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Cuba
Cuba, la plus grande des îles caraïbes, est toujours comparée à une perle : ses milliers de kilomètres de plages ont la couleur de la nacre, sa musique vous envoûte. L'Espagne et l'Afrique ont réussi là un fabuleux métissage : une architecture mi-espagnole, mi-coloniale, un peuple doué d'un sens de l'hospitalité rare qui, malgré la misère économique, sait garder le sourire et le goût inné de la fête. Car Cuba, c'est aussi une extrême misère dans laquelle, pourtant, les gens construisent une montagne avec presque rien. Si l'on a appelé Cuba le « paradis socialiste », vu de l'intérieur, le socialisme n'a en effet plus grand-chose d'enchanteur : on y manque de tout ! Sur cette île paradisiaque, terre du meilleur tabac, berceau de cocktails fameux et de toutes ces musiques qui font danser le monde, la nécessité fait loi. Et n'oublions pas non plus que Cuba est le lieu de naissance de toutes ces musiques qui font danser le monde : salsa, mambo, rumba et chachacha. Comme la santería, cette étrange religion venue d'Afrique, Cuba vous ensorcelle.
Carte d'identité
Quelques repères
- Superficie : 109 980 km².
- Population : 11,2 millions d'habitants.
- Densité : 102 hab/km².
- Capitale : La Havane (3 millions d'habitants avec la banlieue).
- Villes principales : Santiago de Cuba, Camagüey, Cienfuegos, Santa Clara, Holguín.
- Langue officielle : espagnol.
- Monnaie : la moneda nacional est le peso cubain. Beaucoup de produits et services sont payables en pesos convertibles.
- Régime politique : république socialiste (Parti communiste unique).
- Chef de l'État : Fidel Castro Ruz (Premier ministre en 1959, président depuis 1976).
- Religion : catholicisme, animisme et santería (religion afro-cubaine).
- Taux d'alphabétisation : 95,7 %.
- Taux de natalité : 1,6.
- Salaire mensuel moyen : environ 13 euros
- Moyenne d'âge de la population : 35 ans.
Exil
Une histoire de l'exil cubain pourrait s'écrire en trois chapitres. D'abord, les trois exodes (1965, 1980, 1994) qui ont mis Cuba sous les feux de l'actualité. Ensuite, les « faits divers » : on apprenait qu'un ou plusieurs Cubains avaient réussi à toucher les côtes américaines, qu'un pilote d'avion atterrissait sur une piste des États-Unis, que tel musicien décidait de ne pas rentrer à Cuba... Enfin, dernier chapitre, l'exilé aujourd'hui, c'est celui qui, à distance, fait bouillir la marmite de nombreux foyers cubains de Cuba.
Tout Cubain qui s'exile, ou presque, débarque un jour à Miami. Dans cette ville de Floride, un des plus grands quartiers s'appelle Little Havana.
Aujourd'hui, on peut y partir et revenir. Muni de son autorisation de sortie du pays, le Cubain - détenteur d'un passeport - peut bénéficier aussi, et cela est plus difficile, du visa américain. Dans ce cas, on rend visite à la famille, aux amis, on fait le plein d'achats en tout genre. De terre d'asile, Miami est devenue supermarché.
Les choses ont évolué : les Cubains exilés sont devenus officiellement pour La Havane « membres de la communauté cubaine de l'extérieur ». Certains exilés sont en train d'abandonner leur crispation anticastriste et font le voyage à La Havane.
À Cuba, en quelque 35 ans, l'hémorragie a été importante. Un chiffre est avancé : plus d'un million de personnes, soit le dixième de la population, seraient des exilés directs.
Économie
L'économie cubaine doit beaucoup de ses difficultés à l'embargo, certes, mais aussi à l'inefficacité du système économique. Durant des années, elle a bénéficié du soutien de l'Union soviétique et des pays frères. Mais après la chute du bloc de l'Est, l'île s'est retrouvée isolée. Sa survie ne dépendait plus que des cours mondiaux du sucre et du nickel. Depuis plusieurs années, le tourisme est devenu une « priorité nationale ». Il représente aujourd'hui plus de la moitié des ressources en devises du pays, loin devant le nickel, le sucre ou le tabac.
L'embargo (ou le blocus ?)
En octobre 2005, le sommet ibéro-américain de Salamanque, en Espagne, a donné raison à Cuba en condamnant le « blocus » ( bloqueo), terme employé officiellement pour la première fois, au lieu d'embargo.
Petit rappel : un an après la rupture des relations diplomatiques décidée par Washington, la Maison-Blanche décrète l'embargo total sur le commerce avec Cuba le 3 février 1962, et le 14 mai 1964, les produits alimentaires et pharmaceutiques, jusqu'aux médicaments pour les enfants, sont inscrits sur la « liste noire ».
Aujourd'hui, non seulement le blocus est toujours en vigueur, mais il a été régulièrement renforcé. L'injustice, c'est qu'il ne concerne pas seulement les produits d'origine américaine, mais que son interdit d'exportation s'étend dans certains cas aux entreprises étrangères ayant des actifs aux États-Unis.
Avant le départ
Adresses utiles
- Office de tourisme de Cuba : 280, boulevard Raspail, 75014 Paris. Tél. : 01-45-38-90-10. E-mail : cubainfo@noos.fr. Internet : www.cubatourisme.fr. M. : Denfert-Rochereau. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30.
- Consulat de Cuba : 14-16, rue de Presles, 75015 Paris. Tél. : 01-45-67-55-35. Fax : 01-45-67-08-91. E-mail : conscu@ambacuba.fr. Internet : www.cubaparis.com. M. : Duplex. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h. Téléphoner avant de se déplacer.
- Ambassade de Cuba : mêmes coordonnées et horaires que le consulat. Fax : 01-45-66-80-92. E-mail : embacu@ambacuba.fr.
- Association Cuba chez l'Habitant : 20, rue Deparcieux, 75014 Paris. Tél. 01-43-20-13-56. Internet : www.hoteservice.com. M. Denfert-Rochereau. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, et le samedi sur rendez-vous seulement.
- Association Cuba Si : 94, boulevard Auguste-Blanqui, 75013 Paris. Tél. 01-43-36-37-50. Internet : www.lesamisdecuba.com. Association culturelle et humanitaire, qui pourra vous aider avant votre départ, et organise soirées cubaines, expositions et conférences. Elle peut réserver pour vous des hébergements chez l'habitant.
- Association Yemaya : 12, rue François-Mansart, 31500 Toulouse. Tél. : 05-61-11-28-29. Fax : 05-61-11-26-16. E-mail : yemaya1@club-internet.fr. Internet : www.yemaya.asso.fr. Association culturelle dont l'objectif est de promouvoir la culture latino-américaine sous toutes ses formes.
En Belgique
Pas d'office de tourisme : s'adresser à celui de Paris.
- Consulat et ambassade de Cuba : rue Roberts-Jones, 77, Uccle (Bruxelles), 1180. Ambassade : tél. : 02-343-00-20. E-mail : mision@embacuba.be. Consulat : tél. : 02-343-71-46. E-mail : consulado@embacuba.be. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30.
En Suisse
S'adresser à l'office de tourisme de Cuba à Paris.
- Consulat et ambassade de Cuba : Gesellschaftstr. 8, 3012, Berne. Tél. : 31-302-2111. Fax : 31-356-7001. E-mail : embacuba.berna@bluewin.ch. Ouvert en semaine sauf le mercredi de 9 h à 12 h.
Au Canada
- Office du tourisme : 2075 rue Université, bureau 460, H3A-2L1 Montréal (Québec). Tél. : (514) 875-8004. E-mail : montreal@gocuba.ca. Internet : www.gocuba.ca.
- Consulats généraux de Cuba : à Montréal : 4542-4546, boulevard Décarie, H3X-2H5. Tél. : (514) 843-8897. Fax : (514) 875-8006 ; à Toronto : 5353 Dundas West, square Kipling, suite 401-402, M9B-6H8. Tél. : (416) 234-8181 ou 234-8884 ou 234-1300. Fax : (416) 234-2754.
- Embassy of the Republic of Cuba : 388, Main Street, KIS-1E3, Ottawa (Ontario). Tél. : (613) 563-01-41. Fax : (613) 563-00-68.
Formalités
Consulter la page Cuba du site www.diplomatie.gouv.fr.
- Il faut avoir un passeport en cours de validité
- La carte de tourisme : c'est un formulaire obligatoire pour entrer à Cuba. Quel que soit le pays d'où vous venez, il vous faudra avoir acheté et rempli ce document avant de débarquer sur l'île. La carte n'est pas distribuée dans l'avion. Prix : autour de 22 euros. On l'obtient auprès du consulat, sur place (il faut présenter le passeport et le billet d'avion ou une attestation de la compagnie aérienne ou de l'agence de voyages) ou par courrier. Certaines agences de voyages se chargent de cette formalité à votre place si vous réservez un circuit ou un séjour.
Cette carte (valable 6 mois après son émission) n'est valide que 30 jours à partir de votre arrivée sur l'île. .
- Visa professionnel ou visa familial : ils sont obligatoires pour des séjours professionnels, pour loger dans une famille cubaine ou chez des amis. Ils coûtent environ 81 et il faut en faire la demande auprès du consulat de Cuba.
Au départ de Cuba
- ATTENTION, prévoyez 25 CUC en espèces pour la fin de votre voyage. À l'aéroport, vous devrez payer cette taxe avant d'embarquer, quel que soit votre aéroport de départ.
- Notez que l'empaquetage plastifié des bagages est devenu obligatoire (et gratuit) sur les vols de la Cubana de Aviación. À faire avant l'enregistreme.
Carte internationale d'étudiant (ISIC)
Elle prouve le statut d'étudiant et permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spéciaux, assurances de voyage, cartes de téléphone internationales, locations de voiture, navettes d'aéroport…), l'hébergement, la culture, les loisirs...
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.isic.fr.
Argent
Argent, banques, change
Monnaies en usage
Depuis novembre 2004, il n'y a plus que deux monnaies en circulation à Cuba : le peso cubano (la moneda nacional) et le peso cubano convertible (CUC). Après avoir été interdit jusqu'en 1993, puis, pendant onze ans, adoré comme le veau d'or, le dollar américain est à nouveau interdit de séjour (ou du moins fortement taxé au change). Les commerces ne l'acceptent plus.
Arrivez donc à Cuba avec des euros, des francs suisses ou des dollars canadiens. Le change se fait en arrivant à l'aéroport contre des pesos convertibles.
- La monnaie nationale ( moneda nacional) est le peso cubano, qui est divisé en centavos. Début 2007, 1 CUC équivaut à peu près à 24 pesos.
Le change CUC-pesos se fait dans des bureaux de change spécialisés, les Cadeca.
- La seconde monnaie cubaine est le peso convertible (billets et pièces), qui a été fortement réévalué en avril 2005 et qui pourrait l'être encore. Début 2007, 1euro vaut environ 1,18 CUC et, inversement, 1 CUC s'échange environ 0,85 euros.
- L' euro est accepté pour les dépenses courantes dans les hôtels de Varadero et dans toutes les grandes zones touristiques de l'île. Il est cependant plus avantageux de changer les euros contre des pesos convertibles dans les banques.
Banques et bureaux de change
Les grandes banques (Banco Nacional de Cuba, Banco Financiero Internacional, Banco Internacional de Comercio, Banco Popular de Ahorro) sont généralement ouvertes de 8 h 30 à 15 h, sauf les samedis et dimanches. Les maisons de change Cadeca ferment beaucoup plus tôt et sont ouvertes le samedi matin, et même le dimanche matin. Quand tout est fermé, il est toujours possible de se rendre dans les grands hôtels pour faire du change.
Chèques de voyage
Prenez des chèques de voyage en euros. C'est une mesure de précaution, on n'est jamais à l'abri d'un vol ! Mais sachez que la commission est de 3 à 5 %. Très peu de commerçants acceptent les travellers, sauf quelques grands hôtels. On change donc ses chèques de voyage contre des espèces dans les banques et dans certains bureaux Cadeca.
Cartes de paiement
Les cartes Visa Internationale et MasterCard sont acceptées partout à Cuba à condition qu'elles ne soient pas délivrées par une banque américaine.
Cuba n'étant pas une destination touristique bon marché, il devient difficile de voyager sans carte de paiement, au moins en complément d'espèces et des chèques de voyage. Par ailleurs, si vous louez une voiture, il est indispensable d'avoir sur vous une carte de paiement car le loueur l'exige au moment de signer les papiers. Il prend nécessairement l'empreinte de votre carte en guise de caution ( depósito). Vous en aurez aussi besoin pour régler l'assurance de la voiture (car celle-ci est rarement payée à l'avance par l'agence).
Règlement par carte de paiement
En théorie, on peut régler certains achats avec la carte :
- les prestations de la plupart des grands hôtels (quand la machine n'est pas en panne !), très rarement celles des restaurants et jamais celles des paladares (restos privés chez l'habitant) ;
- les dépenses relatives aux stations-service Cupet (ou Oro Negro), mais dans la pratique, ça ne marche pas à tous les coups ;
- les achats effectués dans beaucoup de boutiques pour touristes (s'il n'y a pas de problème de connexion !).
Retrait d'argent avec une carte de paiement
Renseignez-vous auprès de votre banque, avant le départ, sur les montants et délais autorisés. Pour ne pas être à court d'argent, renseignez-vous sur les ponts qui accompagnent les jours fériés, en particulier pour la fête nationale, les 25, 26 et 27 juillet !
- La manière traditionnelle consiste à retirer de l'argent liquide sous forme de pesos convertibles au guichet d'une banque avec sa carte et sur présentation du passeport. Pour la plupart, les banques effectuent la transaction.
- Par ailleurs, les distributeurs automatiques de billets ont fait leur apparition dans les grandes villes et les endroits touristiques. Ils sont fiables et évitent de faire la queue aux guichets. Vous recevrez des pesos convertibles.
Attention : les retraits en CUC sont facturés en dollars américains. Il est par ailleurs légèrement désavantageux de faire des retraits par carte, car en plus des taxes cubaines, vous paierez une commission à votre banque.
Budget
Un voyage à Cuba revient assez cher par rapport aux pays d'Amérique latine.
Hôtels et casas particulares
Sur la base d'une chambre double :
- Bon marché : moins de 20 CUC (17 euros).
- Prix modérés : de 20 à 30 CUC (17 à 25,50 euros).
- Prix moyens : de 30 à 50 CUC (25,50 à 42,50 euros).
- Un peu plus chic : de 50 à 80 CUC ( 42,50 à 68 euros).
- Plus chic : de 80 à 110 CUC (68 à 93,50 euros).
- Très chic : plus de 110 CUC (93,50 euros).
Restos et palarades
- Très bon marché : moins de 6 CUC (5,10 euros).
- Bon marche : de 6 à 10 CUC (5,10 à 8,50 euros).
- Prix moyens : de 10 à 15 CUC (8,50 à 12,70 euros).
- Plus chic : plus de 15 CUC (12,70 euros).
Pourboire
Le pourboire est une pratique assez courante aujourd'hui à Cuba. Il a refait son apparition dans les lieux touristiques.
Achats
Souvenirs
On rapportera évidemment :
- du rhum;
- des cigares;
- du café;
- des disques de salsa et de musique cubaine ;
- des accessoires à l'effigie de Che Gevara ;
- des objets en bois ;
- des peintures.
Par ailleurs, le marchandage est monnaie courante, surtout dans les lieux touristiques.
Douanes
- À la douane cubaine : depuis le début de l'année 2004, vous n'avez plus le droit de sortir du territoire que jusqu'à 23 cigares sans facture. Au-delà, donc à partir d'une boîte complète fermée, les douaniers vous réclameront la facture (et la copie à leur remettre) de vos achats en cigares.
- À la douane française : vrai ou faux, vous avez le droit d'importer jusqu'à 50 cigares.
Cuisine et boissons
Cuisine
Autant être franc : Cuba est loin d'être une destination gastronomique. On mange souvent la même chose... Riz, poulet et porc sont les piliers de la cuisine cubaine, dite « créole » (criolla). On trouve aussi du bœuf (res), mais de piètre qualité et souvent trop cuit, peut-être pour masquer son âge...
Les légumes verts sont les grands absents de cette cuisine. Pour équilibrer vos repas, rabattez-vous sur les salades.
Les spécialités cubaines
- Le riz et les haricots noirs.
- Le cochinito : bien meilleur que le bœuf du pays, le cochon est un mets de choix pour les Cubains. On le prépare de différentes manières : en rôti, grillé ou frit.
- La langouste : vous en trouverez dans la plupart des restos touristiques. Sinon, le crabe (cangrejo) pullule sur les routes mais bien peu de restos en proposent. On trouve aussi de la tortue de temps en temps.
- Le crocodile : vous n'en trouverez qu'à Guama et dans quelques restaurants de la playa Girón dans la péninsule de Zapata.
- Les fruits : paradis tropical, l'île offre quantité de fruits. Mais on ne retrouve qu'un seul fruit dans la cuisine locale : la banane (plátano). Vous tomberez peut-être sur de la goyave ou de la papaye (fruta bomba). Les autres fruits n'apparaissent pas dans les restaurants. Il y a pourtant à Cuba des ananas, de délicieuses mangues...
Boissons
- L'eau : attention, si officiellement l'eau du robinet est potable, nous vous conseillons fortement d'acheter de l'eau en bouteille, que l'on trouve presque partout à des prix raisonnables.
- Les sodas : les Cubains appellent ça refresco, même s'ils ne sont pas souvent rafraîchissants faute de glace.
- Le pays produit plusieurs bières, bonnes et pas trop chères : la Cristal est légère et agréable ; mais les meilleures sont à notre avis la Bucanero, qui existe en version légère et forte, et surtout la Mayabe ( blanca plus légère ou negra, étiquette noire, plus forte). Les claras sont vendues plus souvent aux Cubains qu'aux touristes. Elles sont pourtant moins chères et plus artisanales.
- Le vin commence à faire son apparition.
- Le café cubain est réputé, et avec raison.
- Le Guarapo : jus de canne à sucre.
- Le Guararón : même chose, mais avec du rhum.
- Le rhum : le rhum a ses grandes marques qui ont à leur tour leurs aficionados. Nous aimons bien le Caney, le Santiago añejo ou le Paticruzado. Et le 7 ans d'âge de l' Añejo Reserva Havana Club.
Le rhum cubain se concocte avec les mélasses des cannes à sucre une fois broyées. Of course, pour les Cubains de Miami, le meilleur rhum du monde n'est pas le Havana Club mais le Bacardi.
Un conseil, bien se garder de l 'aguardiente, eau-de-vie traditionnelle des paysans... en raison de ses 45°. Très sec. Du feu. Demandez quand vous serez à Trinidad un verre de Canchanchara ou ailleurs un Santero, d'à peine 40°.
- Les cocktails : nombreux cocktails originaux à goûter.
Restaurants et paladares
On trouve à Cuba quatre genres de restos bien distincts.
- D'abord les restos « touristiques » officiels, payables uniquement en pesos convertibles, donc fréquentés quasi exclusivement par les étrangers.
- Ensuite, les paladares. Ce sont des restaurants privés, ouverts il y a quelques années sur autorisation de Fidel. Ceux qui ont pignon sur rue (entendez une enseigne) ont l'accord des autorités mais sont étouffés par les taxes. On y mange généralement bien, pour des prix plus attractifs que dans les restos officiels. Autre avantage : la plupart des paladares sont installés dans de vieilles maisons pleines de charme.
- Autre catégorie : les restos « pour Cubains »... Ils intéresseront surtout les routards fauchés puisqu'on y paie seulement en pesos cubains (moneda nacional). Hélas, on y mange vraiment très mal.
- Dernière catégorie : les cafétérias et les fast- food à la cubaine. Pour manger bon marché, un hot-dog, une pizza ou un poulet frit.
Culture
Médias
Journaux
Les deux seuls quotidiens nationaux sont Granma, l'organe officiel du parti communiste, et Juventud Rebelde, l'organe de la jeunesse communiste. Il faut citer également l'hebdomadaire Trabajadores des syndicats officiels et le magazine culturel Bohemia.
La presse internationale est accessible aux touristes.
Quelques kiosques de La Havane proposent certains news-magazines français, mais ils ont une semaine de retard. Sinon, quelques grands hôtels vendent Le Monde, mais ne vous attendez pas non plus à ce qu'il date de la veille...
Radio
Parmi les nombreuses stations existantes, les deux radios officielles les plus importantes sont Radio Rebelde, fondée par le Che en 1958 dans la sierra Maestra, et Radio Reloj, une radio d'information continue.
Écouter les radios internationales est mal vu. La plus connue est Radio Marti, financée depuis 1985 par le Congrès américain pour émettre vers l'île. Le brouillage de ces stations est néanmoins déficient. Les stations musicales sont également nombreuses. Initialement destinée aux touristes, Radio Taino diffuse uniquement de la salsa entre 17 h et 19 h et annonce toutes les festivités, ainsi que les concerts et les activités touristiques.
Télévision
Les Cubains disposent de quatre chaînes nationales : Cubavision, Tele Rebelde (la chaîne du sport), Canal Educativo et Canal Educativo 2 (qui comme leur nom l'indique, diffusent surtout des programmes éducatifs). Chacune des 14 régions possède également sa chaîne de télévision. Mais leur temps d'antenne est très restreint.
Liberté de la presse
Dans ce contexte, une centaine de journalistes, regroupés dans une vingtaine d'agences indépendantes que les autorités refusent de reconnaître, tentent d'exercer leur droit d'informer. Interdits de publier dans leur pays, les journalistes indépendants comptent sur les associations de Cubains exilés aux États-Unis pour diffuser leurs informations, le plus souvent sur des sites Internet.
Ils interviennent également sur des radios internationales étrangères, au premier rang desquelles figure Radio Marti. Bien que les émissions soient brouillées et que la population cubaine ait difficilement accès à Internet, le gouvernement tente tout de même de dissuader ces journalistes de poursuivre leur travail.
Cinéma cubain
Depuis plusieurs années, le cinéma cubain s'était fait tellement discret qu'on pensait qu'il avait bel et bien disparu. Pourtant, il fut un instrument culturel et aussi politique pour briser l'embargo américain.
En 1994 vint Fresa y Chocolate, film culte de deux réalisateurs cubains : Tomas Gutierrez Alea (décédé en 1996) et Juan Carlos Tabio. Ce grand film, suivi en 1996 par Guantanamera, puis par Madagascar, confirme le renouveau du cinéma cubain.
Il ne s'agirait pas d'oublier toute l'importance du documentaire cubain, avec pour figure de proue, dès 1959, Santiago Alvarez, auteur de quantité de petits chefs-d'oeuvre.
Ces dernières années, le cinéma cubain s'est orienté vers le thème de l'émigration et des aspirations au départ, avec un très beau film sorti en 2001 : Nada. Au festival de Cannes 2005, le film Viva Cuba de Juan Carlos Cremata a été distingué par le jury. Sorti début 2006, Barrio Cuba, de Humberto Solas, plante l'univers de La Havane fait de mélange de races, de croyances et d'espérances.
Musique cubaine
Cuba a marqué le XXe siècle par son extraordinaire palette de musiques et de danses : rumba, punto, tonada, danzon, son, batanga, bolero, changui, guajira, mambo, cha-cha-cha, pachanga, songo, salsa, etc.
Rumba et son
À l'origine faite de chants et de percussions, la rumba se compose de trois styles, la columbia, le guaguanco et le yambu, ayant chacun leur danse. La première est pour les hommes, physique et acrobatique. La deuxième, plus lente, convient aux couples fatigués. La troisième enflamme les corps : fous de désirs et de séduction, les couples se frôlent et se séparent pour se rejoindre enfin dans la fusion de l'acte sexuel.
Au départ, c'est l'orchestre de rumba que l'on appelait son : trois chanteurs accompagnés de percussions, auxquels viendront s'ajouter des instruments à cordes.
Mambo et cha-cha-cha
Le mambo qui envahit l'Amérique des années 1940 est né à Mexico, sous la baguette du pianiste cubain Damaso Perez Prado.
C'est en rivalisant d'invention que Machito, Tito Puente et Tito Rodriguez réussissent à rendre la scène new-yorkaise complètement mambo sous leurs assauts puissants. À La Havane, Beni Moré et Bebo Valdé sont en train de construire leurs folles légendes, lorsque déferle la vague du cha-cha-cha. Dérivé du danzon, ce nouveau style, créé par Enrique Jorrin, rejoint le mambo à la conquête des pistes de danse du monde entier. Dans les années 1950, l'hégémonie planétaire de la musique cubaine est consommée, imposant les noms de Celia Cruz, Alfredo Rodriguez et une foule d'autres.
L'après-Révolution
Les années 1970 ont vu apparaître la nueva trova, liée au mouvement engagé de la nueva cancion d'Amérique du Sud. Les noms de Pablo Milané ou Silvio Rodriguez ont marqué ce courant, celui de Carlos Varela (plus rock !) est en vue avec ceux de William Vivanco et Amaury Perez.
Géographie et climat
Géographie
Cuba est la plus grande île des Caraïbes, devant la Jamaïque et Haïti. Avec ses 109 980 km2, sa superficie équivaut à trois fois et demie celle de la Belgique.
N'oublions pas que Cuba n'est pas seulement une île mais... des îles.
L'île principale se divise très grossièrement en deux : l'ouest (Oeste) et l'est, communément appelé Oriente. Plus le centre, où se concentrent la plupart des villes importantes.
En dehors des côtes, le paysage cubain est plat, à part les quelques petites chaînes de montagnes : les sierras.
Climat
Tropical, on s'en doute. Les tropiques comptent seulement deux saisons vraiment distinctes : une sèche (en hiver) et une humide (en été). La première court grosso modo de fin novembre à mai, la seconde de juin à octobre-novembre. La période dite humide se distingue par ses pluies, violentes mais de courte durée, et une température un peu plus élevée, mais pas de beaucoup : 27°C en moyenne contre 25°C en hiver.
La température de l'eau ? Un régal. En moyenne, 30°C en été et tout de même 24°C en hiver !
Cyclones
Comme toutes les îles des Caraïbes, Cuba n'est pas épargnée par les cyclones. Les régions les plus régulièrement touchées sont la province de Pinar del Rio, l'île de la Jeunesse et la province de La Havane. Statistiquement, le mois le plus dangereux est celui d'octobre, mais la période à risque s'étend de juin à novembre.
Quand partir ?
En général, on considère la saison sèche comme la meilleure période pour partir à Cuba (températures clémentes, ciel bleu, paysages encore « verts »). Ceci dit, contrairement aux idées reçues, l'été n'est pas une mauvaise saison pour se balader à Cuba. En août, les grosses chaleurs sont passées, il y a moins de touristes et les voyagistes proposent de bonnes promotions.
Hébergement
Camping
Petite précision qui évitera bien des quiproquos : ce que les Cubains appellent campismo n'a rien à voir avec notre conception du camping. Pour eux, un camping est un complexe touristique avec des bungalows plus ou moins rustiques. Ils sont d'ailleurs souvent réservés aux Cubains. En fait, personne ne campe avec une tente à Cuba : le camping sauvage n'est pas autorisé
Chambres chez l'habitant (casas particulares)
En 1997, petite révolution du socialisme cubain : une loi autorise les particuliers à héberger des étrangers chez eux moyennant finances. Certes, ce commerce privé représente une brèche dans le système étatique, mais le gouvernement est le premier à en profiter !
En effet, les propriétaires de casas particulares doivent payer une forte taxe : entre 100 et 200 CUC par mois et par chambre (selon la région), qu'elle soit occupée ou non.
Il semble que le gouvernement ne veuille pas développer outre mesure ce type de logement, préférant bien sûr privilégier le parc hôtelier d'État. De nouvelles restrictions ont été apportées en 2004.
Le logement dans une casa particular est une bonne solution pour les petits budgets.
Hôtels
On en trouve un peu partout. Depuis plusieurs années, une vaste opération de rénovation permet aux anciens hôtels de retrouver une seconde jeunesse, à commencer par ceux du centre historique de La Havane, où de nombreux palais coloniaux ont été transformés en de splendides et ravissants petits hôtels de luxe.
- Six grandes chaînes hôtelières se partagent la majorité du parc cubain : dans l'ordre d'importance on trouve Gran Caribe (hôtels de luxe), Cubanacan, Horizontes, Gaviota (qui dépend de l'armée) et Islazul. Quant à Habaguanex, la chaîne gère surtout les hôtels de luxe récemment rénovés de Habana Vieja.
- Bon à savoir pour la préparation de votre itinéraire : les hôtels sont bien moins chers en province qu'à La Havane.
- Quelques petits désagréments auxquels on doit s'attendre : éclairage faible, problèmes d'eau chaude, entretien parfois un peu limite. Et une tendance à pratiquer des prix à la tête du client.
- Pour la plupart, les hôtels cubains disposent d'une discothèque et de nombreux services.
- À noter : les Cubain(e)s sont en principe interdits dans les chambres d'hôtels pour touristes.
- ATTENTION : pendant les vacances scolaires, tous les hôtels de La Havane et de Varadero sont souvent complets !
Santé et sécurité
Santé
Le système de santé cubain
La santé semble être l'une des grandes réussites du socialisme cubain. Et les résultats font l'admiration de nombreux spécialistes. C'est fou le nombre d'hôpitaux que l'on trouve dans ce pays !
Seul problème, parfois : le manque de médicaments. Toutefois, en cas de pépin, ayez confiance : contre quelques pesos convertibles, on trouvera toujours ce qu'il faut pour vous secourir.
Les vaccins et maladies
Cuba est sans doute une des régions des Caraïbes les plus saines après les Antilles françaises. Aucun vaccin n'est obligatoire. Cependant, on peut recommander quelques vaccins classiques pour tout voyageur en provenance de l'hémisphère Nord.
- Les vaccins « universels », recommandés déjà pour l'Europe, doivent être à jour : tétanos, polio, diphtérie, hépatite B.
- Il ne serait pas raisonnable de partir pour Cuba sans être protégé contre la typhoïde et surtout l' hépatite A.
- La fièvre jaune a été éradiquée : nul besoin, donc, de ce vaccin.
Les moustiques et le soleil
- Il n'y a pas de paludisme à Cuba. Il faut néanmoins se protéger des moustiques qui sont très nombreux et agressifs, et peuvent transmettre bien d'autres maladies (la dengue par exemple). Donc, prenez l'habitude de porter des vêtements laissant le moins de zones découvertes. Appliquer des répulsifs anti-moustiques réellement efficaces (comme Repel Insect), et dormir sous moustiquaire imprégnée d'insecticide.
Le sida
Selon les autorités cubaines, seul 0,07 % de la population serait infecté par le VIH, c'est-à-dire qu'il y aurait moins de 8 000 cas de Sida à Cuba... On n'est pas obligé de les croire. Car avec l'explosion du tourisme et de la prostitution, les risques sont forcément devenus très sérieux. Il est donc indispensable d'apporter ses préservatifs ( condones).
Hygiène alimentaire
Quelques précautions :
- Ne consommer de fruits et légumes que s'ils peuvent être pelés, que s'ils ont été dûment lavés, ou, bien sûr, s'ils sont cuits
- exiger que les viandes soient bien cuites.
- Pas de problème pour les poissons consommés dans les restaurants mais ne pas manger, sans avis autorisé, l'éventuel produit de sa pêche.
- Consommer sans modération les délicieuses langoustes cubaines et tous les autres crustacé, mais s'abstenir des coquillages.
- Lait et dérivé sont autorisés s'il s'agit de produits industriels.
- Si l'eau du robinet n'est peut-être pas dangereuse, on la déconseille quand même.
Drogue
Consommation et, pis encore, possession de drogue (quelle qu'elle soit) sont formellement interdites et passibles de lourdes peines de prison. Malgré cela, les trafics semblent s'être intensifiés avec le tourisme.
Dangers et enquiquinements
Durant de longues années, l'île n'a connu pratiquement aucun problème de vols. Avec l'arrivée du tourisme de masse, les choses ont changé. On nous signale régulièrement des cas, dans le centre de La Havane notamment. Cependant, la police est très présente et vous pouvez compter sur son appui.
Voici quelques conseils élémentaires pour éviter de tenter les éventuels voleurs.
- Dans la rue : les Cubains ont de réels problèmes matériels et le comportement de certains étrangers frise la provocation ! Ne faites pas comme eux : pas de frime ostentatoire. Baladez-vous toujours avec la photocopie de votre passeport et non l'original.
- Dans les commerces et les restaurants : toujours bien se faire préciser le prix avant de consommer un bien ou un service. De même, vérifier sa monnaie.
- Sinon, les vols de vélos sont courants : si vous comptez en louer un, pensez à emporter un antivol ! Idem pour votre voiture : fermez toujours portes et fenêtres, et évitez de la laisser sans surveillance.
Toutefois, pas de parano : ces précautions prises, n'ayez crainte : seuls des vols peuvent survenir, les agressions sont très rares. Et nous n'avons observé de problèmes que dans les grandes villes (La Havane et Santiago).
En cas de vol de passeport
Si votre passeport a été volé, il faut d'abord faire une déclaration auprès de la police locale. Se rendre ensuite à l'ambassade de France avec la déclaration de police, tous les documents prouvant votre identité française, 2 photos et 20 CUC. Si le visa a également été volé, allez voir les autorités cubaines à l'aéroport. Avec 20 CUC et beaucoup, beaucoup de patience, vous en obtiendrez un autre.
Sports et loisirs
Une nation sportive
Cuba est l'une des grandes nations sportives du monde. Les résultats sont là, le nombre de médailles recueillies dans des compétitions internationales le prouve. Aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004, les Cubains ont remporté neuf médailles d'or, dont cinq en boxe, et le titre en base-ball.
Cuba est le premier pays sportif d'Amérique latine et même du tiers monde, et doit ses succès à la politique sportive de la Révolution. Qu'était Cuba sur le plan sportif avant janvier 1959 ? Onzième seulement aux Jeux panaméricains de 1959. L'unique médaille d'or aux J.O. avant la Révolution remontait à 1904.
Si Cuba n'a pas la place qu'elle mérite quant à la popularité dans le milieu du sport (toujours amateur depuis février 1962), c'est probablement parce que le football n'y a pratiquement pas d'existence.
Mais en boxe, en athlétisme et en base-ball, les Cubains sont aux toutes premières places. Le base-ball est le sport national cubain, le plus pratiqué, le plus populaire.
À partir de 1959, d'autres sports ont été développés, comme le volley, l'escrime, le basket et le judo.
La plongée sous-marine
Cuba est un vrai paradis pour la plongée. Avec ses milliers de kilomètres de côtes et ses îlots entourés d'une barrière de corail, la vie sous-marine est d'une grande richesse. Aujourd'hui, quelques dizaines de sites seulement sont explorés par les touristes.
La plongée à Cuba n'en est qu'à ses balbutiements. Cependant, les clubs existants sont en général très compétents, le matériel récent, les instructeurs motivés et la sécurité assurée.
Trois endroits à retenir, car considérés comme les plus beaux : María la Gorda(extrémité ouest de l'île), l'île de la Jeunesse ( isla de la Juventud) et la baie des Cochons.
Traditions
Religions et croyances
Les rapports entre les catholiques et le régime castriste furent rapidement tendus. Ce n'est qu'au milieu des années 1980 que Castro amorça une ouverture en direction de l'Église catholique, pour se ménager une autorité religieuse trop longtemps hostile à sa politique.
Les temples protestants sont aussi peu nombreux.
La santería
La santería est un syncrétisme étonnant entre les croyances et pratiques animistes, les rituels africains et le catholicisme.
Mode d'emploi
La santería est, pour Cuba, l'équivalent du vaudou haïtien, du candomblé et de l' umbanda brésiliens, c'est-à-dire un syncrétisme étonnant entre les croyances et pratiques animistes, les rituels africains et le catholicisme.
À l'origine, les esclaves furent contraints d'adopter la religion de leurs maîtres. Les esclaves africains venaient de pays où l'animisme était profondément ancré. Arrivés à Cuba et dans les autres pays de la région (Haïti, Saint-Domingue, etc.), ils furent soumis à un sauvage processus de destruction de leur identité culturelle : interdiction de parler les langues africaines, de maintenir coutumes et croyances. Nations, ethnies, tribus et familles furent systématiquement dispersées.
N'ayant plus le droit de pratiquer leurs religions, les esclaves dissimulèrent leurs divinités derrière les saints de la mythologie chrétienne, y trouvant d'ailleurs souvent un détail qui les leur rappelait.
Ces divinités, très nombreuses, représentent des forces bien précises, dont on trouve les origines dans les éléments du terroir africain et dans la nature.
À Cuba, ces divinités ou esprits sont appelés orishas.
Les autorités cubaines ont judicieusement (et tardivement) compris que la santería était également un moyen intéressant de maintenir la paix sociale. Signalons qu'il n'y a aucune contradiction à être bon catholique et adepte de la santería en même temps.
Le panthéon de la santería
- Ochún : c'est la déesse des eaux douces, assimilée à la Vierge de la Caridad del Cobre.
- Chango : dieu de la guerre, du tonnerre, du feu.
- Yemayá : déesse noire de la mer. Très vénérée, puisqu'elle symbolise la vie.
- Orula : mari d'Ochún, ce cocu bienheureux est l'un des orishasles plus demandés et estimés de la santería. Il est celui qui prédit l'avenir, que l'on consulte avant d'entreprendre quelque chose.
- Obatalá (Ochalá) : divinité de la création, il possède beaucoup de qualités.
- Ogun : un des plus populaires. Dieu du fer, de la sagesse et des montagnes.
- Oddua : dieu des morts et des esprits. Invoqué pour ressusciter les moribonds.
- Obba (Oya) : déesse des lacs, symbole de la fidélité conjugale.
Savoir-vivre et coutumes
Malgré leur apparente nonchalance, les Cubains n'en sont pas moins respectueux des règles de politesse. Très tolérants à l'égard des étrangers, ils attendent en retour un comportement correct. Voici une petite liste (non exhaustive) des gaffes à éviter et des habitudes à respecter.
- Évitez le monokini sur les plages.
- Portez une tenue correcte dans les restaurants chics et les cabarets.
- En arrivant dans une file d'attente, demandez quelle est la dernière personne arrivée ( ¿ El último ?), et placez-vous derrière sans chercher à doubler.
- Ponctuez vos phrases de petits mots gentils, du genre compañero pour un homme ou compañera pour une femme.
- Ne vous offusquez pas des sempiternels « Pssit-psssitt ! » que lancent tout le temps les gens dans la rue pour vous appeler : c'est une pratique courante à Cuba.
- Ne prenez pas mal les compliments que pourront vous lancer des inconnu(e)s.
- Gardez le sourire en toute circonstance, car il n'est pas bien vu de perdre son calme...
Jineteras, jineteros
Sujet délicat et vaste problème que celui du jineterismo. Une jinetera, c'est une « cavalière ». Autrement dit, une fille qui accompagne un garçon. Véritable phénomène de société, apparu avec l'explosion du tourisme, les jineteras semblent être partout, notamment à La Havane et dans les villes touristiques. Dès la nuit tombée, elles partent en chasse.
La jinetera d'aujourd'hui n'a rien à voir avec la prostituée d'avant la Révolution. Certes, elle offre son corps, mais aussi son sourire et son indéniable charme pour accéder aux biens de consommation inaccessibles aux Cubains.
Si la jinetera se contente parfois d'une invitation à aller en discothèque ou au resto, d'offres de vêtements ou de cadeaux, c'est qu'en réalité son désir est ailleurs. Elle rêve de mariage, de billet sans retour pour une vie en dehors de Cuba...
À la jinetera correspond son pendant mâle, le pinguero. À ne pas confondre avec le jinetero, dont le terme est réservé aux garçons qui profitent aussi des touristes, mais par le biais de petites arnaques.
Cadeaux
Cadeaux les plus appréciés : savon, parfum (des échantillons), rustines et colle pour chambre à air des vélos et des voitures, T-shirts, chemises, shampooing, chaussures... Même si vous ne fumez pas, sachez qu'une simple cigarette (américaine de préférence) est toujours appréciée. Pour les enfants : vêtements, fournitures scolaires (stylos, feutres, cahiers, gommes), chewing-gums, balles de tennis. Pour les fournitures scolaires, il est toujours préférable de les donner directement dans une école, à la maîtresse ou à la directrice. Si vous décidez (avec raison) d'apporter ce genre d'articles, en prendre suffisamment pour pouvoir fournir une classe entière.
Les plus généreux apporteront des médicaments pour les hôpitaux qui en manquent cruellement. Ou encore du lait en poudre pour les maternités.
Fêtes et jours fériés
Il y a de grandes chances pour que votre séjour coïncide avec un des jours de commémoration, en grand nombre à Cuba.
En outre, de plus en plus de festivals sont organisés. Le rendez-vous le plus prestigieux est celui du Festival international du Cinéma latino-américain en décembre. Très réputé aussi, le Festival national de Théâtre qui se déroule en février, ainsi que les festivals internationaux de Théâtre et de Danse de La Havane, le festival Jazz Plazza en décembre chaque année, le festival du Boléro en juin, la foire internationale du Livre en février, la biennale d'Art contemporain …
Mais le plus spectaculaire, ce sont les fêtes de carnaval. En août, celui de la vieille ville, à La Havane, défile tous les week-ends durant trois semaines...
7 jours fériés légaux dans l'année
- 1er janvier : anniversaire du Triomphe de la Révolution.
- 1er mai : fête du Travail.
- 25, 26 et 27 juillet : fête nationale, anniversaire de l'assaut de la caserne Moncada à Santiago.
- 10 octobre : anniversaire du début des guerres d'Indépendance (appel de la Demajagua).
- 25 décembre : depuis le passage du pape Jean-Paul II à Cuba en 1998, la tradition de Noël s'est réinstallée.
Transports
Autant être prévenu, le transport est un problème à Cuba. Les voitures circulent peu, les trains sont rares et les bus sont pris d'assaut... Résultat : les Cubains passent leur temps à marcher, à faire du stop au bord de la route ou la queue dans les gares.
Chacun se débrouille comme il peut, et tous les moyens sont bons pour avancer un peu : on fait du cheval (voire de l'âne ou du buffle !), on ressort les calèches, on circule à vélo, on apprend le patin à roulettes, on s'entasse sur de vieux tracteurs, etc. !
L'auto-stop
On appelle ça botellas. C'est le moyen de transport le plus utilisé à Cuba ! Autant dire que la concurrence est rude... Les étrangers sont favorisés car, pour la plupart, les conducteurs cubains s'attendent à recevoir des pesos convertibles en retour. Vous trouverez aussi des Cubains ravis de rencontrer des touristes, qui vous prendront en stop uniquement pour vous rendre service.
Inversement, si vous conduisez une voiture, vous ferez office de « transport scolaire ».
À la sortie de certaines villes, à de grands carrefours, les amarillos, des agents de l'État, sont chargés de repérer tous les véhicules administratifs qui passent et de les faire s'arrêter pour faire monter des gens qui attendent. Une sorte d'auto-stop d'État.
Soyez vigilant surtout si vous transportez plusieurs personnes. N'étalez pas vos affaires sur le siège arrière. Un bon truc : prenez vos passagers aux points de ralliement où se trouvent les amarillos qui régulent l'auto-stop. Là, en principe, vous courrez moins de risques.
Le bus
Vous l'avez compris, le stop vous fera perdre beaucoup de temps. Le bus reste donc pour les touristes un moyen de transport plus sûr et plus pratique, et tout de même moins cher qu'une voiture de location. Cependant, le réseau est peu développé : les bus sont loin de desservir toutes les villes de l'île, il n'existe en réalité que quelques lignes entre les grandes villes et les sites touristiques. Pour s'aventurer en dehors des sentiers battus, la voiture est alors indispensable.
Deux compagnies se partagent le marché : Astro et Viazul.
Le camion
Le camion, avec sa grande benne à l'arrière, s'est révélé très pratique pour le transport, des Cubains qui s'y entassent dans un nuage de fumée noire. Mais le camion roule pas bien vite et il s'arrête à tous les croisements.
En revanche, c'est très bon marché : environ 3 pesos pour 30 km. Ayez de la moneda nacional sur vous.
Le train
Le réseau ferroviaire relie La Havane à toutes les principales villes du pays. Les trains sont assez archaiques, lents et jamais à l'heure. De plus, ils sont bondés et « overbookés ».
Cependant, le système s'améliore d'une année à l'autre. Avec même une bonne surprise depuis fin 2001 : la mise en service d'un nouveau train entre La Havane et Santiago.
- Attention : d'une manière générale, les portes donnant sur la voie ne ferment pas.
Le taxi
De plus en plus, on trouve aux terminaux de bus des taxis des compagnies officielles ( Transtur, Havanatur, Cubataxi, en général la moins chère...), qui proposent leurs services sur de grands trajets pour des prix tout à fait compétitifs. En effet, à partir de 4 personnes, le trajet revient au même prix que le billet de bus avec Viazul.
Dans certains cas, les taxis ont déjà des horaires fixes de départ (réservez alors la veille).
On peut aussi louer les services d'un taxi privé (voiture particulière).
La voiture
La voiture de location reste la meilleure solution pour visiter le pays. Bien sûr c'est cher. Essayez de voyager à plusieurs.
La location de voitures
Pour avoir un ordre d'idée des prix, la location d'une petite voiture (genre Peugeot 206) coûte 60 CUC par jour en haute saison (hors assurance obligatoire de 15 CUC).
- Si vous comptez laisser la voiture dans une autre ville que celle de départ, sachez que le drop-off est calculé en fonction de la distance.
- Il est conseillé d'effectuer vos réservations à l'avance par une agence de voyages. D'autant plus que cela revient moins cher qu'en louant directement sur place. Véhicules en principe en pas trop mauvais état, voire neufs chez certaines compagnies.
- Cependant, la réservation (même auprès d'une agence sérieuse) ne garantit pas toujours une voiture à l'arrivée, les loueurs ayant tendance à « oublier » les réservations.
- La plupart des loueurs facturent, au moment de la location, le plein d'essence, mais le client, lui, est théoriquement tenu de rendre une voiture avec un réservoir vide.
- L'assurance ne couvre pas le vol des accessoires, tels que rétroviseur, pare-chocs, essuie-glaces...
Quelques trucs à savoir
- Le marché noir de l'essence est florissant, notamment dans les maisons particulières ou les parkings gardés.
- Il vaut mieux mettre la voiture au parking.
- Taux d'alcoolémie autorisé : 0 g/l.
- Les routes sont souvent encombrées par les marcheurs, les stoppeurs et toutes sortes d'animaux... Dangereuses la nuit, d'autant plus qu'elles ne sont pas éclairées et mal entretenues !
L'avion
Liaisons régulières entre les principales villes du pays. Un bon moyen de gagner du temps, d'autant plus que les tarifs sont raisonnables. Par exemple, un vol La Havane-Santiago vous fera gagner plus de 11h de trajet par rapport au train. L'avion est aussi le seul moyen de se rendre sur certaines îles, comme le cayo Largo.
Vie pratique
Décalage horaire
6 heures de décalage avec la France en été et 5 h en hiver : quand il est midi à Paris, il est 6 h du matin à La Havane en été et 7 h en hiver.
NB : retour à la pratique de l'horaire d'hiver à prévoir...
Électricité
- Cuba utilise du 110 volts. Prises de courant à fiches plates : un adaptateur est donc nécessaire, mais vos appareils ne fonctionneront pas forcément avec ce voltage... Parfois, certains hôtels possèdent des prises 110 V et 220 V.
- Les coupures sont fréquentes.
Langue
Tous les Cubains parlent évidemment l'espagnol mais avec un accent assez particulier auquel on a du mal à se faire au début. Certains Cubains se sont mis à l'anglais, mais ils restent peu nombreux. Un conseil : potassez l'espagnol avant votre départ et n'oubliez pas de vous munir du guide de conversation du routard espagnol...
Poste
Envois depuis Cuba
- Bureaux de poste : ils ferment assez tard dans la journée et parfois le samedi matin.
- Boîtes aux lettres, timbres : vous en trouverez dans les hôtels, mais il y a souvent pénurie de timbres. Des cartes postales pré-affranchies sont également en vente. À choisir de préférence, on est certain que personne n'ira décoller les timbres... En principe, le timbre pour une carte postale pour l'étranger est de 0,75 CUC, celui d'une lettre pour Cuba de 0,35 peso cubain.
- Acheminement : le courrier met de 3 semaines à un mois, et parfois plus, avant d'arriver en France.
- Des Cubains vous demanderont peut-être de poster de chez vous des lettres pour leur famille exilée ou leurs amis d'Europe : ils ont des problèmes pour envoyer du courrier à l'étranger... Ne leur refusez pas ce petit service, ça leur fera plaisir.
Envois depuis la France
- Les lettres : elles arrivent à leur destinataire, mais elles sont souvent ouvertes par la poste cubaine. Donc, ne rien y mettre de compromettant. Surtout pas d'argent !
- Les colis : ils n'arrivent pas toujours à leur destinataire. À Cuba, ils sont souvent ouverts par les fonctionnaires des postes pour vérification du contenu. Si celui-ci a un peu de valeur marchande, il risque fort d'être volé par un agent malintentionné. La seule solution fiable, c'est la compagnie DHL, mais cela vous coûtera très cher.
Téléphone
La digitalisation est pratiquement terminée et beaucoup de numéros ont changé. Renseignez-vous autour de vous ou dans un bureau Etecsa (la compagnie de téléphone cubaine).
Pour téléphoner, plusieurs solutions :
- Cabines à carte : dans les modules Etecsa, installés aux coins stratégiques dans de nombreuses villes. On achète sur place des cartes téléphoniques à 5,10 et 20 CUC ou en pesos cubains pour les communications nationales.
- Cabines à pièces : surtout intéressant pour les communications nationales (voir plus bas). La monnaie utilisée est alors le peso cubain.
- De la France vers Cuba : composer le 00 + 53 + indicatif de la ville + numéro du correspondant. Tarifs : de 0,86 à 1,10 euros /mn.
- De Cuba vers la France : composer le 119 + 33 + numéro du correspondant, sans le 0 initial de la numérotation à 10 chiffres. ATTENTION : tarifs élevés !
Pour appeler en PCV, depuis n'importe quel appareil, composer le 180 afin d'obtenir l'opératrice. À n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence, car le PCV est horriblement cher !
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