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Costa Brava : sur les pas de Salvador Dali
Avec Antoni Gaudi, il est certainement l’artiste dont l’aura a le plus marqué la Catalogne. Depuis les musées qu’il a conçus aux villas qu’il a habitées en compagnie de sa muse Gala, Salvador Dali s’impose comme le créateur d’un itinéraire catalan insolite.
La Fondation Gala-Dali de Figueres, une œuvre d’art unique
Le succès rencontré aux Etats-Unis et en Europe n’a jamais détourné Dali de sa terre natale : il était profondément attaché aux paysages de l’Ampurdan.
Né à Figueres, il décide en 1967 de fonder son « théâtre-musée ». Les œufs géants surmontant la Tour Galatea indiquent d’emblée que l’extravagance du contenant sera à la hauteur de celle du contenu.
On ne visite pas une simple pinacothèque avec les œuvres maîtresses du peintre : on pénètre ici dans toute la fantaisie et l’étrangeté de « l’univers dalinien ».
Citons la fameuse Cadillac rouge avec laquelle il paradait sur la Costa Brava, le salon de Mae West qui par un effet d’optique prend la forme du visage de l’actrice (avec le célèbre canapé-lèvres) et le tableau de « Gala nue de dos », qui, vu de loin, se transforme en portrait du Président Lincoln.
Le village blanc de Cadaqués, spot de la riviera espagnole
Dali est le premier à avoir fait la publicité de la Costa Brava, tout particulièrement auprès du public américain.
Cadaqués lui servit de résidence d’été mais fut également une source majeure d’inspiration.
Les magnifiques paysages de la presqu’île du Cap de Creus sont omniprésents dans ses toiles, par exemple les rochers ocres identifiables dans le Spectre du sex-appeal.
Vous tomberez facilement sous le charme enchanteur de ce lieu totalement préservé : ruelles ombragées et fleuries, petite crique avec galets et barques de pêcheurs, îlot boisé...
Restaurants et cafés assurent l’animation du village qui n’a jamais cessé d’être un rendez-vous des artistes et mondanités depuis l’installation du couple Dali-Gala.
Au menu, moules d’Espagne, sardines grillées, langoustines... Pour la promenade digestive, des sentiers du littoral longent les criques en direction de Port-Lligat, et des sorties en kayak sont également possibles.
De Port-Lligat à Pubol, la route des villas surréalistes
Dali était un surréaliste de tous les instants ; son art déborde largement le cadre de sa peinture pour devenir un art de vivre.
La visite de ses lieux de vie riches en objets-souvenirs, en mobilier fantasque, en jeux de miroirs s’avère incontournable pour bien comprendre le personnage et le couple.
A Port-Lligat, baie voisine de Cadaqués, il a transformé d’anciennes maisons de pêcheurs en magnifique villa avec un jardin planté d’oliviers et une piscine.
A Pubol, hameau rural de l’intérieur, c’est un château gothique qui est réhabilité pour offrir une sorte de petit Trianon à Gala, son épouse.
On y voit ses robes de soirée signée des plus grands couturiers et dans le jardin, on peut admirer l’œuvre sculptée de Dali et ses fameux éléphants de fer.
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Costa Blanca : un haut lieu du tourisme balnéaire
Après cet itinéraire artistique en Catalogne, l’heure de la baignade a sonné ! Il suffit de pousser un peu plus au sud en Communauté de Valence pour trouver une offre variée de séjours balnéaires, depuis la modeste crique jusqu’aux longues plages de sable fin de la région d’Alicante.
Alicante, capitale de la Costa Blanca
Alicante est un point d’ancrage idéal : le site combine les richesses historiques aux charmes de plages accessibles à pied, telle la célèbre plage de Postiguet.
Les centres d’intérêt majeurs sont situés entre le piémont du château Santa Barbara et la marina.
L’ancien quartier gitan de San Roque a conservé des maisons typiques avec leurs azulejos, patios et façades remplis de géraniums en pots.
La Rambla, présente dans chaque ville d’Espagne, prend ici la forme d’une longue promenade maritime dite « de l’Esplanade d’Espagne », bordée de palmiers et de nombreux bars.
A noter sur vos agendas, la semaine de festivités autour de la fête de la Saint-Jean, fin juin, avec confection de guirlandes de fleurs et de statues en carton peint et papier mâché défilant sur des chars, concerts folkloriques et feux d’artifice.
Les plages de la Costa Blanca
Une ville nouvelle riche en infrastructures hôtelières s’est érigée au nord d’Alicante à proximité des plages de La Albufereta et de celle de San Juan, longue de trois kilomètres.
Les animations y sont adaptées pour tous les âges et toutes les envies : aires de jeux et bases nautiques de jour mais aussi nombreuses boîtes de nuit.
Les hôtels et pensions y sont généralement plus récents qu’à Benidorm.
En direction de Murcie se trouve La Manga, qui offre un double lieu de baignade avec, au choix, le côté « mar Mayor », avec un bassin en pleine mer où l’on joue dans les vagues et, de l’autre, « Manga del mar Menor », avec une lagune très peu profonde où les locaux ont l’habitude de faire la sieste.
Les environs d’Alicante, côté nature
La région est riche en réserves naturelles. Au départ du port d’Alicante, des traversées sont organisées vers la petite île de Tabarca.
Entièrement piétonne, elle abrite une belle plage et une réserve naturelle marine où la plongée est autorisée.
Un peu plus au sud, le parc naturel de Calblanque sur la Costa Calida, bien plus vaste, est un site de randonnées pédestres ou à cheval au travers de dunes, de grottes et de forêts de pins.
La petite ville d’Elche est connue à plus d’un titre : les amateurs d’archéologie connaissent la magnifique coiffe de la « dame d’Elche », témoin de la civilisation ibère (exposée au Musée archéologique de Madrid).
Quant aux botanistes, depuis le XIXème siècle, ils visitent le « jardin du curé », qui abrite une des plus grandes palmeraies d’Europe ainsi que d’autres espèces méditerranéennes, cactées, plantes aquatiques…
Costa del Sol : les nouveaux charmes de Malaga
Malaga n’a longtemps été qu’un point de passage des touristes en route vers la côte ou vers l’Andalousie, souffrant de la concurrence de Grenade, Cordoue ou Séville. Aujourd’hui, la ville a de nouvelles cartes pour nous donner envie d’y séjourner.
Malaga, la belle andalouse
Ville blanche située à l’embouchure du Guadalmedina, Malaga jouit d’un microclimat, connu pour sa douceur et son ensoleillement, qui en fait le lieu de villégiature préféré des Madrilènes.
Contrairement à ses voisines de la Costa Blanca, la ville est ainsi fréquentée été comme hiver, même si la période estivale réserve des plaisirs uniques comme ceux de siroter une « horchata de chufa », spécialité au lait d’amande, ou un granité de citron sur les terrasses de la place de la Constitution.
N’omettons pas bien sûr le fameux vin de Malaga, une variété de xérès que l’on peut déguster en ville ou dans les haciendas des environs (en direction d’Antequera notamment), ces anciennes grandes propriétés oléicoles et viticoles.
Promenade dans le vieux Malaga
Les puissantes murailles ocre de la citadelle médiévale de l’Alcazaba sont un des symboles de Malaga.
Avant d’être fortifiée par les Arabo-Berbères, la colline abritait un phare et probablement un comptoir phénicien.
Sur l’un de ses flancs, on peut voir les gradins et la scène d’un théâtre romain.
Les vestiges archéologiques de Malaga résument à eux seuls un grand pan de l’histoire de la région.
Au pied de la colline, une agréable allée de bord de mer vous conduira jusqu’aux arènes qui accueillent spectacles de tauromachie et concerts.
La cathédrale est une des dernières cathédrales d’Europe construite entre le XVème et le XVIIIème siècles, sur le site de l’ancienne Grande Mosquée.
Sa façade principale est dissymétrique car faute de moyens, la seconde tour ne fut jamais construite, ce qui lui valut le surnom de « manchote ». Un récent référendum décida de lui conserver ce caractère inachevé.
Les nouveaux atouts culturels de la ville
Le dernier né des musées Picasso (après celui de Barcelone et de Paris) a ouvert ses portes en 2003 pour rendre hommage à cet artiste natif de Malaga.
Il a pris place dans un superbe palais andalou du XVIème siècle et donne un très bel aperçu de la variété des styles de l’artiste : période bleue, surréaliste, classique (avec un très beau portrait d’Olga) sont représentées jusqu’à ses autoportraits provocants des années 1970.
Le fil conducteur suit un parcours intimiste avec une abondance de portraits : Pablo Picasso eut une vie sentimentale très riche et a essentiellement portraituré ses proches.
Les sculptures, céramiques et dessins (avec une belle série de minotaures) ne sont pas oubliés.
Le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid devrait prochainement ouvrir une annexe à Malaga afin d’exposer davantage des œuvres de sa grande collection qui s’étend de l’art primitif italien au Pop Art.
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