.
Les sodas : Seven Up, Coca, Pepsi se livrent une guerre incessante. Un prix modique, surtout lorsqu'on les boit dans la rue (les petites bouteilles en verre sont consignées).
N'oublions pas le meilleur : les jus de fruits et boissons à base de plantes sont excellents, en voici quelques exemples : assab (jus de canne à sucre pressée) et lamoun (jus de ces délicieux petits citrons), un de nos préférés.
Côté tisanes, le choix ne manque pas : menthe ( na'na', c'est très dur à prononcer en réalité), anis (yansoun), carvi (caraweyya), cannelle (erfa), fenugrec ( helba).
Mention spéciale pour le karkadé, fleur d'hibiscus, très appréciée, c'est une infusion d'une fleur nubienne de couleur rouge foncé qui est ensuite très sucrée.
Le café (‘ahwa) : préparé à la turque, vous le boirez masbout, c'est-à-dire normalement sucré, ou ziada, très sucré. Ceux qui ne supportent pas le café turc doivent demander un Nescafé.
Et, bien sûr, le thé (shay), que l'on boit partout et à toute heure. Il est souvent servi dans un verre et très sucré (le thé est alors en vrac et il faut attendre qu'il se dépose au fond).
Une recommandation à ne pas prendre à la légère : les alcools et vins frelatés sont courants, chaque année des personnes meurent ou perdent la vue. Dans les bars ou restaurants qui ont une licence, aucun problème ; en revanche, évitez de boire chez les habitants si vous n'êtes pas sûr à 100 % de la provenance des bouteilles. Si vous voulez de l'alcool, achetez-le dans les duty-free shops. Ils sont les seuls, autorisés à pouvoir vendre de l'alcool importé.
Culture
Cinéma
Le cinéma égyptien débute en 1917 ; le plus célèbre comédien à l'époque est Naguib-al-Rihani qui incarne le personnage de Kish Kish Bey. En 1935, Talaat Harb inaugure les studios Misr d'où sortiront les premiers films mettant en scène des acteurs tels que Yusuf Wahbi, Fatma Rushdi, Faten Hamama et les chanteurs Mohamed Abdel Wahab, Farid el-Atrache, Laila Mourad... Rapidement, les firmes égyptiennes vont détenir le monopole du marché arabe. Sous Nasser, une génération de grands cinéastes apparaît avec Salah Abou Seif dont l'oeuvre explore le réalisme avec un talent de conteur : Le Costaud (1957), La Seconde Épouse (1967), Le Commencement et la Fin (1960), Le Porteur d'eau est mort (1977) ; Youssef Chahine ; Tewfiq Salah qui met en scène l'œuvre de Tewfiq El-Hakim : Journal d'un substitut de campagne (1968) ; Henry Barakat , Le Péché (1964), s'intéresse aux questions politiques et à la condition de la femme.
Youssef Chahine est le plus célèbre d'entre eux. Il impose un ton différent, une vision éclatée du réel. Un de ses derniers films, Le destin (1997), est un hymne courageux à la tolérance, à travers l'histoire du philosophe arabe Averroès.
Dans les années 1980, un nouveau style cinématographique apparaît avec Mohammed Khan et son Oiseau sur la route (1981), Atef el-Tayyeb, L'innocent (1986), et le film de la réalisatrice Inas el-Dighidi , Ô loi, excusez-moi (1985).
Malgré une crise du cinéma, les investissements ont été relancés. Bon nombre de salles ont été modernisées. Malheureusement pour le public francophone, les films égyptiens sont très rarement sous-titrés. En France, hormis à l'Institut du Monde Arabe et éventuellement dans quelques cinémas d'art et d'essai du Quartier latin, peu de chance de voir un film égyptien (qui ne soit pas signé Youssef Chahine).
Musique
Omniprésente dans la rue, les maisons, les magasins, on ne peut pas y échapper. Les sons se mélangent dans un joyeux brouhaha, des grands noms de la musique arabe (Oum Kalsoum, Abdel Halim Hafez, Abdel Wahab...) à la variété dont tous les jeunes raffolent.
Oum Kalsoum, la grande dame égyptienne de la chanson arabe, reste chère au cœur de tous les Égyptiens. Parmi ses plus grands succès : Enta Omri (Toi, ma vie), Alf Leila wa Leila (Mille et Une Nuits ), Sirat el-Hob (L'Histoire de l'amour). Ses chansons et musiques s'alanguissent et durent facilement un quart d'heure.
Le brun rossignol de l'Égypte, Abdel Halim Hafez, fut comparé à Frank Sinatra. Il est incontestablement le préféré de tous les chanteurs, les ventes de ses cassettes le prouvent aujourd'hui encore.
Autre grand nom : Mohamed Abdel Wahab, le chanteur de toutes les générations, avec notamment son dernier grand succès Men gher leh (Pas de pourquoi). Farid el-Atrache, d'origine druze, a souvent été comparé à Tino Rossi. Aujourd'hui, la nouvelle génération prend la relève. Celui que tout le monde préfère, pour son style et ses musiques novatrices, est Amr Diab (qui a reçu un prix au festival de Monaco en 1998). Ses derniers grands succès, Nour el ain et Awédouni, pulvérisent les ventes...
Enfin (rarement disponible en cassette) la musique traditionnelle.. Musique nubienne aux accents africains, musique des bords du Nil, percussions dans les oasis... Elle s'apprécie sur place, au fil de vos périples.
Géographie et climat
Climat
Le climat égyptien est méditerranéen sur la côte d'Alexandrie, semi-désertique à la hauteur du Caire, et complètement désertique dans le Sud .
Notre saison préférée est l'automne (de fin septembre à fin novembre) lorsque le temps se refroidit en Europe et que l'Egypte est baignée d'une douce chaleur. Les températures oscillent entre 25 et 35°C du nord au sud. L'hiver (mi-décembre à fin février), idéal pour tous ceux qui suffoquent au-delà de 30°C, risque de décevoir les amoureux du soleil. Pendant cette saison, il est prudent de prévoir une bonne veste pour le Caire. En Egypte, le chauffage n'existe quasiment pas. Le printemps (mars - avril) est tardif et pas vraiment une saison intermédiaire. On passe très rapidement de l'hiver à l'été. C'est la saison des vents et surtout du khamsin (un vent de sable brûlant qui souffle deux ou trois fois dans la saison). L'été est placé sous le signe d'une chaleur caniculaire. Vous devrez adapter le programme de vos journées en commençant très tôt le matin et en faisant une pause en milieu de journée.
Déserts
Le désert recouvre 97 % de la superficie du pays. Seul le Nil et sa petite bande de fertilité se faufilent à travers cette immensité. On distingue trois grandes zones désertiques en Égypte :
Le désert libyque : il est ponctué par une série d'oasis (Kharya, Dakhla, Farafra, Bahareyya), les 3 premières formant la “ Nouvelle Vallée ” (El-Wadi el-Guedid). Ce désert de sable prend différents aspects, parfois rocheux, parfois noir, parfois blanc. À l'ouest des oasis, commence la grande mer de sable (sables mouvants et zones particulièrement dangereuses).
Le désert arabique : entre le Nil et la côte de la mer Rouge, c'est un ensemble de massifs entrecoupés de wadi (vallées) qui se termine par une longue chaîne montagneuse. Seuls les Bédouins (qui vivent du côté de la mer Rouge) connaissent ce véritable labyrinthe.
Le désert du Sinaï : sa géographie est faite de dunes et de montagnes érodées par le vent et sillonnées par des oueds profonds qui connaissent des crues sporadiques. Les points culminants de l'Égypte se situent dans cette péninsule : le mont Sinaï (2 285 m) et le mont Chayeb (2 880 m). Un enchantement pour tous ceux qui aiment le trekking et les randonnées. Quelques sites historiques et naturels. Les Bédouins du Sinaï sont très habitués à guider les touristes.
Le Nil
L'un des plus longs fleuves du monde, le Nil s'étire sur 6 700 km. La vie de l'Égypte, jusqu'à la construction du haut barrage d'Assouan (terminé en 1971), était réglée sur le Nil et ses crues fertilisantes.
Il existe une légende selon laquelle, dans l'Égypte ancienne, chaque année (le 15 août), les pharaons célébraient la crue en jetant une jeune fille dans le fleuve : c'était la “ fiancée du Nil ”. En 1965, avec l'installation du barrage d'Assouan, le Nil a vu disparaître ses crues qui rythmaient la vie agricole depuis la nuit des temps, ses fêtes, et aussi sa " fiancée "...
Il reste néanmoins un fleuve vitale car il permet des cultures dans un environnement hostile et désertique. Le problème de l'eau est crucial en Égypte à cause de l'augmentation de la population et du développement industriel. Depuis 1997, l'Égypte s'est lancée dans une nouvelle aventure : créer un “ second Nil ” en creusant le long canal Toshka qui permettra l'irrigation d'une “ Nouvelle Vallée ”, parallèle au Nil, et passant par les oasis de Kharga, Dakhla et Farafra. Un projet très ambitieux.
Hébergement
Campings
Très peu de campings, souvent excentrés et fréquentés uniquement par les voyageurs motorisés qui partent plusieurs mois, bien équipés pour voir du pays. On déconseille le camping sauvage (souvent interdit, et risque de mines).
Auberges de jeunesse
La plupart, implantées dans les lieux très touristiques, sont au même prix que les petits hôtels, mais souvent mal situées, bruyantes et bondées de groupes scolaires. Pour une faible différence de prix, ça ne vaut pas le coup de se priver des hôtels dans le centre.
Hôtels
Toutes les catégories d'hôtels sont représentées : des plus sales aux plus luxueux.
- Pour les hôtels spécial fauchés, à prix modérés : il est souvent possible de marchander, notamment en basse saison (en été en Haute-Egypte et en hiver à Alexandrie). En revanche, en haute saison, les petits hôtels augmentent leurs prix. Les prix doivent normalement toujours être affichés. Tous les petits hôtels proposent des excursions, souvent avec beaucoup trop d'insistance. Vérifiez bien toutes les conditions, et refusez fermement si ça ne vous intéresse pas.
- Dans les hôtels de catégorie supérieure ou grand luxe, il est assez rare d'obtenir une chambre double avec un lit à deux places, la plupart du temps vous aurez deux lits séparés. Posez la question lorsqu'on vous attribue votre chambre. Toujours donner un pourboire d'au moins 2 LE (0,30 ) par bagage.
Ne jamais passer un appel international sans demander au préalable le prix de la minute. Dans les hôtels 5 étoiles, les boissons sont devenues chères : la bouteille d'eau se facture autour de 10 LE (1,30 ). Le service pressing (laundry) est assez rapide, mais ne lui confiez surtout pas des matières fragiles ou des vêtements de valeur (il n'est pas assuré, si ces derniers sont abîmés). À moins que vos moyens vous le permettent, évitez toujours de prendre un taxi devant l'hôtel (officiellement 2 à 3 fois plus cher) et, encore pire, de demander à ce qu'on vous trouve un taxi pour une grande excursion (les exagérations sont trop systématiques).
Santé et sécurité
Santé
Le premier problème que l'on rencontre en Égypte est celui de l'intense concentration humaine dans la capitale : Le Caire est une des villes les plus peuplées du monde. Ceci signifie :
- pollution intense : asthmatiques et cardiaques, attention !
- hygiène générale défectueuse ;
- hygiène alimentaire déplorable : Le Caire est une des destinations championnes du monde de la turista.
À signaler enfin la célèbre poussière du Caire, terriblement glissante en cas de pluie : attention aux chutes, aux voitures qui ne freinent plus.
Vaccins
Aucun vaccin n'est exigé pour les voyageurs en provenance d'Europe.
Les vaccins « universels » (tétanos, polio, diphtérie, hépatite B) doivent être à jour.
Le vaccin contre l'hépatite A ( Avaxim ou Havrix 1440) est très recommandé.
En cas de séjours longs, expatriation ou séjours en milieu rural, les vaccins contre la rage et la typhoïde sont recommandés.
Conseils généraux
Il n'y a plus de risques de paludisme , sauf au Fayoum où subsistent quelques foyers d'un paludisme mineur, qui ne justifie aucun médicament préventif. Les risques de bilharziose uro-génitale sont importants dans certaines zones ; il est donc impératif de faire très attention aux lieux où l'on se baigne. Ne jamais se baigner dans les canaux, les petits lacs, ni dans le Nil. Les hépatites A et B étant fréquentes, il est prudent d'être vacciné, notamment contre l'hépatite A qui est la plus facilement contractable. Le sida, peu répandu, est néanmoins en croissance comme dans tout le Moyen-Orient, et l'usage de préservatifs demeure naturellement indispensable.
Diarrhées et turistas sont le lot de nombreux touristes. Pensez à toujours emporter une bouteille d'eau avec vous.
La situation géographique du pays - le tropique du Cancer passe au sud d'Assouan - implique que le rayonnement du soleil est très fort. Il est donc indispensable d'emporter une crème solaire d'indice élevé (rarement disponible en Égypte).
Dangers et enquiquinements
AVERTISSEMENT : malgré les attentats dont est victime l'Égypte, le pays n'est pas, par nature, dangereux et son très faible taux d'agressions fait rêver la plupart des pays développés. Nous continuons néanmoins, tout comme l'ambassade de France au Caire, à déconseiller aux routards de visiter la Moyenne-Égypte depuis Beni Souef jusqu'au nord de Louxor. En revanche, on se sent en parfaite sécurité dans tout le reste du pays.
- Les vols : moins fréquents qu'en Europe, ils ne sont pas pour autant inexistants. N'ayez pas une confiance aveugle en vos interlocuteurs et évitez de laisser des papiers importants ou des objets de valeur dans votre chambre. Recomptez systématiquement votre argent au bureau de change et vérifiez plutôt deux fois qu'une votre note d'hôtel.
- La sécurité est excellente. Pas de bandes de délinquants, peu de quartiers sensibles... De plus, toute agression d'un étranger serait très lourde de conséquences pour l'agresseur.
- Les arnaques : la très grande majorité des Égyptiens est, bien sûr, honnête. Soyez tout de même vigilant dès que vous parlez argent.
- Voyager au féminin : les voyageuses n'ont aucune crainte à avoir quant à leur sécurité. L'Égypte est un pays où les femmes sont respectées et, le poids moral de la religion aidant, vous serez toujours bien accueillie. Néanmoins, votre tenue vestimentaire doit être relativement « couvrante ».
Sports et loisirs
La plongée en Égypte
Aujourd'hui, la mer Rouge est devenue l'une des destinations de plongée les plus prisées au monde. Les conditions d'exploration sont idéales : température de l'eau entre 21 et 30° C, limpidité remarquable et profondeurs accessibles aux débutants comme aux confirmés. Les plongeurs peuvent y tremper leurs palmes toute l'année.
En Egypte, la plongée se concentre essentiellement autour des stations balnéaires plantées sur les côtes de la mer Rouge (Hurghada, Safaga, Quseir, Marsa Alam) et du Sinaï (Sharm el-Sheikh, Dahab, Nuweiba). Débutants et confirmés évoluent facilement dans une féerie corallienne aux couleurs vives, où batifolent des quantités de poissons tropicaux en tous genres : papillons, anges, cochers, clowns, perroquets, barracudas, murènes,… Certes un type de corail brûle, quelques poissons piquent, et l'on parle des requins… Mais la crainte des non-plongeurs est disproportionnée par rapport aux dangers réels de ce milieu. Règle d'or : respectez absolument cet environnement délicat. N'apportez pas de nourriture aux poissons, ne touchez à rien et attention où vous mettez vos palmes !
Les clubs de plongée
La majorité des clubs sont affiliés à l'organisme international PADI ( Professional Association of Diving Instructors), dont les règles et standards de plongée sont aujourd'hui reconnus sur toutes les mers du globe. D'autres sont aussi rattachés à la CMAS ( Confédération mondiale des activités subaquatique), dont les méthodes sont assez similaires…Dans tous les cas, l'encadrement est assuré par des instructeurs certifiés qui maîtrisent le cadre des plongées et connaissent tous les spots « sur le bout des palmes ». La plupart des clubs proposent des sorties en mer à la journée, comprenant deux plongées, l'équipement et le repas.
Sites touristiques
- Les entrées des temples, musées et lieux sacrés sont chères. Tarif réduit (50 %) pour les étudiants munis de la carte d'étudiant internationale ISIC. Il existe deux types de tickets : un ticket pour la visite et un autre ticket pour l'appareil photo. Ne soyez pas étonné, les Égyptiens ont droit à un tarif très réduit.
- N'oubliez surtout pas d'emporter une lampe de poche pour pouvoir mieux admirer les détails de certaines fresques, ou pénétrer dans des lieux mal ou pas du tout éclairés.
- Certains se croient malins en utilisant leur flash pour photographier les fresques de certaines tombes. La puissance des flashs est fortement nuisible aux couleurs (les pigments utilisés étant naturels). Certaines tombes ont été fermées car elles avaient trop souffert des négligences des touristes. Alors on fait confiance à votre bon sens !
Casino
Les casinos (généralement installés dans les hôtels 5 étoiles) ne sont accessibles qu'aux détenteurs d'un passeport étranger (en clair, ils sont interdits aux Égyptiens), car dans la religion musulmane les jeux d'argent ne sont pas autorisés. Les jeux se font en dollars. À peu près tous les casinos disposent de machines à sous. Ils sont souvent ouverts 24 h/24.
Traditions
Politesse et impolitesses
Les Égyptiens adorent se saluer et se perdent dans des salamalecs à n'en plus finir. Côté salutations, mieux vaut savoir que les hommes s'embrassent entre eux et ce, sans aucune équivoque. Routards, n'embrassez jamais une Égyptienne en guise de bonjour. Cela peut être ressenti comme une atteinte personnelle et une mise en cause de sa moralité
Évitez toute marque d'affection en public, les amoureux égyptiens sont très prudents à ce sujet car un baiser peut coûter cher si la police s'en mêle.
Lorsque vous complimentez quelqu'un sur un nouveau vêtement, un bijou, une voiture… on vous répondra immanquablement etfaddal(i), ce qui signifie « je t'en prie, prends-le ». C'est une pure politesse et surtout, n'acceptez jamais.
Ayez une tenue décente. Évitez les shorts en ville, le torse-nu sur les sites, les épaules dénudées, les minijupes, et bien sûr les gallabeyya et autres tenues locales. Les Égyptiens trouvent cela d'un ridicule sans égal et cet accoutrement vous dévalorisera immédiatement à leurs yeux.
Religion
L'Islam et ses Cinq Piliers
Il s'agit d'obligations fondamentales : la profession de foi, la prière, l'aumône légale, le pèlerinage à La Mecque et le jeûne du ramadan.
- La profession de foi (chahada) : on doit la réciter chaque jour à l'heure de la prière et au moment de la mort pour se voir ouvrir les portes de l'au-delà
En résumé : “ Il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah, et Mahomet est son prophète ”.
- La prière (salât) : elle a lieu cinq fois par jour. L'heure de la prière est annoncée par le chant (azân) du muezzin, qui tournait jadis autour de la galerie du minaret ; cet appel est aujourd'hui diffusé par haut-parleurs. Elle devient obligatoire dès la puberté.
- L'aumône légale (zakat) : impôt permanent permettant de se purifier de la possession des biens de ce monde, réputés impurs. Elle représente en principe 2,5 % du revenu, et elle est destinée à aider les plus défavorisés.
- Le pèlerinage à La Mecque (hadj) : obligatoire au moins une fois dans la vie mais les dispenses sont nombreuses. Il faut déjà pouvoir s'offrir le voyage jusqu'à Djeddah. Autrefois, on s'y rendait en caravane. Le pèlerinage comprend un certain nombre de rites : tourner sept fois autour de la Kaaba, et dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, parcourir sept fois aussi un chemin entre deux points…
- Le jeûne du mois de ramadan : obligatoire à partir de l'âge de la puberté, sauf pour les femmes enceintes, les malades et les voyageurs. Attention, ceux-ci doivent le pratiquer à leur retour. L'abstinence s'étend à tous les aliments liquides et solides, à la fumée du tabac et à tout acte sexuel. On doit rester pur, même moralement. Le jeûne dure de l'aurore au coucher du soleil.
Le ramadan en Égypte
Pour les voyageurs, c'est une période à la fois intéressante et difficile. Intéressante car le ramadan rythme la vie de millions de personnes avec une précision impressionnante. Difficile, car lorsqu'on ne jeûne pas, il n'est pas toujours simple de déjeuner. De plus, tout ferme durant au moins trois heures durant l'après-midi.
La journée du jeûneur commence tôt, lorsque le mesaharati passe dans les rues pour annoncer qu'il faut se dépêcher de manger avant que le soleil n'apparaisse. Puis le jeûneur peut se recoucher pour se lever un peu plus tard que d'habitude. Entre 14 h et 16 h, c'est l'affolement général. Il faut rentrer chez soi le plus vite possible. Quelques minutes avant la rupture du jeûne, les retardataires foncent à toute allure et il devient dangereux d'être piéton à cette heure-là.
Puis retentit le signal tant attendu, donné par toutes les mosquées. Au Caire, un coup de canon est tiré depuis la citadelle pour annoncer le début de l'iftar (littéralement : le petit déjeuner). Pour les plus démunis ou ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux, de grandes tables sont dressées dans la rue. Car le ramadan est avant tout une période de générosité et de partage, durant laquelle tous les musulmans vivent l'espace de quelques heures ce que les pauvres endurent toute l'année.
Pendant l'iftar, tout s'arrête : les rues sont désertes, les bus publics stationnent sur les bas-côtés, tous les magasins sont fermés. Au moins une bonne heure d'un calme irréel, avant que l'animation ne reprenne de plus belle. Car, le soir, on sort, on s'attarde aux terrasses des cafés, on se promène, on fait les magasins… Et l'animation dure ainsi tard dans la nuit jusqu'au sohour, le dîner.
Les horaires des boutiques, administrations et musées changent à cette période.
Les autres pratiques religieuses
- La circoncision : c'est une tradition en Orient ; la loi religieuse ne l'impose pas absolument. C'est plutôt une mesure d'hygiène qui prend ici un sens tout particulier car, comme le baptême catholique, cela marque l'entrée du jeune garçon dans le monde des croyants. L'opération (qui consiste à exciser la peau du prépuce de la verge) est effectuée en général entre 2 et 5 ans.
- Les purifications ou ablutions : le croyant ne peut accomplir la prière sans s'être purifié, en se protégeant des souillures ou en les éliminant. Avant de toucher ou de lire le Coran, les ablutions sont recommandées. Mais le Livre Saint signale qu'en cas de pénurie d'eau (dans le désert par exemple) on peut se purifier avec du sable.
- Les aliments prohibés : ce sont la chair de certains animaux (porc, mulet, âne), des carnassiers (mammifères et oiseaux), certains reptiles, ainsi que le sang de tous les animaux. La viande doit être absolument exsangue pour être consommée.
- La fête de l'Aïd el-Adha (ou Grand Baïram) : c'est la “ fête du Mouton ”, manifestation religieuse et sociale très importante. Elle a lieu tous les ans et commémore le sacrifice d'Abraham. En souvenir, chaque famille sacrifie son mouton ou achète du mouton en morceaux la veille. C'est aussi prétexte à exprimer l'unité familiale et à réunir tout le monde. La veille de l'Aïd el-Adha, le jour même et le lendemain, les institutions ne fonctionnent évidemment pas. La fête a lieu deux mois et dix jours après la fin du ramadan.
Fêtes et jours fériés
L'Égypte ne manque pas une occasion de faire la fête. Viennent s'ajouter aux jours officiellement fériés les fêtes coptes, musulmanes et pharaoniques.
Les jours fériés : le 1er janvier (Jour de l'An), le 25 avril (restitution du Sinaï), le 1er mai (fête du Travail), le 18 juin (jour de la Libération commémorant le 18 juin 1956, date à laquelle les Britanniques se retirèrent d'Égypte), le 23 juillet (jour de la révolution de 1952), le 6 octobre (fête nationale), le 24 octobre (jour national de Suez) et le 23 décembre (fête de la Victoire).
Les fêtes musulmanes : elles sont définies par rapport au calendrier musulman qui comprend 12 mois lunaires de 29 à 30 jours (soit au total sur l'année 354 jours). Le calendrier musulman a débuté en l'an 622, année de l'hégire (émigration de Mahomet vers Médine) et affiche 1428 depuis 2007.
- Début du ramadan : les 13 septembre 2007 et 2 septembre 2008.
-Aïd el-Fitr : les 13 octobre 2007 et 2 octobre 2008. La fête marque la fin du jeûne du ramadan. Au moins 3 journées fériées.
- Aïd el-Adha (fête du Mouton) : les 31 décembre 2006 et 20 décembre 2007. Cette fête, qui a lieu 70 jours après la fin du ramadan, dure 3 ou 4 jours pendant lesquels tout est fermé
- Nouvel An musulman : les 21 janvier 2007 et 10 janvier 2008.
- Mouled en-Nabi : les 31 mars 2007 et 20 mars 2008. On célèbre le jour de la naissance du Prophète.
Les fêtes coptes : le 7 janvier (Noël), le 19 janvier (Épiphanie), le 21 mars (Annonciation) et la pâque copte (fête mobile), qui est la célébration la plus importante de l'année pour la communauté copte. Le Noël et la Pâque coptes sont, depuis 2003, des jours fériés officiels pour tout le pays.
Les fêtes pharaoniques : Cham el-Nessim (signifie littéralement “ respirer la brise ”) est la fête du Printemps (systématiquement fériée). C'est le grand pique-nique national où plus de 50 millions d'Égyptiens squattent tous les espaces verts du pays (jardins publics, pelouses, champs...). Cette fête se déroule le lundi de la Pâque copte. Les 17/18 juin : Leilat en-Nokta (la fête de la Goutte) qui célébrait autrefois l'arrivée de la crue du Nil (inutile de dire que le barrage d'Assouan l'a rayée du calendrier). À Louxor, 2 à 3 semaines avant le début du ramadan : Mouled Abou el-Haggag (ancienne fête d'Opet), une superbe procession part du temple de Louxor, promenant dans la ville une barque décorée qui rappelle celle du dieu Amon. À ne manquer sous aucun prétexte, si vous êtes dans les environs.
Chicha
Il faut absolument essayer la chicha, cette grande pipe à eau que l'on fume pour quelques livres, entre hommes, dans les petits estaminets. Tirez très fort et régulièrement pour faire ronronner l'eau bruyamment, au milieu d'épaisses volutes de fumée. En fumant votre chicha, prenez un thé bouillant, rêvez, jouez au tric-trac (taoula) ou aux dominos claqués exprès, c'est un moment privilégié !
Transports
Le train
Bon marché, même en 1re classe (et surtout très confortable). Réduction de 30 % sur présentation de la carte internationale d'étudiant. Pas de réduction sur les trains-couchettes, qui sont très chers.
Les billets sont souvent imprimés en arabe.
Attention aux revendeurs de billets au noir, spécialisés dans la chasse aux touristes.
Lorsque vous arrivez à la gare chargé, il y aura toujours un porteur pour vous aider, le tarif est de 1 ou LE (moins de 0,30 ) par bagage.
Superbes paysages si vous voyagez de jour.
Trois classes
- 1re classe assise : avec réservation, climatisation, service de boissons. Toujours non-fumeurs. Fauteuils inclinables et tablette devant. On est toujours assis dans le sens de la marche.
- 2e classe : tout à fait correcte, à condition qu'elle soit avec réservation et clim'. Environ 25 % moins chère que la première classe. Si vous n'êtes pas à quelques livres près, on vous conseille plutôt d'opter pour la 1re classe. Non-fumeurs.
- 3e classe : elle ne concerne que les trains omnibus, qui s'arrêtent dans les moindres villages. On a le temps de voir la campagne, ses habitants, et de voyager avec.
Le bus
Ils relient plusieurs fois par jour Le Caire à Alexandrie, au Fayoum, aux grandes villes du delta, du canal de Suez, de la Haute-Égypte (via Hurghada), aux oasis du désert libyque ou aux stations balnéaires du Sinaï, de la mer Rouge et de la Méditerranée.
Ils sont généralement climatisés et équipés d'une vidéo entre les grandes villes. Il vaut mieux réserver sa place 1 ou 2 jours à l'avance. Parfois moins cher que le train. Pas de réduction étudiants. Les billets non utilisés ne sont pas remboursables. Les boissons et friandises à bord ne sont pas offertes mais facturées à la descente, et souvent au prix fort.
Le taxi collectif
Ce sont généralement des 504 Peugeot familiales ou des minibus. Le prix d'une course est un peu moins cher que celui du billet de train 2e classe sur les petites distances. Départ quand la voiture est complète. Ils roulent plus vite que le train mais s'arrêtent pour le repas et la prière (ou ne roulent pas du tout pendant le ramadan) ; finalement même durée en plus souple - pas de réservation - et plus convivial, mais surtout beaucoup plus dangereux. Les taxis collectifs et surtout les minibus roulent vraiment comme des fous. À éviter systématiquement de nuit. De plus, en Moyenne et Haute-Égypte, ils ne sont plus autorisés à prendre des touristes et des Égyptiens en même temps, pour des raisons de sécurité
Gros inconvénient : tous les gouvernorats essaient de placer les gares de taxis collectifs à la périphérie ; c'est un véritable parcours du combattant pour y aller, et ça coûte une fortune en taxi, si on est chargé. Au Caire (arrivée et départ), on vous conseille carrément d'y renoncer.
Le convoi
Si vous voyagez individuellement dans la vallée du Nil de Beni Soueif au sud du Caire jusqu'à Assouan, sachez que les déplacements en taxi (collectif ou non), minibus privé, car d'agences ou voiture ne peuvent se faire qu'en convois escortés par l'armée ou la police. Entre Assouan et Abou-Simbel, ils ne sont pas systématiques, en revanche de Louxor à Safaga, vous y aurez droit.
La voiture
Les automobiles sont admises librement pour la durée du séjour sur présentation de la carte grise et d'un carnet de passage en douane. Mais on vous demandera d'acquitter une taxe d'entrée dans le pays qui dépend de la cylindrée de votre véhicule (renseignez-vous auprès de l'Automobile Club de votre pays d'origine).
Pour conduire en Égypte, le permis de conduire international suffit. Mais cette réglementation étant toujours susceptible de changer, on conseille de se munir d'un permis de conduire international. Il s'obtient gratuitement à la préfecture de votre département.
L'essence est très abordable : 1 LE (moins de 0,20 euros) le litre pour l'essence 90.
Concernant la location de voitures, pas de problème pour conduire dans les oasis, dans le Sinai ou sur la côte de la mer Rouge où les routes sont peu encombrées. Pour toutes les autres régions, on vous déconseille de louer une voiture.
Conduire en Égypte
Ce n'est pas suicidaire, mais il convient d'être extrêmement prudent, car aucune règle n'est respectée.
Quelques recommandations :
- Ne pas hésiter à klaxonner (pour dire que vous passez, pour mettre les autres en garde, pour demander aux piétons de se pousser...).
- Évitez de rouler vite, d'abord à cause des radars sur les routes (limitation : 90 ou 100 km/h selob la route), mais aussi parce que n'importe quoi (qui) peut surgir de nulle part à tout moment.
- Ne jamais conduire de nuit, ce serait purement suicidaire. Beaucoup de voitures roulent sans phares.
- Il existe deux types d'essence : la 80 (tamanin) et la 90 (tesa'in). Dans certains coins reculés, faites le plein dès que vous le pouvez sans attendre que votre réservoir soit vide.
- Vérifiez souvent votre niveau d'eau (mayya) et vos pneus (agalla) car ils souffrent avec la chaleur.
- Pour demander le plein, dites tout simplement " full tank " ou " fawel ".
- Dans le Sinai et sur la côte de la mer Rouge, il est recommandé de ne pas sortir des routes ou des pistes car beaucoup de terrains n'ont pas été déminés.
- En toutes circonstances, ne perdez pas de vue que vous êtes étranger dans ce pays et que 9 fois sur 10, en cas d'accident, vous serez accusé d'être en tort (même si ce n'est pas vrai). Aussi, mieux vaut adopter une conduite calme et attentive et laisser passer une voiture qui n'en a pas le droit en mettant de côté sa fierté personnelle, plutôt que de risquer un accrochage qui vous prendra ensuite des heures de formalités au poste de police et, au final, vous coûtera forcément de l'argent.
L'auto-stop
Le stop n'est pas interdit. Attention au stop payant. Généralement les routiers (et il y en a beaucoup) sont sympas.
L'avion
Egyptair a considérablement baissé ses tarifs pour les vols intérieurs.
Sinon, de nombreuses compagnies charters effectuent la liaison Le Caire - Louxor - Assouan mais ces billets s'achètent depuis la France via les agences de voyages.
Sont desservis par avion les aéroports de Louxor, Assouan, Abou Simbel, oasis de Kharga, Sharm el-Sheikh, de Ras el-Naqb (Sinaï), d'El-Arish, d'Alexandrie, de Marsa-Matrouh.
Attention aux vols parfois annulés ou retardés de plusieurs heures. Ne prenez jamais un vol national la veille d'un départ international.
Routards, sachez enfin que vous pouvez acheter vos vols intérieurs bien moins cher depuis la France, si votre vol international est sur Egyptair.
Vie pratique
Décalage horaire
L'Égypte est en avance de 1 h sur la France (GMT + 2). Lors des changements d'heure, il arrive, l'espace de quelques semaines, que les deux pays se retrouvent soit à la même heure, soit avec 2 h de différence. L'Égypte passe théoriquement à l'heure d'été le vendredi qui suit ou précède le 1er mai et à l'heure d'hiver le vendredi qui suit le 30 septembre.
Électricité
Le courant en Égypte est du 220 volts (comme en France) et les prises sont identiques à celles que nous utilisons (à deux branches). Soyez prudents dans les petits hôtels, car les fils électriques sont souvent mal isolés ou près des douches.
Horaires d'ouverture
- Banques : les banques sont ouvertes du dimanche au jeudi de 8 h 30 à 14 h ; elles sont fermées les vendredis et samedis. Pendant le ramadan, elles ouvrent de 10 h à 14 h. Dans les villes touristiques, certaines banques laissent leur comptoir de change ouvert assez tard et tous les jours (idem dans les grands hôtels).
- Magasins : les horaires sont assez extensibles : grosso modo, de 10 h à 21 h (cela dépend des quartiers). Quelques rares magasins font encore une coupure de 14 h à 17 h. La plupart ferment le dimanche. Nombre de boutiques ferment le vendredi à l'heure de la grande prière (vers 12 ou 13 h). Quelques supermarchés et pharmacies sont ouverts 24 h/24.
- Administrations : la majorité des services publics sont ouverts de 9 h à 14 h, sauf le vendredi et les jours fériés. Le jeudi, les administrations ferment généralement vers 13 h.
ATTENTION : pendant le ramadan, les horaires changent :
- les magasins ferment, en principe, de 15 h à 19 h ;
- les banques et administrations n'ouvrent pas avant 10 h pour fermer vers 13 h ;
- les musées ferment souvent vers 15 h et la plupart ne rouvrent pas le soir ;
- enfin, certains restos n'ouvrent qu'après la rupture du jeûne ou en profitent pour prendre leurs congés annuels.
Langue
L'arabe est la langue officielle en Égypte. L'arabe parlé est très différent de la langue littéraire qu'on peut lire dans la presse. Cet arabe égyptien est tellement imprégné des dialectes locaux, dont le copte, qu'il est très différent de celui d'Afrique du Nord. Par exemple, le son « je » se transforme en« gue ». La djellaba est en Égypte une gallabeyya. Les Égyptiens se font très bien comprendre des autres populations arabes car leur importante production cinématographique a largement véhiculé la langue arabe égyptienne. En revanche, eux ont beaucoup de mal à comprendre les autres Arabes, notamment ceux du Maghreb.
L'anglais est très répandu et seul un très faible pourcentage de la population parle le français. Il est donc indispensable d'avoir de bonnes bases en anglais pour voyager en individuel.
Police touristique
Ce sont des policiers dont le rôle est, en principe, de résoudre tout problème pouvant se poser à un touriste en balade. Et même si vous vous faites avoir par des commerçants sans scrupules, ils pourront vous donner un coup de main. Ne pas s'attendre toutefois à une débauche de renseignements. On peut aussi tomber sur des policiers peu serviables. Enfin, certains parlent uniquement l'arabe.
Poste
Les timbres s'achètent dans les bureaux de poste (bosta) ou parfois dans les hôtels (souvent un peu plus chers). Une lettre pour l'Europe doit être affranchie à 1,5 LE (0,20 ), le courrier local est timbré à 25 piastres.
Les postes sont généralement fermées le vendredi. Le courrier entre Le Caire et Paris met environ une semaine (beaucoup plus pendant le ramadan). Il est préférable de confier ses lettres à l'hôtel ou de les déposer directement à la poste car beaucoup de boîtes postales, dans les rues, ne sont relevées qu'occasionnellement.
La poste dispose d'un service express très efficace (EMS), beaucoup plus cher que le tarif normal mais très abordable par rapport à notre Chronopost. Les lettres entre Le Caire et Paris mettent théoriquement 3 jours à arriver et sont enregistrées (donc pas de risque de perte). Pour envoyer des colis, mieux vaut aller directement à la poste centrale du Caire (midan El-Ataba), mais cela revient cher.
Téléphone
Dans toutes les villes, villages et oasis on trouve des centres téléphoniques souvent ouverts 24 h/24, mais il y a souvent beaucoup de monde le soir (25 % moins cher entre 20 h et 8 h).
Les appels internationaux depuis l'Egypte ont bien baissé depuis plusieurs années.
Les cabines Menatel (jaune et vert), installées par une société franco-égyptienne, sont très nombreuses et bien visibles. Les cartes s'achètent dans de petits commerces généralement à proximité des cabines. Cartes à 15 LE (2 ), permettant environ 3 mn de communication vers la France.
De plus en plus d'Égyptiens possèdent un téléphone portable (les lignes s'achètent maintenant à crédit à partir de 30 LE (4 ) par mois, ce qui a vraiment démocratisé l'usage du portable en Égypte) mais ce dernier reste un signe extérieur de richesse.
- De l'Égypte vers la France : 00-33 puis le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (c'est-à-dire le numéro à 10 chiffres sans le 0). Compter 5 LE (0,70 ) la minute (25% moins cher de 20 h à 8 h).
- De la France vers l' Égypte : composer le 00 (tonalité) + 20 + indicatif de la ville + numéro du correspondant (sans le 0 initial). Pour appeler un téléphone portable en Égypte depuis l'étranger, composer le 00-20, puis le numéro du correspondant sans le 0 initial.
- Appels intérieurs (dans deux gouvernorats différents) : composer le 0 puis l'indicatif de la ville et le numéro de votre correspondant. Exemple : pour téléphoner du Caire à Alexandrie, composez le 0 + 3 + numéro de votre correspondant. Du Caire au Caire : faire directement le numéro de votre interlocuteur.
Internet
En quelques années, on a vu apparaître dans tout le pays des centaines de cybercafés. Les tarifs varient de 2 à 10 LE l'heure selon la région, le matériel utilisé et le débit de la ligne.
Toilettes
Les toilettes publiques sont rares et souvent très sales. La meilleure alternative est résolument les hôtels 5 étoiles qui ont toujours des toilettes à proximité de la réception. Autre possibilité : les fast-foods, où l'on peut entrer ni vu ni connu. Petit conseil : ayez toujours des mouchoirs jetables avec vous, car rares sont les lieux où vous trouverez du papier toilette. Les Égyptiens ont l'habitude de se laver avec le petit tuyau qui se trouve au milieu de la cuvette en ouvrant l'eau avec le robinet latéral : c'est un coup à prendre. Il est écrit dans la plupart des w.-c. que le papier toilette doit être jeté dans une corbeille et non dans la cuvette. Tout simplement car les canalisations sont étroites et régulièrement bouchées.
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