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Ile de la Réunion

Le Grand bleu

Située au cœur de l’océan Indien, l’île de la Réunion bénéficie d’un climat tropical. La température ne descend jamais en dessous de 19°C sur les côtes...Une invitation à se baigner dans les eaux turquoise du lagon !

A l’ombre des cocotiers

Vous cherchez un paysage de carte postale ? Rendez-vous sur la côte Ouest, dite aussi sous le vent. Les plages coralliennes de sable blanc s’y déroulent pour le plaisir des amateurs de farniente. La barrière de corail délimite un très beau lagon turquoise. On ne peut quitter l’île sans avoir fait de la plongée ou du snorkling afin d’apprécier toute la beauté et la diversité de la faune et de la flore marines ! C’est dans ces eaux limpides, au milieu des poissons multicolores, que l’on prend conscience que la métropole est loin et que ce petit bout de France possède tous les atouts pour un séjour réussi.

Pour faire la fête et profiter des beaux hôtels aux jardins luxuriants donnant sur la plage, vous prendrez la direction de Saint-Gilles-les-Bains, le « Saint-Tropez » réunionnais. Si vous ne craignez pas la foule – c’est la plage la plus fréquentée de l’île –, la plage de Boucan Canot convient parfaitement à la détente et aux séances de bronzage. Le sable est d’un blanc immaculé et la plage s’étend sur des kilomètres. Elle est également appréciée par tous les surfeurs qui peuvent s’exercer sur son spot réputé pour ses belles gauches.

Au sud de Boucan Canot, la plage des Roches Noires propose toutes sortes d’activités nautiques : surf, jet ski, plongée, etc. Plus tranquille, la plage de Saint-Leu est très agréable pour découvrir le lagon avec palmes, masques et tuba. Entre Saint-Gilles et Saint-Leu, la Saline offre une vue imprenable sur le lagon. Bercé par les alizés, à l’ombre d’un filao, on essaie d’oublier que les vacances ont un jour une fin !

Le paradis des surfeurs

C’est aussi à Saint-Leu que l’on trouve une gauche mythique. La plage de l’Etang Salé au sable noir d’origine basaltique contraste avec les plages de sable blanc de l’ouest de l’île. Elle s’étend sur 1,5 kilomètre. Ici, c’est le paradis des surfeurs, fun boardeurs, joggeurs et volleyeurs.

En descendant plus au Sud vers Grande Anse et Mahapany les bains, on trouve de superbes pointbreaks sans la foule.

A Grande Anse, le courant rend d’ailleurs impossible la baignade, à l’exception du bassin qui a été aménagé à cet effet. Les Réunionnais viennent ici pique-niquer en famille sous les filaos et vacoas, en admirant les surfeurs !

Spécial nature et sports

Montagne dans la mer, la Réunion a conservé une nature sauvage et indomptée qui constitue un terrain de jeu exceptionnel pour les amateurs de sport nature.

Volcan jailli de l’océan Indien

La Réunion conjugue la séduction des mers tropicales à la splendeur grandiose des montagnes sauvages. Au sud, s’élève le piton de la Fournaise. Doux monstre somnolent, son cratère actif entre régulièrement en éruption. Mais ce sont de bien sages colères : inoffensif, le volcan se contente d’épandre sa lave incandescente en mille flamboyantes fontaines. Nous comprenons aisément pourquoi certains font le voyage pour ce seul spectacle, fascinant et magique !

Les trois cirques

Au cœur de l’île, trois cirques majestueux forment un trèfle géant. Dominés par le piton des Neiges (3070 m), Mafate, Salazie et Cilaos offrent des paysages époustouflants : remparts vertigineux, plateaux quasi inaccessibles où s’accrochent d’improbables hameaux, cascades insolentes d’impétuosité, flancs luxuriants balafrés de ravines impénétrables. Difficile de ne pas rester bouche bée devant tant de merveilles offertes par la nature ! Mafate reste le plus inaccessible des trois cirques. Relié par aucune route, il se découvre par le moyen de transport le plus ancestral, la marche.

La Réunion est d’ailleurs un véritable paradis pour les randonneurs. Son caractère sauvage, sa végétation luxuriante, ses hauteurs qui dominent l’océan, ses températures agréables toute l’année sont autant d’atouts dont l’île a su profiter. Elle est en outre chaque année le théâtre grandiose de plusieurs grandes courses de montagne. La plus prestigieuse, le Grand Raid, enchaîne 8000 mètres de dénivelé positif et cinq crêtes à 2000 mètres d’altitude ! Mais nous n’avons pas eu besoin d’atteindre ce niveau pour commencer à profiter des 1000 kilomètres de sentiers balisés, entretenus en permanence dans l’île. On peut aussi découvrir l’île à cheval ou en VTT avec ses 1500 kilomètres de pistes tous niveaux.

La Réunion vue d’en haut

Les montagnes réunionnaises réservent également bien des plaisirs aux amateurs d’activités à cordes, telles qu’escalade et alpinisme. Cilaos sera leur destination fétiche : elle présente en effet bien des similitudes avec Chamonix… sa ville jumelle ! Le cirque recueille également les suffrages des adeptes des sports d’eaux vives, au même titre que les rivières de la côte au vent.

Mais La Réunion s’est aussi forgé une réputation mondiale pour les sports aériens, et notamment le vol libre. Ses nombreux sites, pour tous les niveaux, laissent le choix aux amateurs de parapente de voler en montagne, en plaine et surtout le long des remparts, point fort local. De plus, la pratique y est possible toute l’année.

L’île aux mille visages

Au-delà de ses trésors naturels, l’île nous a enthousiasmés par l’accueil des Réunionnais et leur art de vivre ensemble…

Pour la petite histoire

Vision ô combien réconfortante dans notre monde actuel ! La passionnante histoire du peuplement de l’île explique cette mosaïque réussie. Et les Créoles qui nous ont accueillis ont eu à cœur de nous la conter.

Lorsque, au milieu du XVIIe siècle, les premiers colons français y ont posé le pied, La Réunion (alors nommée Bourbon), était une terre vierge et déserte. Comme le voulait l’époque, ces Européens se sont vite entourés d’esclaves : originaires d’Afrique, les « Cafres », ou de Madagascar. Puis, après l’abolition de l’esclavage, en 1848, les coolies indiens débarquèrent. Bien que venus pour la plupart de la côte de Coromandel, on les appelle les « Malbars ». Au XIXe siècle, cette population s’est encore enrichie d’artisans et de commerçants chinois et musulmans du nord de l’Inde (connus sous le nom peu approprié de « Zarab’ »). Plus récemment, Mahorais et Comoriens se sont installés à leur tour.

Les vagues de peuplement successifs ont conduit à un extraordinaire métissage et ont valu aux habitants de l’île le joli surnom de « population arc-en-ciel». La langue créole, savoureusement imagée, est riche de tous ces apports.

C'est la fête !

Heureuse de faire connaître au visiteur sa culture et ses traditions, la Réunion aime partager ses fêtes. Ainsi, le Nouvel An tamoul et le Nouvel An chinois donnent-ils lieu à des festivités ouvertes à l’ensemble de la population. Les pétards résonnent alors partout, pour la plus grande joie des « marmailles » (enfants, en créole). Outre toutes les cérémonies chrétiennes que nous connaissons en Europe, la Réunion célèbre aussi celles des religions hindoue, bouddhiste et musulmane.

Le Dipavali, fête tamoule de la Lumière, est l’une des plus importantes. Pour l’occasion, les Réunionnais d’origine indienne (et même les autres !) défilent en costume traditionnel jusqu’aux temples, de nuit, avec flambeaux et bougies. D’innombrables petites lampes de terre cuite éclairent les maisons d’une chaude lueur. Et les nombreuses animations et spectacles permettent notamment d’apprécier l’incomparable grâce des danses indiennes.

Les bruyantes manifestations d’allégresse sont de mise également lors de la fête de Guan Di, le 23 août. Les pagodes de Saint-Denis se mobilisent à l’occasion pour mettre en exergue la culture chinoise sous toutes ses formes. Et la rue Sainte-Anne se transforme en scène de choix pour les prodigieux acrobates des danses du Lion et du Dragon.

En dehors de ces festivités religieuses, les Réunionnais aiment à se retrouver dans de nombreux « kabars ». La plus populaire de ces fêtes musicales est sans conteste celle du 20 décembre, qui commémore l’abolition de l’esclavage. Les lieux publics résonnent alors des accords du séga et du maloya, rythmés par les percussions des roulèrs, djembés et autres kayambs. On peut aussi y assister à des démonstrations de « moringue », un art martial créole, proche de la capoeira brésilienne, particulièrement spectaculaire.

La Réunion savoureuse

À l’image de sa population, la cuisine réunionnaise est merveilleusement métissée. Nous l’avons testée dans toutes ses variantes.

La trilogie « Riz-grains-rougail »

Du restaurant gastronomique à l’omniprésent «camion bar», où grignoter sur le pouce, en toute convivialité, «bouchons» (raviolis chinois) et «samoussas» (amuse-gueule indiens). Et sans oublier, surtout, les gîtes et tables d’hôtes, qui mitonnent les plats à l’ancienne, sur un feu de bois d’acacia ou de filao. Fameux ! Nous n’avons pas échappé à l’incontournable trilogie « riz-grains-rougail ».

Le « gazon de riz » est aussi indispensable au gastronome créole que la baguette de pain à un métropolitain ! On étale dessus les « grains » : haricots blancs ou rouges, ou succulentes lentilles. Et on y adjoint le rougail : du piment écrasé dans du gros sel, de la tomate et de l’oignon. Attention, explosif ! Le rougail désigne aussi le plat complet qu’il accompagne. Notamment l’incontournable rougail saucisses.

Un ti cari...

Le célèbre cari accommode aussi bien les viandes, et notamment le poulet « la cour » (élevé à la maison), que le thon, le « zourite » (poulpe) ou les « camarons » (de délicieuses grosses crevettes). Ne négligez pas les « brèdes » : ces feuilles toutes simples de légumes divers, cuites en fricassée, révèlent des saveurs insoupçonnées. Le secret ? Les épices, bien sûr ! Ce qui caractérise le mieux la gastronomie réunionnaise, avec la variété, la fraîcheur et la qualité de ses produits « pays ». Une promenade sur les marchés de l’île vous en convaincra.

…ou un ti punch ?

Enfin, La Réunion ne serait plus la même sans son rhum Charrette : un assemblage des rhums blancs de toutes les distilleries réunionnaises. À l’occasion d’un atelier de dégustation, nous avons découvert la composition très fine et les arômes légers de cette spécialité locale. Elle participe notamment à la fabrication du « rhum arrangé ». Une préparation qui consiste à faire macérer dans l’alcool de canne les fruits et épices les plus divers. Il en existe autant de recettes que de Réunionnais… toutes plus jalousement gardées les unes que les autres. En digestif après le dîner, c’est tout simplement divin !

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