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Spécial plongée, les plus beaux spots
De la Mer Rouge aux Maldives, de l’Australie aux Caraïbes, les régions du monde possèdent d’infinies richesses sous l’eau. Sensations inédites, découverte, émerveillement… la plongée invite au voyage dans une nouvelle dimension. Débutant ou confirmé, jetez-vous à l’eau !
Les incontournables
La mer Rouge réunit des conditions idéales : visibilité parfaite, somptueuses épaves, myriades de poissons multicolores… Pour débuter, direction Hurgada. Plus au sud, Marsa Alam, El Quseir et Hamata vous séduiront avec leurs récifs coralliens riches et sauvages, peuplés de tortues, dauphins et requins… Côté Sinaï, toute la faune s’est donné rendez-vous à Sharm El Sheikh, sur plus de 40 sites, dont le fabuleux parc de Ras Mohammed. Les plongeurs confirmés se laisseront tenter par une croisière vers des récifs sauvages.
Au nord-est de l’Australie, la Grande Barrière de Corail est le plus long récif du globe, inscrit au Patrimoine mondial de L’UNESCO. Sur la côte ouest, à Ningaloo Reef, les requins baleines en forte concentration viennent tous les ans du large engloutir le plancton : un spectacle sensationnel… A Dangerous Reef, les plus chevronnés et amateurs de frissons plongeront dans des cages pour observer le mythique requin blanc, en voie d’extinction.
www.australie.com
Les îles paradisiaques
Avec son plus grand lagon du monde, la Nouvelle-Calédonie compte parmi les plongées les plus belles et les plus variées du Pacifique. Des sites vierges et peu fréquentés, avec plus de 1500 espèces de poissons, 350 espèces de coraux, une faune et une flore endémiques protégées dans d’immenses réserves naturelles. Tous les niveaux et envies seront comblés, du baptême sur des récifs, aux plongées de nuit, de spéléologie, le long des tombants du grand bleu ou dans des grottes.
www.visitenouvellecaledonie.com
Plus de 700 îles, des conditions exceptionnelles pour débuter, les Bahamas invitent au plaisir dans les épaves ou sur les tombants vertigineux, canyons et les fameux trous bleus, sortes de puits circulaires conduisant à des grottes souterraines. L’île d’Andros compte la plus grande concentration de ces trous au monde (250 !). A Grand Bahama et Bimini, plongez avec les dauphins, un merveilleux souvenir…
L’archipel est très actif sur le front de la préservation de l’environnement marin et de protection des requins : il est le premier à avoir initié le shark-feeding, pour permettre aux plongeurs de mieux les connaitre.
www.bahamas-tourisme.fr
1200 perles tropicales posées sur un écrin bleu azur : l’archipel des Maldives est sans conteste l’un des meilleurs spots de l’océan Indien. Rassemblement de raies mantas, rencontres avec des requins-baleines ou marteaux, poissons coralliens… on ne sait plus où donner du masque !
www.visitmaldives.com
Une expérience insolite
A la portée de tous : plonger dans les eaux glacées du lac naturel de Tignes, de jour comme de nuit. Muni d’un équipement spécifique entièrement étanche, explorez un monde un brin mystérieux, féérie de bulles d’air, royaume du silence aux cristaux changeant de couleur selon la lumière, de 30 à 1m50 sous la glace
Les cinéphiles redécouvriront en live les images de plongée sous la glace...
www.tignesplongee.com
La plongée pratique pour bien débuter
Nul besoin d’avoir une condition physique exceptionnelle pour se jeter à l’eau : la plongée est un sport à la portée de tous. Ludique, il génère déjà de belles sensations à seulement quelques mètres de profondeur.
Avant de partir
Si vous avez la possibilité, essayez de faire une initiation en piscine près de chez vous pour vous familiariser à la discipline et acquérir les premiers repères. Consultez votre généraliste ou mieux un médecin du sport ou hyperbare, pour qu’il vous délivre un certificat de non contre-indications à la pratique de la plongée. Il n’y a pas d’âge maximum pour faire ses premières bulles, mais un minimum, variant de 8 à 12 ans selon les organismes formateurs.
Le club
Confiez votre première expérience à un club de bonne réputation, avec des professeurs diplômés qui sauront vous sécuriser. N’hésitez pas à poser des questions sur leur formation. Les clubs sont principalement rattachés à l’organisme international PADI, d’origine américaine, dont les règles sont mondialement reconnues. En France, les clubs adhèrent essentiellement à la FFESSM (Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins).
Un club sérieux doit avoir un matériel entretenu, vous poser des questions avant de plonger, afficher les diplômes des plongeurs et avoir du matériel de sécurité à bord du bateau.
Le baptème
Premier contact avec le monde sous-marin, il s’effectue en duo avec un moniteur pendant environ 30 minutes. Ce dernier aura pris soin avant de vous apprendre les gestes indispensables pour communiquer sous l’eau et descendre sans souffrir de douleurs aux oreilles. Vous ne descendrez pas en dessous de six mètres, promesse déjà de beaux souvenirs sur de nombreux sites.
Les formations
Pour plonger plus en profondeur et avoir accès aux merveilles sous-marines de par le monde, il vous faudra passer différents diplômes validés par l’enseignement de cours théoriques et un certain nombre de plongées. Le premier, Padi Open Water Diver, permet d’être autonome jusqu’à 18 mètres de fond avec un binôme du même niveau. Vient ensuite l’Advanced Open Water Diver, pour être autonome jusqu’à 30 mètres en binôme, le Rescue Diver, permettant d’appréhender la sécurité, prévenir les problèmes et gérer les accidents de plongée. Enfin le Master Scuba Diver vous gratifiera du plus haut niveau non-professionnel de la plongée loisir.
Les organismes PADI et FFESSM ont chacun leur propre diplôme, mais les niveaux sont sensiblement équivalents et de nombreuses passerelles sont possibles pour valider un acquis de l’un chez l’autre.
Quelle que soit la structure, le passage des différents degrés doit être étalé dans le temps, indispensable pour acquérir l’expérience suffisante.
Pensez à toujours emmener avec vous votre carnet de plongée, délivré par les clubs et retraçant vos expériences.
Le matèriel
Le matériel : il n’est pas nécessaire d’acheter son matériel pour pratiquer la plongée. Les clubs disposent d’équipement de location de qualité. Munissez-vous cependant d’un masque transparent, d’un tuba et de palmes (une demi-pointure au dessus de la votre pour l’associer éventuellement à des chaussons de plongée). Pendant votre formation, l’instructeur vous apprendra à manipuler votre gilet, bouteille, détendeur… et à vérifier leur bon fonctionnement, gage de sécurité et de plongée sereine.
Plus d’infos : www.ffessm.fr et www.padi.com
La plongée responsable
Visiter les plus beaux récifs coralliens, côtoyer des espèces rares, découvrir une faune et flore insoupçonnées font prendre conscience de la fragilité du monde sous-marin. La sauvegarde des sites et de leurs occupants doit être la priorité de tout plongeur sensible à cet écosystème. Cela passe par des règles simples et l’adoption d’un comportement responsable.
Nos conseils pour une plongée responsable
- Privilégiez les centres de plongée concernés par la protection des fonds marins.
- Demandez la liste des espèces menacées et protégées, et renseignez-vous sur les écosystèmes que vous allez découvrir.-
- A bord, ne jetez rien par-dessus le bateau.
-Veillez donc sur votre équipement (détendeur, manomètre…) pour l’empêcher de pendre et d’endommager la faune et la flore.
- Choisissez plutôt des palmes courtes, moins agressives, et palmez doucement.
- Même si cela est tentant, évitez de nourrir les poissons, pour ne pas perturber l’équilibre entre les espèces et pervertir leur comportement.
- Soyeux curieux, tout en restant attentif et précautionneux…
- De retour sur la terre ferme, boycottez l’achat de tristes souvenirs, tels que les dents de requins, coquillages, coraux, hippocampes, carapaces de tortues… arrachés à la mer et menacés de disparition.
Le requin : prédateur ou victime ?
Parmi les espèces menacées, le requin figure tristement en tête de liste. Cet animal tant redouté a une réputation terrible et infondée de dangereux prédateur et mangeur d’homme. En réalité, il est plutôt craintif et ses morsures sont souvent accidentelles… Les statistiques dénombrent seulement cinq morts par an causées par des requins (contre des dizaines par des crocodiles, espèce protégée...).
Malgré cela, ils suscitent tant d’appréhensions que peu de gens sont sensibilisés à leur sauvegarde, largement mise en danger par la pêche outrancière et illégale dont ils sont victimes. En cause, le shark-finning, activité pratiquée surtout par les pays en voie de développement, à destination du marché asiatique. Les requins sont capturés et leurs ailerons très prisés, sont découpés. Les requins souvent encore vivants, sont rejetés à la mer où ils mourront lentement…De nombreux pays ont interdit cette pratique, qui continue cependant à tuer plus de 100 millions de requins par an.
Or, cet animal a un rôle crucial à jouer dans le maintien de la diversité aquatique et la préservation de l’écosystème, notamment des rapports de dominance fonctionnelle entre les espèces. Il est fondamental d’apporter une attention particulière aux grands prédateurs pour maintenir la biodiversité. Une préoccupation de la Shark Alliance, coalition d’organisations non gouvernementales sans but lucratif, fondée en 2006, ayant pour vocation de conserver et reconstituer les populations de requins en améliorant les politiques de pêche de l’Union Européenne.
www.sharkalliance.org
Pour mieux comprendre ces enjeux : Les seigneurs de la mer (Sharkwater), de Rob Stewart, est un très beau plaidoyer pour l’urgente sauvegarde des requins.
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